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 Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James

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MessageSujet: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James Jeu 25 Juil 2013 - 3:19

Suite de Lover's mask


Les soubresauts du fiacre me portant sans me réveiller. Je me suis endormit là, sur ma petite banquette plutôt confortable entre deux tournants, entre deux rayons de nuit, bercer par les tremblement de notre transport. Mes yeux se sont fermés comme je soupirais pour ne pas s’ouvrir avant un long moment. J’ignorais que j’étais épuisé à ce point. J’ignorais que la soirée du manoir m’avait même fatigué. Peut-être était-ce seulement l’alcool qui faisait toujours effet, je le sentais tournoyer entre mes veines comme les questions au creux de mon esprit. Elles n’arrêtaient jamais de tourner, seulement je n’avais plus de contrôles sur leurs danses.
Je me réveillai pourtant brusquement. Dans un gémissement, mon regard se porta sur James... Je me redressais sur mon siège dans un geste un peu maladroit et chancelants tentant de ne pas montrer ma faiblesse de l’instant.

« Rendors-toi Yu-Jin.»
Ses mots tendres résonnaient encore un peu alors que je posais la tête sur la vitre du fiacre en soupirant une fois encore. Mes paupières se refermèrent avec douceur comme le sommeil reprenait ses droits sur moi. Petit à petit, je vis les formes danser, les couleurs s’installer les rêves étranges prendre vie... La musique aussi, j’entendais cette mélodie agréable et délicate au creux des nuages brumeux... Mes doigts bougeaient doucement sur ma cuisse comme je jouais les notes légères dans mon sommeil. Je dû gémir quelques notes dans mon sommeil, car plus je m’enfonçais entre les draps tièdes appesantit de torpeur, plus elle prenait toute la place dans mon esprit et mes rêves, entre les voix, annihilant les questions qui m’étourdissaient sans cesse...
Il était là, mon maître, dans mon rêve, torse nu. Mes doigts passaient sur sa peau et sa main était posé au creux de mes reins. J’ignorais pourquoi, j’ignorais ce qui le poussait à me tenir de cette façon. Sa voix était chantante au creux de mon oreille alors qu'il me soupirait des mots tendres. Des phrases qui n’avaient aucun sens et qui pourtant, me gardait en sécurité entre leurs syllabes... Mon torse se pressait contre lui tandis que ses doigts s’entrelaçaient des miens et m’accordait le droit de me détendre. Mes épaules s’affaissèrent et j’ouvris les yeux entre ses bras.

« James... ? Tu t’es rhabillé ? »
Je n’entendis pas sa réponse et mes yeux se refermèrent comme je nichais mon visage contre son torse alors qu’il me portait jusque dans mon petit lit au creux de sa chambre. Le matelas confortable m'accueillit comme je m’abandonnais à lui...

Au matin, une fine neige tombait sur l’extérieur. Je sentais mon esprit las et embrumé. Confus, encore un peu, comme j’avais mal à la tête et que je me retrouvais incapable d’expliqué comment j’avais pris place dans le lit. Je m’étirais longuement avant de m’esquiver en silence et sur la pointe des pieds de la chambre commune après avoir pris quelques vêtements propres. J’ignorais si James était levé ou pas, mais je ne voulais pas me risquer à le déranger. Au passage, je fis mon masque posé sur la commode, près du sien, je n’avais rien oublier du manoir...
Je m’étais ensuite glisser dans la salle de bain, pour effacer les derniers morceaux de coma de mon visage et de mon corps. Je fus bref et enfilais une nouvelle chemise plus légère. Parsemé de petit trou elle n’avait rien d’étouffante et pourtant, je la laissais en grande partie ouverte, découvrant, comme toujours, une partie de mon torse. J’enfilais un pantalon noir et restai nu pied avant de traverser l’hotel jusqu’à la cuisine pour trouver l’eau chaude déjà prête. Je me servis mon thé et prit une tranche de pain grillé avec du fromage qu’Eugénie eut l’obligeance de me préparer et de m’apporter alors que j’avais pris place dans un petit salon entre deux pièces. J’installais le violon sur mon épaule sans voir le regard de la domestique se poser sur moi. Personne ne m’avait encore entendue jouer pour moi.

Je profitais de l’absence des enfants, il fallait le dire. Les deux gamins m’accaparaient dès que je posais les doigts sur l’instrument, quémandant des leçons ou de l’aide... Comme je refusais jamais et que j’aimais leurs grands sourires, je me pliais toujours à cette faveur...
Mais cette fois, les notes flottaient pour moi. J’en avais rêvé et comme les notes étaient resté dans ma tête, je n’eus aucun mal à les laisser s’évader de ma cage cérébrale...

Bientôt, Eduardo la rejoint, tandis que les enfants jouaient dehors. Je sentais leurs regards passer sur moi comme je laissais peu à peu libre court à la musique. Je la sentais prendre le dessus sur moi sans aucune fausse note ni retenue. Je les savais présent, mais les ignorais comme je m’appliquais à laisser tout mon potentiel s’échappé. La création était ma maîtresse et la musique le doux velours salvateur. J’en perdis moi-même le souffle... J’entendais les arrangements invisibles au creux de mon esprit comme mes paupières se fermèrent pour de bon, que j’en oubliais l’endroit où j’étais, vivant la mélopée sulfureuse et tiède et pourtant triste à en pleurer. Je voyais les amants danser et ignorer le monde, je les imaginais comme les notes montaient et que je m’oubliais moi même comme entre les pages d’un livre.
Je voyais le couple invisible s’embrasser et s’accrocher l’un à l’autre, elle, nichait son visage contre le cou de l’homme... Les doigt s’agrippaient entre eux comme la mélodie prenait des accents plus dramatique encore. Je l’aimais. Mon harmonie intérieure... Jusqu’à la dernière noire, la dernière blanche. Mon regard d’alluma de nouveau et une respiration lourde s’échappa de moi comme le spasme créateur se faisait toujours sentir...

Je me tournais sans les voir d’abord, puis, peu à peu, sentis leur présence. Eugènie et Eduardo, d'abord, ne me quittait pas des yeux. Les iris de la femme s’étaient emplis d’eau et celui d’Eduardo oscillait entre l’attendrissement sensible et la stupeur grandiose devant ce que je n’avais encore jamais dévoilé entièrement... Mon maître, ensuite, était là aussi. James, appuyé contre le mur, bras croisés avec son éternel sourire mesquin, malicieux accroché aux lèvres... Il ne décrochait jamais et je m'attendais déjà à ce qu'il se moque de moi sans comprendre ce que j'avais fais qui puisse attirer ses rires. Je soupirais pour ne pas en tenir compte, puis baissa les yeux, embarrassé avant de poser le regard sur mon thé que j'attirai à moi, prenant une gorgée du liquide chaud.

« Désolé... »


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Yu-Jin Seo

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MessageSujet: Re: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James Mer 31 Juil 2013 - 22:20

Je veillais sur le sommeil de mon protégé sur le chemin du retour. Ses lèvres balbutiaient des mots indicibles et ses doigts frémissaient doucement. Ses joues étaient marquées encore d'alcool, rouge. Je regrettais de l'avoir amener là-bas. Je n'avais pas pensé que ça se passerait comme ça. Je lâchais un léger soupir agacé de moi-même. J'avais la vague impression d'avoir failli un bref instant au rôle de maître. Plus jamais je le trainerais là-bas, son esprit n'est pas près pour ce genre de chose. Une phrase sans sens vient franchir sa bouche, me laissant interdit sur la manière de l'interpréter. Je n'avais le souvenir qu'une des femmes soient allées si loin avec moi. Il exprimait peut-être une angoisse dans le secret de ses rêves agités. Enfin, il ne sert à rien de se poser des questions sans avoir de réponse. Je gardais Yu contre moi, le portant tranquillement jusqu'à ma chambre où était placé son lit.

Après l'avoir allongé sur le lit, je lui retire ses chaussures commençant à le déshabiller pour qu'il soit plus à l'aise pour dormir. Faisant preuve, pour une fois, de délicatesse pour ne pas le réveiller, je lui retire ses couches de vêtements qui le tiennent au chaud. Je le fixe quelques secondes, alors que mes mains sont posées sur le bord de son pantalon. Il avait l'air tellement vulnérable dans son sommeil, me faisant culpabiliser un peu plus au sujet de cette mauvaise soirée. Je fis glisser son pantalon le long de ses jambes fines, récoltant un fin soupir de sa part. Lui laissant son sous-vêtement, pas très à l'aise de le mettre nu même si je savais qu'il dormait sans, je remonta la couverture sur lui. Je passais une main dans ses cheveux, soufflant un "bonne nuit " inaudible.

Le laissant seul, j'allais me fumer un cigarette dans le salon. Je croisais Armand qui rentrait d'une de ses sorties au bar. On échangea quelques mots avant de le saluer pour le laisser dormir. Je restais seul, regardant sans vraiment les voir les volutes de fumées de ma cigarette qui se consumait seule. Je finis par m'endormi sur le divan, la cigarette calcinée abandonné sur le parquet.

Je fus réveillé par le son d'un violon. Je plissais légèrement les yeux, mettant pris un rayon de soleil en plein dedans. La lumière trop blanche de l'hiver neigeux était toujours trop agressif pour mes iris clairs. Posant la main devant, je repris mes esprits comprenant enfin ce que je faisais là. Je m'étais bêtement endormi… Je grognais légèrement en me levant. Le canapé était certes confortable mais passer une nuit dessus ce n'était pas la même histoire. Je passais mes doigts dans mes cheveux qui avaient perdu leur aspect chic de la vieille en faveur de leur apparence sauvage habituelle. Je suivis les notes de musique pour avoir qui était la cause de mon réveil. Enfin, je savais bien c'était mais j'avais envie de voir ça de mes propres yeux. Je m'adossais silencieusement contre l'ouverture de la porte, détaillant la silhouette de mon petit moineau. Un sourire vient s'esquissait sur mes lèvres amusé de le voir s'abandonnait ainsi à son instrument. La sortie de la veille semblait déjà oubliée et tant mieux vu que le fiasco que ça a été. Eugénie et Eduardo s'enlaçait amoureusement, en écoutant la morceau gentiment mélancolique de Yu-Jin.  Ses doigts glissaient avec élégance sur les cordes du violon, sa joue reposant sur le petit coussin. Une chose était sûr à son sujet, il avait l'apparence de sa position sociale.

Son regard croisa le mien quand son archet fit vibrer la dernière note. Mon sourire s'élargit un peu plus, levant un peu les yeux au ciel en voyant qu'il essayait de m'ignorer. Toujours à croire que mon but utile dans la vie était de l'embêter. Bon certes, c'était un peu vrai mais y'avait pas que ça quand même. Je m'approchais de lui, me posant à ses côtés en le fixant. J'attendais qu'il relève les yeux vers moi, ce qu'il finit par faire forcément. Je pus ainsi lui glisser un léger compliment vu que j'y connaissais rien en musique.

"Jolie petit morceau de musique, Yu-Jin"

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James O'Connor

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MessageSujet: Re: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James Lun 5 Aoû 2013 - 6:43

J,avais du mal à garder mon regard au creux de celui e James, du mal à ne pas taire la honte de ma perte de contrôle de la veille et de ne pas avoir réussis à effacer l’image des femmes presque nues assises sur ses cuisses n’aidait en rien ma timidité étrange. Et pourtant, j’avais l'orgueil des hommes de vouloir le regarder en face et d’affronter la situation comme je me le devais. Je ne voulais pas qu’il pense que j’avais perdu ma confiance en lui, car malgré que la soirée se soit mal passé, je savais bien qu’il n’avait pas appeler toutes ses femmes et cet homme nu à moi. Ils étaient venus et il en avait profiter. Seulement je ne pouvais faire autrement que de lui en vouloir légèrement. Ne savait-il pas ce que ce genre d’évènement risquait de se produire ? L’avait-il fait exprès ?

Pendant une seconde, je me souviens, j’avais eu cette pensée que peut-être, peut-être avait-il et une idée derrière la tête en m’y emmenant, seulement ensuite, je l’avais vu poser les deux femmes sur ses genoux et j’en viens à la conclusion que la seule arrière-pensée que James avait eut, concernait les seins et les cuisses découvertes de toutes ses femmes à porté de main. N’était-il pas attirant à leurs yeux après tout ? Elles lui avaient caresser le torse de leurs mains sales et elles auraient bien caresser autre chose si James n’avait pas eu le minimum de retenue. Il en avait eu que peu, cela dit, mais suffisamment pour ne pas finir cul nu devant moi et devant les autres. Je me demandais presque ce qui se serait passé si j’avais été absent. James était l’un de ses hommes à avoir besoin de contacts physiques et des regards luxueux des autres sur lui. Il aimait être désiré, je suppose que les hommes étaient tous pareil, après tout, j’avais moi même eut un brin de jalousie face à l’envie de ses filles pour lui. Elles qui ne m’avaient approchés que parce qu’on les avait inviter de le faire, avait rapidement abandonné l’idée de partager quelques minutes avec moi au profit des cuisses fortes et accueillante de mon maître, cet homme qu’on ne pouvait qu’aimer au premier regard, apparemment. Tseuh.

Qu’avaient-elles de tellement intéressant en dehors de leurs physiques ? Même ! Leur physique était plutôt quelconque. Elles se ressemblaient toutes les trois et n’avait visiblement aucune lueur d’intelligente dans leurs regards brûlés d’alcool et d’opium. Des femmes faciles, point. Voila, James aimait les femmes faciles. Grand bien lui fasse. J’imagine que vu qu’elles se ressemblaient tellement les unes les autres, c’était qu’aucune d’entre elles n’étaient d’une beauté exceptionnel et qu’il était donc plus facile de ne pas choisir et de toute les prendre... James n’était pas du genre à réfléchir bien longtemps avant d’agir de toute façon...Elles le voulaient, il était impulsif, tout le monde était heureux.

Mes iris se plissèrent légèrement à son petit compliment comme je tentais de contenir mes commentaires désobligeants. J’étais fatigué et légèrement mal en point, aussi l’idée de me prendre la tête avec lui à ce moment précis m’apparaissait comme une idée plutôt mauvaise et dangereuse. Je ne le provoquais donc pas et préférais taire mes petits caprices bien qu’un soupir sec s’échappa de mes lèvres et mon regard se fit froid et distant sur lui. Je le détaillais rapidement, découvrant son costume que j’avais pris tellement de soin à lisser la veille, encore sur lui, maintenant chiffonné et maltraiter par sa nuit dont j’ignorais tout.
Honnêtement, je ne me souvenais pas comment j’avais atterrit dans mon lit, mes souvenirs s’arrêtaient à mon rêve flou, confus entre les souvenirs de la soirée et mon imaginaire sauvage...

Je me mordis légèrement la lèvre, posant les yeux sur le violon que je déposai dans l’étuis avant d’y glisser le bout de mes doigts sans le regarder, distant toujours...

« C’était loin d’être parfait... »
Je ne voulais pas accepté son compliment, car certes j’avais bien jouer et au final, je n’avais raté aucune note, aucun accroc n’avait gâché ma mélopée, elle n’était pas parfaite, je connaissais mon potentiel et mon talent...
J’haussais une épaule distraitement en refermant l’étuis avant de passer les doigts dans mes cheveux, mes iris irrités par la lumière blanche de l’hivers et de la neige qui reflétait la lumière de l’extérieur au creux des fenêtres.

« La soirée d’hier m’a quelque peu... abimé, disons-le de cette façon, forcément je suis un peu maladroit aujourd’hui, je doutes d’atteindre mon niveau habituel. »
Je l’accusais implicitement de mon état, mon regard retrouvant gravement le sien comme mes doigts caressaient légèrement le couvert fermé de l’étuis fragile. Mes yeux déjà bridé était plus petit sous l’effet d’un mal de tête et du sommeil agité qui avait du mal à quitter mes traits...

« Je m’en rappellerai de mon premier verre de trop. Hm. »

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MessageSujet: Re: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James Dim 11 Aoû 2013 - 22:06

Je scrutais le visage de mon esclave, qui semblait s'être vexé tout seul face à mon compliment vu sa réponse. Il y a des moments où je ne le comprenais vraiment pas ou plutôt j'avais l'impression qu'il partait constamment du principe que j'étais là uniquement pour rendre sa vie difficile. Je levais ainsi les yeux au plafond, le trouvant fichtrement plus intéressant que la moue renfrogné de Yu-jin. Certes, j'y connaissais rien à la musique pas là peine de faire son petit pointilleux pour me montrer l'étendu de mon manque de connaissance à ce sujet. Mal réveillé, je me retrouvais ainsi vexé face à mon disciple. Il pouvait désormais aller se gratter pour que je le complimente pendant un bon moment ... J'imagine qu'accepter simplement un compliment devait lui écorcher la bouche quand ça venait de moi. J'affrontais son regard, une lueur glacée dans le fond de mes prunelles, négligeant sa remarque d'un haussement nonchalant de l'épaule. Je changeais abruptement n'ayant franchement pas la patience de devoir encore gérer un affrontement avec le petit moineau boudeur.

" Prend un café et puis va à la douche, ça te réveillera. Je dois t'acheter certaines choses avant notre départ et les prochains jours, je vais être assez pris donc on sort aujourd'hui. Habille chaudement, je ne veux pas que tu tombes malade."

Sur ce, je repris la direction de ma chambre m'enfermant dans ma salle de bain. Je laissais mes vêtements sur une chaise à l'adresse d'Eugènie et prit la douche que j'aurai du prendre hier en rentrant. J'enlevais les traces de mon sommeil et de la soirée. Comparé à Yu-Jin, je n'avais absolument pas la gueule de bois. Ça devait bien être la première fois que j'allais à une soirée pour rentrer sobre. Pourtant, les événements ont fait que c'est arrivé. Je laissais l'eau couler sur mon visage encore un peu pâteux sommeil, laissant mes muscles se détendre et s'emplir d'énergie pour affronter l'hiver. Je reste ainsi de longues minutes à remplir de buées chaudes ma salle de bain. Finalement, sortant, je choisis mes vêtements avec soin, sachant que je ne pouvais pas me permettre le même je-m'en-foutisme au sujet de mes vêtements que lorsque je suis en pleine mer tropicale. Je n'avais pas envie d'être le capitaine corsaire, mort à cause d'une pneumonie chopé en ville ...

Une sur-corps chaud sous ma chemise, j'ajouta un pull gris épais par dessus. J'avais même mis deux épais pantalon pour être sûr, mes pieds chaussés de mon unique pair de bottes en cuir fourré. J'étais près à affronter l'hiver. Descendant les escaliers en vitesse, manquant de renverser Eugénie que j'attrapais heureusement. Elle rougit, balbutiant des mots d'excuses se pensant fautive de manque d'attention. Je la rassura gentiment, en le remettant droite sur ses deux jambes. Me posant dans le salon, je posais mes pieds sur les tables basses en buvant ma tasse brulante de café. Le liquide me réchauffer nettement, me faisant légèrement transpirer sous mes couches de vêtements pas vraiment utile dans la douce chaleur de ma demeure. Mes iris étaient dirigés vers les escaliers attendant d'y voir Yu-Jin les descendre pour partir faire les courses.

J'imaginais bien qu'il voudrait parler de ce qui s'est passé dans le manoir mais je préférais faire ça dehors, loin des oreilles un peu trop indiscrètes de mon personnel. Le froid de l'hiver attiré peu de personne à l'extérieur, c'était l'endroit idéal pour bavasser en toute tranquillité. Finissant ma boisson chaude, je m'allumais une cigarette pour faire passer le temps.

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MessageSujet: Re: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James Mar 13 Aoû 2013 - 3:01

Je ne pris pas de café, par pure mauvaise foi. Pas de café pour le petit esclave que je suis. J’avais du thé, je voulais mon thé, pas le café des marins. Je savais que son conseil était tirer de ses années d’expérience dans le domaine de la beuverie, seulement je ne voulais pas qu’il sache que je savais qu’il n’avait pas tord.
Je pris mon verre de thé et pris une gorgée sans le quitter des yeux pour qu’il me voit bien ne pas boire de café comme il quittait la pièce désormais emplis de tensions non justifiée et de bouderie. Non, je n’aimais plus mon maître, maintenant. Je boudais. Comme un gamin, certes, mais j’en avais rien à faire, j’en avais envie, alors je boudais et il ne pouvait rien faire pour m’en empêché maintenant. J’étais le maître de ma bouderie et il était ma victime. Pour une fois, je pouvais faire une chose sur laquelle il n’avait aucune autorité: Bouder. Je ne m'en priverais pas.
Je n’aimais pas sa façon d’éludé mes paroles comme si ce que j’avais dis n’avais aucune importance comme si j’avais délibérément décidé de ne pas être au mieux de ma forme, c’était SA faute si j’avais trop bus, c’est lui qui remplissait mon verre et qui en plus, m’avait emmener dans ce stupide manoir plein de nudité.

À croire que sa perversion aveuglait son jugement. Monsieur devait être trop occupé à repenser aux femmes à poils caressant son torse pour voir que je tentais de rester poli et de faire le point sur ce qui c’était passé. Seulement j’étais fatigué et James n’avait aucun intérêt à me chercher aujourd’hui, si il voulait que les choses se passent bien et calmement. Seulement sa façon de lever les yeux au ciel n’avait en rien servit la cause du calme et de la paix. Aucune chance que je le remercie de son compliment, désormais.
Il s’échappa et je ne fis rien pour le rattraper. J’en avais marre de lui de toute façon, qu’il retourne au manoir voir ses petites copines à moitié à poil, tien. Je pris amplement mon temps pour ne pas boire mon café au profit de mon thé en silence, finissant du même coup ma tranche de pain avant de monter pour éviter les enfants que j’avais entendus revenir. Je préférais éviter d’être pris en sandwich entre les deux enfants un peu actif pour moi.

Je gagnais ma chambre pour prendre des vêtements plus chauds, conscient pour se coup, je n’avais pas d’autre choix que de faire ce qu’il me dit. Seulement je ne possédais pas toutes ces choses chaudes que les gens habitués d’Ambrosia avaient. J’étais d’un pays tiède et bien que James m’aie convaincu de le laisser m’acheter certaines commodités, je n’avais pas tout ce qu’il m’aurait fallut et honnêtement, je supportais tellement mal le froid qu’avoir un feu constamment à côté de moi n’aurait pas suffit à me garder au chaud.

J’avais pris mon temps, amplement pour prendre ma douche, laisser la chaleur de l’eau effacé l'amertume du soleil de ma peau pâle, effaçant le lendemain de veille légèrement... Mes épaules s’affaissèrent lourdement, se dénouant de mes barrières que je gardais si souvent levées. La douche était de ses endroits où j’étais seul suffisamment longtemps pour me permettre d’oublier quelques secondes la dureté de mon caractère et mon regard. Je me détendais peu à peu... Si la colère ne quittait pas mon coeur, je m’attendris légèrement, laissant mon regard se réchauffé de lui même... L’eau sur mon dos suivait la courbe gracile de mes reins et chassait l’hivers de mes pensées. Pour un temps, je fus à l’aise, loin de ma paranoïa, loin de mes réticences... Juste moi et l’eau, vulnérable à sa caresse tiède...

Seulement, cette sensation agréable, je le savais, ne serait que temporaire. Je fermais le robinet et sortit de la douche, fixant un instant la porte verrouillée, me revoyant la fermer moi-même, m’assurant une survie de quelques instants...
Mes doigts attrapèrent la serviette que je posais ensuite sur mes cheveux, me séchant sans ménagement, effaçant les traces de l’eau resté sur mon corps. Je pris même un temps pour m’observer dans le miroir. Mon torse se définissait légèrement, petit à petit, à force des entrainements avec Armand et James, mon corps se raffermissait et ce n’était pas pour me déplaire...  Dans un soupir, pourtant, je me recouvrais d’une chemise foncée légèrement ceinturée...  Pour une fois, je mettais mon corps à son avantage, l’exposant légèrement sous le tissus que je laissais toujours un peu ouvert... 
Je pris aussi mon temps pour placé mes cheveux parfaitement, sachant pertinemment que mon imbécile de maître m’attendait probablement. Qu’il patiente, je ne comptais pas lui faire de fleurs aujourd’hui...
Je finis par m’avancer vers la cage d’escalier observant James rattraper Eugènie d’un air critique avant de lever les yeux au ciel, agacé par leur petit jeu stupide de faux couple maladroit... Elle avait voulut le tripoter, clairement, pfeuh, soit James était aveugle, ou alors il choisissait de ne pas voir l’intérêt que lui portait la bonne... J’ignorais complètement ce que James trouvait à la domestique. M’enfin, je n’étais pas là pour critiquer ses goûts en matière de femmes après tout... Et heureusement. Eugènie était plutôt quelconque...

Dans un soupir grognon et passablement agacé, je descendis les escaliers ensuite, fixant mon regard sur James. Je savais bien qu’il ne remarquerait pas les efforts de présentation que j’avais fais. À son oeil, ce genre de choses étaient futiles et mes envies d’être physiquement présentable et mature était probablement stupide et inutile. De toute façon, qu’avais-je à faire de lui plaire ou non ? Je n’attirais pas les gens, peu importe les efforts que j’aurais pu mettre pour plaire à quiconque, personne ne poserait le regard sur moi... De toute façon, tant que je me plaisais à moi même, l’avis des autres ne m'intéressait pas... Enfin presque...

Je passais devant lui, enfilant un chandail de laine chaud, épais et légèrement trop grand par dessus ce que j’avais pourtant mit en valeur auparavant sans regarder d’avantage mon maître. Je n’avais rien à ajouter, rien à lui dire, de toute façon. Qu’aurais-je pu dire ? « Trouves-toi une chambre plutôt que de faire ce genre de babillages dans l’escalier ?» Qui étais-je ? Sa mère ? Non. Et puis il m’agaçait à être là, à me suivre vers la porte et à me regarder enfiler mes bottes doublées alors que je tentais de l’ignorer du plus fort de mon être. Mon regard se tourna brièvement vers lui avant que je ne m’enrobe de mon épais et long foulard chaud de laine, cachant jusqu’à mon nez sous le tissus doux. Je le fixais un peu, froid, sans le voir alors que je fermais les boutons et les sangles de cuir du col avant d’enfiler mon capuchon couvert de fourrure cachant la seconde moitié de mon visage, ne laissant au final, que mes yeux bridés découvert...

Je ne me sentais jamais totalement prêt pour affronter l’hivers, mais dans un grognement enfantin et sans un regard vers mon maître, je passais la porte...

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MessageSujet: Re: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James Mar 20 Aoû 2013 - 5:51


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MessageSujet: Re: Les soubresauts du fiacre .... || YuJin & James


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