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| | Hommage mortuaire sous un cerisier [Zenon] (terminé) | |
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| Auteur | Message |
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Amélia de LascellePrincesse malgré elle
Messages: 1115 Date de naissance: 19/11/1988 Age: 23 Date d'inscription: 10/06/2010

Situation: Mariée
Carnets Age: 31 ans Métier: Ministre du Commerce et de l'Industrie Niveau rp: 2/ 2 /\ !  | Sujet: Re: Hommage mortuaire sous un cerisier [Zenon] (terminé) Dim 18 Juil 2010 - 19:52 | |
| Zenon. Le héros de ses dames. Le rôle d’amant est pour lui. Un personnage, de tous temps, de toutes mœurs. L’avatar de la dérive. Il tente de charmer toutes les beaux morceaux de chaires de ses diners. Il a été éduqué en sachant que le pouvoir vient par les plaisirs d’Ambrosia. Chacun sa méthode fourbe noble. Amélia préfère les mots. Toutes ces dars invisibles que l’on ne peut retenir. Il se trompe sur cette Marquise. Au moins un petit peu. « A vous écouter je ressemble à Hel. Mon sourire existe. Je le montre. Seulement je ne l’expose pas à outrance. On m’a apprit à être mesurée. » Cette fois son « non merci » est plutôt doux, n’est-il pas ? C’est parce qu’elle comprend. Cette jeune femme n’est pas amère de nature. Il ne peut être que du vice. Il y a probablement une part de vraie. Il s’est sans doute attaché au Clark, par habitude. Il est humain. Cependant… même, éperdu d’amour pour elle, il ne pourra rien faire. La dame est sûre d’elle. Elle est persuadée. C’est un mur bien plus solide que le béton. *Je fais de mon mieux d’accord.* La question est trop directe. Même venant de lui. Alors pendant quelques secondes elle ne vie plus. Juste le temps que ses pensées se raffermissent. La mettre ainsi face à ses démons. Bien sur qu’elle a peur. Etre une épouse convenable ne la préserve d’aucun fantasme. Savoir ce qui est interdit n’arrête pas l’envie. Se détacher du charnel n’éloigne pas les songes érotiques toutes les nuits ! Bien sûr qu’elle a peur. Mais rien ne l’oblige de le lui laisser voir. Ferme. Il peut la contredire autant qu’il le veut. Les faits demeurent entre eux. Attaquer avec Gorges est facile. Il sait. Pourquoi aurait-elle cédé cette nuit là sinon ? Elle n’est pas de celles qui cherchent ailleurs. C’est là toute sa spécificité. S’évertuer à construire avec ce que l’on a déjà. Une habitude très peu ambrosienne… *Tu n’attaque pas mon mariage sans risque… Zenon.* « Nous nous accordons une paix mutuelle. Que je sois épanouie revient à mes propres exigences. Quant à ma couche, non elle n’est pas la plus heureuse. Mais nous nous en sortirons. Je ferais tout pour cela. » Elle avait dit « oui » devant Dieu, sa mère, sa famille, le monde. Un serment qu’elle prenait au sérieux quoi qu’il en pense ! Cette fois le rire porta jusqu’à lui. Ce petit éclat moqueur. Non. Il ne peut ignorer la réponse. N’a-t-il aucune conscience de ce qu’il attend des femmes ? Toutes… absolument toutes celles qui l’ont côtoyée en ont conscience pourtant. « Parce que le jeu n’en aurait pas valu la chandelle. Parce que c’est ce qui vous plait : le gibier dangereux. Parce que vous êtes un libertin. A vie. Incapable d’envisager une relation sérieuse. Un lien qui imposerait des contraintes. Je suis l’exemple de tout ce qui vous répugne. Voilà pourquoi. » Un petit sourire accueil le verdict de monsieur. Bien. Il reste perspicace même avec les années. Seulement… très cher. « Vous en feriez peut être ? » Elle n’y croit pas une seule seconde. Pour l’amour peut être. Mais où est l’amour ? Amélia est encore cette jeune femme a qui on a apprit à obéir. Ce n’est pas dramatique. C’est une vie. Elle avait aimé d’un amour inconditionnel chacun de ses enfants. Elle aime sa fratrie sans aucun affaiblissement. Gorges c’est différent. Il était sa porte de sortie. Il fût le premier à la voir comme un trésor. Jeune. 18 ans c’est tôt. A peine l’aube d’une existence. Tient. Pourquoi chercher à soutenir un raisonnement pareil ? Il a surprend. Il prouve une certaine empathie. Il n’a pas –tout à fait- tort. Elle noirci le tableau. Amélia va toujours au plus loin des hypothèses. Elle prévoit le pire pour savourer le doux. Qu’il se fasse avocat de l’avenir… Jack. Le seul pour qui elle ferait tout. Un lien inexplicable. Ils avaient grandis en comptant l’un sur l’autre. Il n’a jamais peur de la brusquer. Il l’avait mise en garde. Mais elle avait écouté David… l’aîné. « Il connait mon opinion. Je n’ai pas souhaité tous ces… obstacles. Si je peux réparer le mal d’une manière ou d’une autre… Mais rassurez-vous. J’ai l’intention de vivre longtemps. » Etre au contact de la foule lui fait du bien. Il la sort de ses songeries sombres. Maintenant il faut reprendre pied dans le présent. Avancer. Se laisser prendre par le concret. Repenser au reste de la journée. A ce qui l’attend sur ce retour. Ils ne ce sont toujours pas occupé des chevaux. Il faudrait qu’elle contact ce docteur. Six mois c’est assez pour essayer de nouveau. Etrange de penser à cela alors son voisin n’a aucune de ces préoccupations. « Bien, bien. Alors peut être pouvez vous me conseiller un plat pour le diner. Les d’York viennent tous les trois ce soir. » Oui elle s’amuse un peu de la situation. Il tente de la pervertir alors qu’elle réfléchie en maîtresse de maison. Lucile et les parents… tous les trois à sa table. Comme chaque mois. « Ou vous avez encore le temps de rejoindre mes frères. » Mais voilà que de nouveaux pétales l’arrêtent dans ses calculs gastronomiques. Douce ironie. Elle s’interdit dans mettre à la maison. Mais là avec lui, elle se donne le droit. Quelques pensées interdites. Ça n’avait pas été une véritable question. Une réflexion perdue en sentant le bouquet. Moins sur ses gardes peut être. Vulnérable aussi après avoir entendu –encore- quelqu’un lui dire d’arrêter d’être fidèle. Car Zenon à plus d’allié que la dame dans cette affaire. Il joue. Qu’il soit si proche ne lui plait pas. Parce que même les camélias n’ont plus pouvoir sur ses sens. Amélia le laisse dire. Il n’y a que cela à faire. Alors que des inconnus doivent contourner leur couple. Lui dire d’arrêter de jouer. Ses liens sont trop en périples sur ce terrain. Heureusement il part plus loin. Sa respiration peut reprendre vie. Ne pas s’arrêter sur cela. Ça n’a aucune importance. Bien. Honnête avant qu’il ne soit trop tard pour qu’elle y croit. « Non, j’aurais dû être plus forte et m’arrêter avant de découvrir votre goût. » *Et le reste…* Autant éviter de recommencer les erreurs. La rue devient une artère principale. La marquise va au chemin le plus court. Finalement. Il l’y oblige. La journée sera douce. Tant mieux elle veut prendre le temps de finir ce roman. Penser à tout autre chose. Ses traits sont un peu plus soucieux. C’est ainsi quand il faut prendre le masque de la gérante. L’article de Magnus fait rire les étrangers. Etre plus convaincants. Pas plus vifs. Se détacher de ses propres problèmes. Ils vont vers le quartier des riches. « Vous a-t-on déjà questionné ? |
|  | | Zenon de LascelleComte Libertin
Messages: 569 Date de naissance: 19/04/1986 Age: 26 Date d'inscription: 10/06/2010

Situation: Marié à Amélia Clark
Carnets Age: 40 ans Métier: Tiens un Harras Niveau rp: Open  | Sujet: Re: Hommage mortuaire sous un cerisier [Zenon] (terminé) Lun 19 Juil 2010 - 19:51 | |
| Dans d'autres circonstances, il aurait rit d'une réponse pareille. Mais pour l'heure, il resta calme, peut-être qu'un brin d'amusement était lisible dans ses yeux, mais ce n'était qu'un petit éclat. Mesurée... elle ne se rendait pas compte combien elle l'était. Bien trop même! Lui était là pour casser tout cela, pour la faire partir sur des chemins sinueux, pour qu'elle prenne des risques, la vie n'était pas un long fleuve tranquille, encore moins quand Monsieur le Comte en faisait partie. Elle avait du le comprendre, un temps soit peu, mais ce n'était qu'un début. Il laissa juste une marque d'interrogation passer sur son visage, avant de répondre sans détour.
- Je n'irais pas jusqu'à oser prétendre une pareille chose, la déesse de la Mort, voyons... laissez-moi vous dire que vous le montrer fort peu souvent. Il y a une limite à être mesurée, Milady. Vous le savez parfaitement. C'est bien dommage de nous privé d'une si jolie chose.
Oui, il aimait bien la flattée, lui montrer qu'elle avait tous les atouts pour charmer. Elle le savait bien entendu, mais comme toute femme, elle aimait sûrement l'entendre. De sa bouche à lui, ça pouvait paraître totalement calculé et ça l'était quelque part. Il la laisserait bien croire ce qu'elle voulait, lui savait à quoi il jouait. Si elle venait à croire au final, qu'il était tombé follement amoureux de sa personne, qu'elle reste dans cette croyance, si cela pouvait l'aider dans son dessein, mais il doutait que ça aille aussi loin.
Aucune réponse de la part de la dame, tiens donc. Lui aurait-il coupé la chique? Lui aussi resta silencieux, observant son interlocutrice, voyant son visage se fermer un instant. Qui ne dit rien consent, voilà tout ce qui passa l'esprit de notre démon de comte. Touché, coulé, belle dame. Voilà qui lui donnait quelques visions du futur. Plus qu'agréable. Elle venait de lui entrouvrir la porte à une possibilité d'une nouvelle fois. Pas de doute qu'il la tiendrait ouverte et l'enfoncerait le moment venu, pour briser toutes les barrières. Un "non" ferme aurait peut-être du être dit bien plus vite, même s'il avait été un mensonge. Ca n'aurait rien évité, mais peut-être que ça aurait freiné un instant les ardeurs du noble. Pourtant, respectueux, il ne releva pas. Ses mains glissant dans son dos pour s'entrecroiser, se tenant droit, observant un instant les alentours, tandis que la voix d'York revenait à lui, pour relever le reste de ses questions.
- Il est triste de savoir que vous ne l'êtes pas complètement. Et il aurait presque jubilé de savoir que quelque part, il avait eu droit à une vision de cette femme, que son mari avait sûrement raté. Dommage pour lui, c'était la plus belle de toute. Je n'en doute pas un instant, Marquise, je connais votre caractère de battante, mais votre époux a-t-il les mêmes envies? Il fallait bien la titiller, elle n'aimait pas que Gorges entre dans la conversation entre eux, mais c'était bien à cause de lui, quelque part, qu'elle avait terminé dans les bras de l'amant, quoi qu'elle dise. Si Monsieur avait mieux fait son devoir conjugal, peut-être que nos deux amants n'en seraient pas là, à discuter de tout cela.
- N'allons pas dire que cela me répugne, disons simplement que je n'ai pas encore trouvé la femme de mon cœur.
Ce qui était vrai quelque part, bien qu'il ne l'ait jamais cherché et ne l'attendait aucunement. Amélia avait entièrement raison, le portait qu'elle venait de brosser de sa personne était tout à fait exact. Il aimait chasser le gibier difficile, les femmes mariées étaient tellement plus délicieuses à attraper. Et tellement plus libérée dans la luxure. Parce qu'il ne semblait pas juger, il laissait faire, il les laissait s'épanouir entre ses draps. Un cadeau qu'il leur faisait. Quel grand homme n'est-ce pas? D'une vanité à toute épreuve aussi, oui.
- Mais j'en fais tous les jours, belle dame. Que croyez-vous?
De Lascelle était entier, certes, mais il savait se plier quand la situation l'exigeait. Il n'en était pas à aller faire des courbettes, nez raz terre, pour avoir les faveurs de certains, mais il savait mettre de l'eau dans son vin, pour arriver à ses fins. Chose que la Dame D'York avait un mal de chien à faire et à comprendre. Pourtant, ça pourrait bien lui faciliter la vie, sur beaucoup de points. Il faudrait qu'elle se le mette dans la tête un jour.
Le petit frère fait l'effet voulu, il la calme, il lui fait voir sa vie un peu différemment, positivement sûrement. L'homme remet son col en place, alors qu'il l'écoute, toujours avec une certaine attention. Un sourire pointe sur ses lèvres.
- Je l'espère bien.
Comme il le lui avait dit quelques secondes plus tôt, il sait qu'elle est une battante, pas de doute que sa vie sera longue. A moins que la Mort ne soit plus forte, mais pas tout de suite. Cette femme avait encore sûrement pas mal de chose à apporter à son cercle. Il en était persuadé. La foule détend le couple, Zenon aime observer la vie, encore plus quand il sait qu'il pourrait l'enlever à n'importe qui, à tout moment. S'était-il déjà imaginé Amélia en victime? Non, avec elle, ce n'était pas la même chose et puis... un psychopathe ne s'attaquait jamais à ses proches. Une erreur qui pourrait être grave pour lui. Une erreur de débutant et il ne l'était plus, depuis bien longtemps maintenant.
Des considérations pour le moins terrestre le tire rapidement de ses sombres pensées. Un dîner... une idée de plat... pourquoi lui demander à lui? Qui mange en général chez les autres, la plupart des soirs de la semaine. L'intendance d'une maison ne l'intéresse que fort peu et il reçoit rarement chez lui. Alors aider quelqu'un d'autre, même si c'est elle qui le lui demande, voilà quelque chose de fort compliqué. Elle n'oublie pas les frères et leurs verres, une bonne façon de lui donner congé. Ca serait se débarrasser de lui bien trop facilement, il n'était pas prêt à lui faire ce plaisir, pas tout de suite.
- Tout dépend des goûts de votre belle-famille. Fruit et viande froide est à la mode en ce moment et par cette chaleur.
Ce n'était qu'un début d'idée, il faudrait que le tout soit beaucoup plus faste que cela, mais elle lui demandait de l'aider, pas de lui sortir un repas complet en deux minutes. Le reste était quand même beaucoup plus intéressant et un sourire presque amusé se déposa sur ses lèvres, pour ne pas partir de suite à sa réponse. Comme il l'avait prévu, elle répondait par la négative, tentant de se convaincre de quelque chose de faux. Elle n'aurait jamais pu le repousser ce soir là, elle en avait bien trop envie, la passion avait prit le pas sur tout le reste. Alors ne pas vouloir le voir l'arrêter?
- On ne peut pas toujours se dresser contre ses envies, Madame.
Le pas avait reprit, il l'avait sentit frémir quand il avait été au plus proche d'elle. Elle non plus, n'avait pas tout oublié. C'était un plus pour lui, avec lequel il devait jouer. Ca ne servait à rien de trop vouloir attaquer maintenant, il faudrait laisser faire le manque. Petit à petit, sa proie reviendrait dans ses filets. Patient, était le maître mot. Lui laissant donc son espace, il marchait toujours pourtant à ses côtés. Ses mains glissèrent dans une poche, pour en ressortir un étui à cigare, il en prit un en bouche, tendant la boîte à son interlocutrice, la connaissant fumeuse de ce genre de met, avant d'allumer les bouts et de laisser la fumée prendre possession de ses organes. La question le prit de court, il lui fallu quelque secondes d'analyse, avant de se rappeler que la Cour avait été le théâtre de quelques empoisonnements et qu'un inspecteur semait le trouble parmi les nobles à les interroger sans détour.
- Pas encore, je ne dois pas être très intéressant pour la couronne. Je n'ai presque rien à cacher de toute façon. Mis à part les diverses aventures qu'il avait, aurait-il pu rajouter, mais l'anciennement Clark comprendrait sans doute. Et vous? Etes-vous complètement remise de ce malheureux empoisonnement? L'inspecteur Welton vous a-t-il déjà fait passer un entretien ? |
|  | | Amélia de LascellePrincesse malgré elle
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Situation: Mariée
Carnets Age: 31 ans Métier: Ministre du Commerce et de l'Industrie Niveau rp: 2/ 2 /\ !  | Sujet: Re: Hommage mortuaire sous un cerisier [Zenon] (terminé) Mar 27 Juil 2010 - 22:01 | |
| Non, non, il n’est pas amoureux de la Marquise. Ne nous y trompons pas. Cela aurait rendu les choses véritablement plus simples. Si entre eux un sentiment sincère avait put naître. Le coup de foudre n’est pas passé prés d’eux. Ou bien la dame est plus aveugle encore que la Pythie. Peut être, qu’un rayon de soleil brûlant et dangereux, a touché sans s’annoncer. Mais… Vus, trop tard dans leur vie pour être plus que des duellistes. Alors qu’elle était déjà sur un chemin. Où la flatterie est une brise douce et si vite oubliée. « La vie m’a rendue moins enclin à minauder. » Même l’approche de Gorges n’avait pas prétexté cette attitude féminine. C’est par ses coups et non ses caresses, que la dame retient ses proies. Il en est ainsi depuis que la parole et l’intelligence lui ont été enseignées. A dix-neuf ans elle savait déjà que la bourgeoisie ne se passerait pas d’elle. Le Marquis avait été le plus rapide. Que se serait-il passé si de Lascelle avait été là avant lui ? Une autre vie peut être. Comtesse avant l’heure… Risible idée. *Non, décidément je ne suis pas romantique.* Ce lord est parfois idéaliste. Qui de ce monde est totalement épanoui ? Personne. Pas même madame de Choiseul. Une dirigeante est la pire des prisonnières. Ses racines sont plus fortes. Pas même lui… le noble libertin. Sa liberté lui couvre les yeux. L’être humain est construit de telle sorte qu’il est éternellement demandeur. Elle n’échappe pas à cette loi philosophique. Mais elle ne demande pas les mêmes choses. Dans ces conditions se morfondre ne rime à rien. Il faut en prendre son parti. Faire en sorte que la vie ne soit pas –trop- décevante. Un travail du quotidien pour toute âme déterminée. Amélia l’est. Un labeur qu’il s’évertue à compliquer à chaque rencontre. Comment être en paix avec un ventre en feu ? La porte qu’elle avait ouverte, c’était la clé de ce mâle qui l’avait d’abord déverrouillé. Il était arrivé dans un moment propice. Il peut être fier dans une certaine mesure. Peut-on être fier d’éveiller un volcan ? Il s’y brûlerait tôt ou tard. C’est une promesse secrète. Le coup est bien choisi. Mettre en porte-à-faux l’époux. Amélia ne se laisse pas faire. Jamais, sur ce terrain qu’elle a d’elle-même construit. La mesquinerie ne l’atteint plus. Elle a conscience de chacun de ses actes. Conscience de son pouvoir sur les faits. Il n’est pas le premier a vouloir pousser la discorde à ses pieds. Il ne sera pas le dernier. Ambrosia est ainsi faite. Aucune hésitation quant à la réponse. –« Il serait déjà partit il y a des années autrement. » Au moins il ne dément pas les faits. Elle ne dit rien. Attendre l’âme sœur équivaut à se condamner. C’est une quête absurde. D’ailleurs Amélia ne croit pas qu’il cherche réellement cette femme. Il aime trop son indépendance pour l’offrir à quelqu’un. Il finira vieil homme, seul, à fantasmer sur les images de la jeunesse. A courir après les vierges peureuses. Elle connait l’opinion qu’il défend. Vil profiteur. Mérite-il une compagne ? Probablement terrassé par une maladie de mauvaise vie. Prophétie dure, mauvaise, pourtant sans mépris. Il est son opposé voilà tout. Elle finira tout aussi esseulée, mais en trop bonne santé, pour disparaître assez vite. Amusée et moqueuse de cette fausse indignation revenue chez lui. -« Que, je n’en ai jamais vu la couleur. » Elle ne complait pas les autres dans leur vanité. Quand sous son toit a-t-il fait un effort ? Un rire fugace et corrosif. Même un esclave pourrait mettre en doute cette parole de « noble ». Il est connu pour son sang chaud et son plaisir à l’anarchie. Si différent en cela. Un enfant gâté par la vie. Où apprendre les limites, les règles Zenon ? Il en fait quelques minimes. Ceux qui ne lui coûtent pour ainsi dire rien. Ce n’est pas ce matin que son regard va changer. Qu’il soit assassin ne la convaincrait vraisemblablement pas plus d’ailleurs. Puisque même l’œil d’Ambrosia ne réussi pas à l’effrayer. La Mort est en tout lieux elle le sait mieux que quiconque. Bien mieux que tout ces… individus fades. La diversion opère donc efficacement sur leurs esprits torturés. Il se pli à la requête. Pourquoi être aussi concilliant monsieur ? Pourquoi diable ? Ceci dit il faut passer par le marcher. Elle enverra Patricia. Bien sûr il réplique encore. Ce qui l’agace. Pour lui tout est tellement plus distrayant. Mettre en péril un mariage lui plait. Saboter la sécurité d’une femme devient jouissif. Seulement la vie n’est pas un théâtre. Les comédiens, ne peuvent pas effacer leur faute, en ôtant le maquillage de leurs traits. Le sixième héritier est mort depuis leur –petite- folie. Mais elle ne dira rien. A quoi bon ? Ces événements « triviaux » n’ont aucun ascendant sur lui. Ils ne doivent pas en avoir. Le temps d’une pensé elle imagine sa main voler vers lui. A la place sa voix tranche et évite le fracas : -« Ce n’est qu’une question de volontés. Mais cela n’arrivera plus. » Oui un cigare. Voila enfin une bonne idée. Elle le saisit agilement et lui rend la boite sans un regard. Alors ils deviennent semblables. En harmonie dans l’apparence. Il la de nouveau mise en colère. Heureusement la fumée a ce doux effet consolateur. La première inspiration apaise. Il en faut peu. Dieu ou n’importe qui en soit loué. Elle a au moins cela. Ces petits moments sans conséquences. Excepté sur sa santé. Mais Amélia ne fait pas grand cas de l’état de son système respiratoire… Inutile de relever le sous-entendu. Il la concerne malheureusement. Laconique pour la suite. Son esprit est allé vers les Clarks. Comme à chaque fois que la saveur de sa terre vient à sa gorge. Elle la préfère à toutes les autres. Le cerisier du cimetière n’a pas eu cet effet. Ni même les fleurs contre son buste à l’instant. Soudain l’envie de partir pour ces plantations. Elle s’arrangerait. Demain. Voilà. Ne pas se dresser contre CETTE envie là. -« Je le suis. Vous aussi apparemment. – Pas encore non. De toutes les façons c’est l’époux qu’on interroge dans ces cas là. Le dirigeant de la maisonnée. » Sa voix ne trahie rien. Mais son opinion est bien là. Gorges n’a aucune influence sur ce qui se déroule chez lui. Depuis le début il lui laisse les rennes. En tant qu’homme il a tout juste signé quelques papiers. Dans quelques années il aurait aussi le coton. Mais la sœur réclamera sa part. Lucile est pire que lui. Pendant quelques minutes la paix. Les fiacres évoluent sur le pavé. Ils sont plus grands et plus beaux. Les demeures exposées avec fastes. Amélia ne les regarde pas. La fumée voile son univers avec complicité. La matinée retrouve son aura de tranquillité. Voilà elle allait s’éloigner quelques jours. Aller voir Victoire, pour un moment, puisqu’elle n’était pas venue au bal. Cette entrevue matinale mortifère n’avait pas offert de temps sororal nécessaire. La marquise a besoin de ses sœurs. Juste un peu. De voir qu’elles réussissent à sa place. C’est idiot. Elle reste la plus jeune des trois. -« Quittons-nous ici messire. Vous avez à faire. » Ils sont à un carrefour. La maison n’est plus très loin. Amélia s’est arrêté. Le cirage élégamment en équilibre entre ses doigts de dame. Les camélias patients et épanouis. Une vraie gravure du siècle dernier. Ce charme du temps désuet. Ce port de Reine désavouée par le karma. *Autre chose que d’user notre patience.* |
|  | | Zenon de LascelleComte Libertin
Messages: 569 Date de naissance: 19/04/1986 Age: 26 Date d'inscription: 10/06/2010

Situation: Marié à Amélia Clark
Carnets Age: 40 ans Métier: Tiens un Harras Niveau rp: Open  | Sujet: Re: Hommage mortuaire sous un cerisier [Zenon] (terminé) Dim 1 Aoû 2010 - 12:41 | |
| La pauvre petite. La vie est dure pour tout le monde, aurait voulu lui dire le comte. Mais à quoi bon? Croyait-elle sincèrement qu'elle était la seule à avoir souffert? Que sa vie à lui, par exemple, avait été rose dès la naissance? Il était né dans le sang, comme tout le monde, mais la mort le côtoyait depuis bien longtemps qu'elle ne pourra jamais s'en vanter. Il avait simplement décidé de prendre la vie du bon côté. Celui qui lui permettrait d'être "heureux". Elle se montait des barrières de tous les côtés. Ne se complaisait peut-être pas dans cette vie si terne et monotone, mais ne voulait décidément pas en changer. L'homme était dur dans son jugement, mais c'était ce qu'il ressentait parfois en la côtoyant. Voilà pourquoi il avait aimé ce dérapage, il avait pu contempler un autre visage de cette dame, quelque chose de beaucoup plus... attrayant, humain. Le masque, pour ce court laps de temps, était tombé.
- Il y a un gouffre entre minauder et sourire, Marquise. Est-ce la peur de vous montrer faible et vulnérable à ne pas accepter les mains que l'on vous tant, pour être un peu plus heureuse? Il n'y a rien d'agréable à être frustrée et aigrie. Croyez-moi.
Oulha, il y allait un peu fort. Mais elle le cherchait, c'était ainsi depuis qu'ils se connaissaient. Lui n'avait jamais eu peur de mâcher ses mots avec elle. De lui rentrer dedans, de la mettre face à ses défauts, ses inquiétudes. Comme elle le faisait parfaitement elle aussi. A des degrés différent, car Zenon réagissait moins facilement aux piques qu'elle pouvait lui lancer. Enfin, tout dépendait des sujets abordés bien entendu. Mais sur celui-là en particulier, il ne s'offusquait que rarement. Car il acceptait parfaitement l'image que pouvait avoir les gens de sa personne. Un homme libre.
La dame protège son époux, c'est bien normal. Elles le font toutes, même celles qui reviennent le voir. Pourtant, au vue de la froideur employée par la dame d'York, il se demandait s'il n'y avait pas quelques arrangements secrets entre les deux époux. Connaissant le Marquis et son caractère d'arriviste, il doute sincèrement qu'il ait le caractère de sa compagne et que s'il avait pu en avoir l'opportunité, il serait parti, ou en tous les cas, voir ailleurs. Pourtant, il n'avait pas connaissance d'une seule maîtresse à son actif. Etrange, non?
- Si vous le dites.
Voilà comment il faisait des compromis. Il arrêtait parfois la bataille. Pour qu'ils puissent reprendre leur souffle. Pour que les esprits se calment. Il ne souhaitait pas non plus qu'ils se quittent tout deux furieux. Ca ne dura qu'un instant, le temps qu'ils parlent de son attachement à quelqu'un. Qu'il n'aura jamais. Oui il finira sans doute seul. Ca lui importait bien peu. Il s'en était contenté jusque là, il ne changerait pas ses mauvaises habitudes. Mais voilà que les attaques revenaient au galop. Rien de bien méchant, il ne se vexerait pas de cela. La Marquise faisait simplement preuve d'une mauvaise foi à toute épreuve. Une habitude aussi d'ailleurs.
- Vous êtes mauvaise, Marquise. J'en fais à votre égard, comme avec tous les autres.
Sinon, il serait bien mal vu à la Cour. Ses fréquentations ne seraient assurément pas aussi nombreuses. Il savait se modeler pour plaire, c'était cela aussi, faire des compromis. Il le lui montrait en suivant le fil de la conversation, la laissant tenter de changer de sujet. N'était-ce pas une preuve de plus? Enfin, si elle voulait garder les yeux fermés, il ne pourrait pas les lui ouvrir de force. Rare femme avait été aussi butée. Et puis les sujets qui fâchent revenaient sans cesse, il sentit au ton de la voix de son interlocutrice, qu'il avait réussi à la mettre en colère. Pourquoi? Parce qu'il l'avait mise au pied du mur? Peut-être bien. Ce n'était pourtant que la vérité.
- La volonté ne fait pas toujours tout. Même une volonté de fer peut plier parfois.
Ils en avaient eu la preuve. Elle disait que cela ne se reproduirait plus, mmm... il en doutait. Il haussa les épaules, dans un petit mouvement d'incertitude, avant de laisser la fumée prendre place entre eux. Il recrachait par le nez, lentement, son regard s'était à nouveau porté sur le monde environnant, tandis qu'il rangeait la boite métallique bien à l'appris, à l'intérieur de sa veste. Ils fumaient le calumet de la paix, en tous les cas, pour l'instant. Les conversations de couloir termineraient donc cet échange. Il voyait arriver la fin de cette marche en charmante compagnie.
- Oui en effet, mais je n'ai pas vraiment été touché ce soir là.
Car contrairement à beaucoup, il n'avait pas eu droit à un verre empoisonné.
- Je crois que l'inspecteur fait fi de ce genre de considération. Il interroge tout le monde, sans se poser de question.
Et à croire les journaux, il ne faisait peut-être pas seulement que de poser des questions. Mais c'était sans doute des racontars. Quoi que... il le suivait de près, le Welton. Il était son plus grand ennemi, le danger potentiel qui rôdait parfois un peu trop près. Avec un homme comme lui dans les parages, l'assassin devait redoubler de vigilance pour ses actes. Ne pas lui laisser une seule possibilité de remonter à sa personne. Ce flic était un coriace, il le savait. Heureusement que cette affaire De Voisin, l'éloignait de l'Eventreur. Il pouvait ainsi respirer à sa guise. Le pas s'arrêta, il leva la tête en direction de la maison des d'York, puis son regard se porta sur la dame, il lui fit un sourire poli.
- Bien, Madame. Je vous souhaite une excellente journée. Il prit sa main, même occupée par le cigare, pour y déposer un baiser, sur le gant. Avant de se redresser et d'un dernier petit signe de tête, prendre congé. Il n'imposerait pas plus sa présence pour l'instant.
Sa silhouette disparue bien rapidement dans la foule.
>> Rencontre sur la plage |
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