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TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE]

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Amélia Lassourin
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MessageSujet: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Ven 2 Juil 2010 - 16:45

~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~
Au matin, lorsque se lève la brume.
~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~
=>Le diable est à votre porte


    La brume parsemait le matin sur Ambrosia, l’air n’était pourtant pas glaciale et dans la fraîcheur qu’exaltait l’aube, je partais dans les rues de la ville. Quelques matinaux se joignaient à ma marche, quelques charrettes se mettaient en route, la foire du dimanche ne tarderait pas à débuter et mon étalage allait se joindre à quelques étalage. Je ne vendais pas de potion là bas, juste quelques décoction que pourrait prescrire un médecin et qu’un pharmacien vendrait trop cher pour le bas peuple. Quelques plantes pour les infusions, remèdes de grand-mère qu’ici on ne considérait pas comme une hérésie, et puis, je ne le cache pas, sous le menton, j’offrais mes services à quelques pauvres ères. Aucun noble ne venait sur le marché, c’était bien logique, mais le bas peuple, celui que l’on ne nommait même plus, pouvait espérer un peu de médecine par mes soins.
    Derrière moi, un garçon d’une dizaine d’année, un gamin qui recevrait une bonne paye pour emmener mes affaires jusqu’à ma place au marché. Après il ne reviendrait que pour transporter de nouveau l’attirail jusqu’à la demeure au début des basfonds.

    Emmitouflée dans ma cape, on ne distinguait pas mon visage, de toutes manières qui auraient pu véritablement avouer qui j’étais. Les gens ne désiraient pas avoir des ennuis que ce soit avec moi, Dieu, le Diable ou les gardes royaux. Le silence était donc le meilleur allié.
    Je parvins à destination presque trop vite, installant comme toujours mon étalage dans un coin de la place, non loin d’une boulangerie qui venait toujours m’apporter un croissant chaud. Le boulanger avait eu un problème de migraine et mes décoctions lui sauvaient la vie, c’était sa manière à lui en plus de me remercier. Justement, il arriva à peine mon étal installé. Souriante comme toujours, j’abaissais ma cape et avec malice je glissais un petit sac noire dans une poignée de verveine que je lui tendis dans un panier d’osier qu’il me tendait en même temps que son croissant. Il me remercia comme je le fis et de quelques pièces il me remercia. Pour eux je n’étais pas chère, non pas pour eux.

    Seul à mon stand, je servis les clients avec plaisir. Une pauvre femme vint et me supplia de l’aide pour un enfant non désiré. Dans sa main se glissa une bourse de tissus noir et quelques mots rassurant. L’enfant disparaitrait dès que dans l’eau cette boisson aura infusé.
    La mort des enfants n’étaient pas une chose bien vu. Non, la vie était un cadeau de dieu, un fléau de dieu lorsque l’on n’était pas comme tout le monde.



Dernière édition par Amélia Lassourin le Mar 14 Déc 2010 - 17:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Lun 12 Juil 2010 - 15:55

Un dimanche matin comme les autres, enfin presque... Andrew se lève beaucoup plus tôt que les autres dimanche, lui qui est adepte des grasses matinées les jours chômés. Un mal de crâne bien prononcé, incapable de se souvenir de sa fin de soirée. Avec qui était-il ? Était-elle brune, blonde ou rousse ? Encore une fin de semaine dignement fêtée. Andrew espérait juste ne pas avoir trop fait de vagues, il se voyait mal arriver le lundi matin, attendu par se cher Richard, bras croisés, tapant du pied, trépignant d'impatience car ce dernier aurait eu vent de sa célébration de fin de semaine. Il faudra qu'il pense un de ces quatre à emmener le vieux psychorigide se détendre un peu.


Andrew sauta du lit, avala un café bien serré, fit une toilette rapide, s'habilla, prit sa gavroche, ses cigarettes et son arme et son badge au cas ou qu'il y est une affaire urgente. Il sortit se promener dans les rue d'Ambrosia, espérant qu'un bon bol d'air frais, dissiperait les vapeurs d'absinthe qui circulaient encore dans son organisme.


L'air n'était pas chaud, pas grand monde dans les rues. Il se dirigea en direction du marché. Sur le chemin il croisa quelque personne qu'il salua. Il s'arrêta auprès d'un gamin qui vendait le journal. Il faut bien se tenir au courant des nouvelles quand on est policier, la rubrique nécrologique, il n'y a rien de mieux, que Richard ne lui dise pas qu'il ne se tient pas informé. Il se dirige vers la boulangerie, quelque chose attira son attention, une silhouette capée derrière son étalage. Andrew rentre dans la boulangerie, achète quelques viennoiseries, la faim se faisant sentir et un pain. Il ressortit intrigué par cette silhouette, il se décida et alla vers elle. Il se plante devant son étalage, attrape du bout des doigts la visière de sa gavroche qu'il soulève brièvement tout en la laissant sur sa tête.


-Bonjour Madame !

Andrew regarde rapidement l'étalage sans grande conviction n'y connaissant rien en ce que vendait la femme.


-Qu'est ce que vous vendez ? Auriez-vous quelque chose contre le mal de crâne les lendemain de soirées festives ?
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Amélia Lassourin
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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mer 14 Juil 2010 - 18:01

    Mon habilité ne résidait pas simplement dans le fait de vendre mes potions sous le manteau ou quelques plantes pour soigner les blessures les plus simples, mais dans le fait de savoir de quel client il était bon de se méfier. Ceux qui minent de rien peuvent vous détruire une affaire, plus vite qu’il ne le faudrait, emportant absolument toute l’influence que j’avais pu mettre à l’intérieur. Et je le reconnus, à ce gavroche orné d’une cigarette, le gamin qui n’était pas bon d’avoir dans les pattes dès le matin. Si elle avait suivit les rumeurs et s’était bien renseignée, il n’était pas simplement un client, mais un enquêteur, assistant même du grand Welton. Une sorte de fouine à qui il ne fallait pas donner à manger. Sinon elle finirait par vous mordre la main. Encore et encore. C’est pour cela que j’ôtais mon manteau, dévoilais mon visage à moitié dissimulé sous la capuche. Libérant les boucles de mes cheveux déjà échappées du chignon hasardeux que j’avais fait avant de partir.
    Entourant mon visage, leurs couleurs brune légèrement auburn ravivèrent l’éclat blanc de ma peau pâle, accompagnant mes lèvres dans un sourire magnifique. Le manteau ne risquait rien, ses cachettes permettaient la plus grande discrétion et sans raison, le policier ne pouvait passer derrière son stand. Je le regardais s’approcher, souriant à sa venue et le saluant dès qu’il le fit. Puis me penchant doucement devant lui, j’approchais ma main de Grande Camomille, les petits sachets étaient près, un vieux remède contre la migraine.

    -La grande camomille vous aidera à oublier les verres que vous avez bus la veille. Quelques fleurs en tisane et vous aurez tout le loisir d’oublier votre mal de tête.

    Je le fixais, les lèvres esquissant un délicieux sourire, le corset de ma robe rehaussant ma poitrine dans un décolté vertigineux. Je portais une robe de couleur anthracite, foisonnant de tissu, entourant mon corps à la perfection. Je l’observais sans trop le laisser voir, détaillant sous sa casquette son regard.

    -Juste une prévention, ensuite si cela ne marche pas, nous pourrons toujours essayer quelques mélanges plus efficaces.




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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Jeu 15 Juil 2010 - 19:50

Andrew regarda la femme ôter son manteau, il fut agréablement surpris quand elle dégagea son visage de sa capuche. Lui qui s'attendait à voir une femme marquée par les années, fripée, les cheveux tirant dans les teintes de blanc, les paupières gonflées, les joues bouffies et pendantes tirant inexorablement sa bouche vers le bas tel un basset croisé avec un bulldog. Un corps difforme, la poitrine tombante jusqu'au nombril, des hanches et des fesses énormes qu'on aurait pu y faire des percutions dessus, une silhouette de poire en gros, plus fine du haut que du bas avec des mains fourchues tel les serres d'une vieille chouette. Tout pour calmer les ardeurs de ce bellâtre.


Et là devant lui se tenait cette femme d'une quarantaine d'années, bien conservée avec ses boucles brunes, son visage pâle et son sourire magnifique. Andrew en regretterait presque le fait qu'elle ne soit pas rousse. Il resta quelques secondes à la regarder, voulant ainsi mémoriser son visage, cela pourrait lui être utile dans son enquête, Richard lui a parlé brièvement d'une femme capée qui prépare des potions, elle pouvait très bien être cette personne.


Il regarda la main tendue devant lui.

-De la grande camomille..., quelques fleurs en tisane. Très bien je vous fais confiance, je vais vous prendre cela et je reviendrais vous voir si cela persiste.


Andrew Fixa la femme de nouveau, elle lui fit un sourire délicieux qu'il lui retourna. Son regard fut attiré par le décolté affriolant de la belle et il ne put résister à l'appel de la chaire et enfouit son regard dedans, contemplant le galbe de cette exquise poitrine. Il fit descendre son regard sur les hanches de la femme, constatant ainsi que sa robe lui allait comme un gant. Il se prit alors à imaginer cette femme l'invitant à quelques plaisirs charnels. Andrew se ressaisit et revint sur le visage de la femme qui continuait à lui sourire.


Tout à coups pensant à Richard, il demande à la femme :


-Par tout hasard, auriez vous du maca je vous prie ? J'ai connu cela dans un vieil ouvrage et j'ai un ami qui aurait bien besoin que sa libido soit stimulée afin qu'il puisse se détendre un peu.


Andrew sourit malicieusement à la femme attendant sa réponse.
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Amélia Lassourin
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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Jeu 15 Juil 2010 - 22:08

    Il me détaillait comme ses hommes toujours avide de corps. Je ne manquais rien de la portée de son regard, m’amusant un instant à jouer de plus de langueur, offrant à sa vue les courbes de mon corps. Il n’est pas bien différent de tous les petits hommes qui peuplent cette ville, avides des mêmes choses, observant sans réelle retenue les formes de ses dames, je sais déjà ce qu’il n’est pas bon de dire, et entre autre choses ce qu’il ne faut pas révéler. Je suis la marchande, bien sage, vendant les mérites de son maigre étalage, méfiante un instant mais pas un seul instant coupable. Pour moi tout ceci n’est qu’un instant, un morceau de vie sans importance, un gamin tel que lui n’aurait pu me faire grand mal et tant qu’il se contentait d’imaginer tout ce qu’il désirait, il n’était pas occupé à faire son devoir.
    A sa question, je retins un rire, amusée évidemment qu’il me pose ce genre de question, me redressant doucement je soufflais.

    -Non je ne m’occupe que de plante, ce genre de chose n’est pas dans mes cordes. Je ne connais que les recettes de grand-mère qui ôtent les maux les plus simples.

    Je m’éloignais un peu de lui, enveloppant la grande camomille dans du papier journal, formant un paquet sous mes mains que je pris peine d’offrir dans les mains même du jeune inspecteur. Me rapprochant doucement de lui. Les inspecteurs n’étaient pas tous vertueux de justice. Au contraire, certains même pourraient s’avouer pire que les criminels eux même. Je lui tends le paquet et dans un dernier mouvement lui sourit.

    -est ce vraiment pour un ami votre maca ?

    Je m’amuse à le provoquer, je connais fort bien la maca, bien que je n’en utilise que peu et il est rare qu’un homme en demande. Principe de virilité.

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Dim 25 Juil 2010 - 12:49

Andrew approcha ses mains pour recevoir le paquet des mains même de la femme, il en profita pour regarder une dernière fois ce superbe décolté entre les bras de la marchande. Il prit alors le paquet et le serra contre son torse avec une main afin de pouvoir sortir son argent, il répondit à la femme.


-De vous à moi, pour tout vous dire ce n'est pas pour un ami, mais plus tôt pour un tyran, c'est pour mon supérieur, une vraie peau de vache celui là. Toujours à me râler dessus et à être sur mon dos. Vous voyez je ne suis plus à gamin derrière qui on reste pour éviter qu'il ne fasse de bêtises. Un peu de maca dans son thé l'aiderait surement à se détendre. Il trouverait une fille d'un soir qui l'épuiserait, ou alors il dériderait son ex-femme, mais dans les deux cas il ne serait plus sur mon dos et je pourrais ainsi vaquer à mes occupations et peut être faire connaissance avec sa fille.


Andrew sourit et attrapa un vieux portefeuille en cuir tout déformé, vestige d'une relation amoureuse. Ce portefeuille a été le dernier cadeau que lui fit celle qu'il aimait avant que la vie ne la lui prenne. Il le gardait précieusement, telle une relique pour se souvenir de cette période et surtout se rappeler les dures réalités de la vie.

Andrew regarda la femme et lui sourit :


-Je voulais vous demander, si j'ai besoin de vos remèdes, et que vous n'êtes pas derrière votre étalage au marché, ou puis-je vous trouver ?


Andrew tendit quelques pièces qu'il glissa directement dans la main de la femme, effleurant ainsi sa paume. Il sourit :


-Gardez la monnaie !


Il rangea son portefeuille dans sa poche, attendant que la femme lui réponde. Après ça, il agrippa la visière de sa gavroche, la souleva brièvement pour saluer la femme :


-Bonne journée Madame, merci beaucoup pour la grande camomille.


Il tourna les talons et partit. Après quelques mètres il s'arrêta et fit demi tour. Il retourna voir la femme, se planta devant son étalage, retira sa gavroche qu'il tien dans sa mains laissant voir son visage et demanda tout en se caressant l'arrière du crâne :


-Accepteriez-vous de prendre un verre avec moi Madame ?
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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Lun 26 Juil 2010 - 21:24

    Le jeune homme semble intéresser plus par mon corps que par l’étalage de plante que je présente, après tout, il est de sa réputation de préférer les corps plutôt que les intrigues, à défaut de ce Grand inspecteur qui mène ses investigations d’une rigueur déconcertante, oubliant peut être les plaisirs les plus simples et les plus savoureux. Ceux du corps et de la chair, plaisir délicat qui ne s’offre pas que dans la douceur et qui parfois fait acte de violence comme de tendresse, à seule charge des amants qui s’offrent l’étreinte au finale. Mais il ne faut pas trop se perdre avec lui et ce n’est pas sans m’en souvenir que je laisse mon regard s’attarder sur lui, se plongeant dans les yeux de cet homme venue là en ce matin brumeux. Mes yeux s’attardent, souriant lascif aux creux des siens, le langage du regard peut s’avérer plus dangereux qu’on ne le pense, comme un défi ou une invitation au finale à découvrir des choses dont on ne soupçonnerait pas l’existence. Et me voilà en train de lancer au jeune homme, l’invitation courtisane d’un soir. Sans plus de gène que le plaisir que cela m’offre, dévoilant mes courbes lentement, plus ouvertement qu’il n’est permis de le faire. Une simple rencontre qui en ce matin sombre apportera peut être plus qu’un simple échange de parole.

    Je profite un instant de sa question, afin de lui offrir ouvertement sa venue en ma demeure, loin dans les méandres de la ville, au cœur même de ses recoins, perdue là où peut de gens se rendent, où peu de gens s’attardent, sans lui laisser se douter un instant que c’est peut être moi qu’il cherche avec tant de ferveur. Je souris et dévoile ma réponse, amusée, séductrice, indécente.

    -Chez moi monsieur. Là où il fait le plus sombre, dans quelques quartiers où vous ne vous aventurez peut être pas. Là où je pourrais à loisir vous montrer ce que les plantes savent faire et offrir. Pensez-vous pouvoir venir un soir ? Un soir pour prendre un verre de mon absinthe, celle que Monsieur Maldrin vous fait payer si cher si vous êtes l’un de ses clients….

    J’attrape l’argent qu’il me donne, telle l’Esméralda séduisant un Phébus qui ne se doute pas de la tragédie qui l’attend. J’esquisse sur mes lèvres un remerciement silencieux et je le laisse s’éloigner, le charme aura tôt fait d’agir seul, sans plus de cérémonie, l’invitation est lancée, dangereuse pour la pauvre scientifique que je suis, se drapant sous le masque de la sorcière d’une ville trop agitée pour se soucier de moi.

    -Venez chez moi ce soir, rue De Mérimin, quartier des Anges. Je serais ravie de vous offrir le meilleur des breuvages…

    Je me rapproche de lui, souriante, glissant mon corps doucement contre le sien, mon visage proche du sien.

    -Ainsi que les meilleures choses que ma demeure pourra vous offrir, l’opium et la chair et nous verrons bien ce que la nuit pourra nous offrir.

    Proche d’effleurer ses lèvres, dans un sourire malicieux je m’évincer doucement de son être et retourner derrière mon étalage, cela était finit désormais de me contenter de sa compagnie, d’autres clients devaient attendre son départ pour parvenir jusqu’à moi. Il faut penser de nouveau au commerce et attendre que la nuit aborde son approche pour pouvoir voir un peu plus de qu’il peut apporter.

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mar 27 Juil 2010 - 2:19

Andrew Attendit sa réponse, son regard plongé dans celui de la marchande, la regardant dévoiler ses courbes, plus ouvertement qu'il n'est permis de le faire. Il est sous le charme de la belle, comme envouté par cette peau pâle, ces boucles foncées et ce décolté ravageur.

Andrew fut surpris par la réponse de la marchande, agréablement surpris :


-Chez vous ! Oui je peux venir chez vous, j'arriverais à me libérer pour passer un soir et je serais ravis que vous me montriez les vertus des plantes que vous utilisez et je serais aussi enchanté de goûter à votre absinthe. Je n'ai pas encore eu le plaisir d'aller chez ce Monsieur Maldrin et puis il est quand même plus appréciable de la goûter avec la productrice.


Il sourit de nouveau à la femme replongeant ses yeux dans les siens et se dit à lui même, à quoi bon vivre si on ne le fait pas dangereusement et puis aller vers l'inconnu rajoute beaucoup plus de plaisir à la chose.


Andrew se retourna pour partir, il fit quelques pas et s'arrêta aussi tôt quand il entendit les mots de la femme. Il lui répondit :


-Chez vous ce soir rue de Mérimin, quartier des...


Andrew ne pu finir sa phrase, surpris de voir la marchande contre lui. Il sentit la généreuse poitrine de la femme contre son torse, il pouvait humer son parfum, leur deux visages proches l'un de l'autre. Il avait les poils qui se hérissaient sur ses bras, les battements de son coeur s'accéléraient et le fait d'avoir leurs lèvres proches de s'effleurer ne l'aidait pas. Andrew aurait bien embrasser la belle marchande, mais surpris de l'instant, il la vit s'éloigner en souriant malicieusement et passer derrière son étalage. Il reprit ses esprits, enfila sa gavroche sur sa tête, lança un dernier regard à la marchande et dit :


-A ce soir Madame, bonne journée.


Il agrippa la visière de sa gavroche, la souleva brièvement, salua la femme et partit.
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Amélia de Lascelle
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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Sam 31 Juil 2010 - 13:07

{ Presque une semaine après son entrevue particulière]

Le mercredi soir une courte missive était arrivée. Patricia avait relayé l’information jusqu’à sa retraite familiale. La mère n’avait rien dit en donnant le papier. Pourtant, d’ordinaire, les séjours en terres Clark coupent sa fille de la ville. Entièrement. Une volonté commune et entretenue dès le début. Que se passe-t-il ? La nouvelle est bonne, puisque sa petite Marquise prolonge son séjour sur la propriété.
Jack n’est pas resté plus longtemps que prévu avec les deux femmes. Jeune, occupé, comme tout ambrosien durant les jours de l’été. Qu’à cela ne tienne. Mère et fille ensembles pour quelques temps. Depuis l’hiver Amélia n’est pas beaucoup venue ici. Madame Clark avait donc apprit le dernier malheur, par une lettre attristée, de Gorges lui-même. Enfin. Elle connait assez sa fille, pour savoir que sa pulsion de vie combat tout échec. Elle promit d’être là au 5 août pour le grand diner.
En attendant… *Tout se met soigneusement en place.*
Sa nutrition suit le code édicté par le docteur. Le vinaigre a prit place dans les réserves. La cuisinière de la grande maison a prit cela pour une nouvelle lubie « de noble ». Ce fût beaucoup plus simple de commencer tout cela sous le toit de son enfance. Là, où personne ne ferait le moindre commentaire.
Pauline avait même dénié passer, entre deux voyages, pour embrasser sa petite sœur. Elle suit son mari dans toutes les provinces. Où les petits nobles l’appellent. C’est l’avocat de toute l’engeance mercantile de ce beau royaume. Pauline est pratiquement d’une autre génération.
Si les manières d’Amélia sont rigide, celle de madame Powell sont d’une droiture sans pareil. Excessivité draconienne a en elle toute place et honneur. Peut être que la dernière des Clark prend ce chemin sans même se débattre.
Le marcher du dimanche. Celui de la grande place. C’est là qu’elle trouverait finalement de quoi débuter le traitement marital.

Le clocher sonne onze heure quand le fiacre des d’York se gare dans la rue adjacente. La dame n’est pas repassée par le manoir. Levée en même temps que les payants pour prendre la route. Malgré l’approche d’août c’est une matinée froide. Dernière petite rebelle des vents polaires. Elle n’a pas retenu les gens prés du feu. C’est le dimanche, jour du seigneur, jour de liberté. Même les esclaves ont quelques heures pour eux. Il y a du monde.
En tenue de voyage, la femme anoblie, échoue en haut de la grande rue. Les étalages sont nombreux. Malgré l’heure tardive les échangent se poursuives à renfort d’odeur et de cris. Amélia aime les marcher. Elle en a tant côtoyée enfant. Ici il faut prendre garde. Elle n’est plus la fille des cigares. Elle est madame d’York.
Bon nombre de commerçants la connaissent de nom. Elle leur fait de grandes commandes. Au moins une fois la quinzaine ils ont la bource débordante de son or. Alors on la salue avec politesse et même un certain respect. On dit que la dame traite bien ses employés. Que le scandale n’est jamais entré dans sa résidence. Qu’elle est belle aussi et cela chacun le voit à cet instant.
La réputation de mademoiselle d’Aroussin, elle non plus, n’est pas à faire. Cependant, madame la Marquise, est tout justement celle qui se moque des réputations. Bien au contraire les fortes têtes lui plaisent. Les marginaux, trouvent en elle une mécène avisée. Dés son entrée à la Cour, jeune fille, elle s’était affichée comme un esprit sans contrainte.
La bienséance ne dépend pas du nom de l’invité, mais de sa capacité à défendre son idée. *Un menuisier vaut plus qu’un Duc quand il parle du bois.* C’est ce principe qui a créé l’un des Cercles les plus disparate et les plus critiques d’Ambrosia. Elle en est fière. Il se renforce sous son aile solide. D’ailleurs les troubles politiques l’y aide plus qu’il n’est décent de le dire. Bientôt elle recevrait la belle de Sade. Cette courtisane mit au banc par une Reine capricieuse.
A présent ses yeux bleus observent la silhouette de la sorcière renommée. Une femme influente des ombres du château. Un esprit probablement intéressant. Jamais elles ne se sont vues. Amélia ne démontre pas la moindre hésitation. Le tissu, de qualité, frôle le sol un peu boueux du quartier. Elle a le visage à découvert, un peu grave, austère, et attirant pour cela. Seuls ses cheveux, un peu trop relâchés autour de son chignon, trahissent la longue matinée posée derrière elle. Une dame comme on les aime dans ce pays. Mais peut être trop lisse pour être rassurante.
Amélia est juste devant cette alliée forcée. Un moment elle la regarde. Rien ne filtre, excepté un sourire indéchiffrable. Une nouvelle partie se joue. Chacune doit en prendre conscience. Elles ne sont pas de quelconques femmes. La cliente parle très calmement et même avec douceur. Les fioritures ne sont pas les bienvenues dans sa bouche. C’est une Clark qui entre en contact avec l’interdit. Pourtant rien ne tremble.
-« On vous a passé commande, pour une dame. Elle a besoin de votre décoction pour remplir un ventre vide. »
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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mar 3 Aoû 2010 - 17:00

    Le matin a filé comme la fée verte lorsque l’absinthe n’est plus. Beaucoup de gens sont venus, beaucoup de commande illicite. L’opium est partie vite, même si ce n’est pas le meilleur il vaut toujours mieux que ceux de la petite contrebande et il coute si peu aux bourses peu emplies. Les grand-mères sont venues elles aussi. Nombreuses pour quelques plantes pour les articulations, certaine confiante en mon travail pour prendre quelques plantes pour leurs remèdes. La matinée n’est pas encore finie, elle le sera lorsque sonnera treize heures. Mais pour le moment le cloché ne sonne que ses onze coups. Dressant mon regard sur la toiture de Dieu, je minaude un sourire, comme si je peux m’entretenir avec lui. Au fond c’est beaucoup plus une forme de provocation, lui montrant au passage que je survie sans lui.
    Puis mon attention s’éloigne de lui pour fondre mon regard dans la foule. Il ne me fut qu’un seul instant pour reconnaître une dame qui n’est pas à sa place dans ce décor. La démarche droite et fière, le port altier et complètement noble, une dame à la peau blanche et délicate, loin du travail harassant que font les domestiques. Santos m’a prévenu, une belle dame viendra prendre la commande. C’est donc elle, Amélia d’York, marquise de renom, dame de vertu mais infertile qui vient prendre le traitement de ce bon docteur. Je détourne mon regard d’elle et amusé je reprends cour à mon étalage, l’ignorant le temps pour elle d’accéder à mon humble commerce.

    Il ne lui faut que peu de temps pour me faire face et qu’elle se présente à moi dans toute sa splendeur. Noble parmi les nobles, aussi belle que glaciale, l’image éternelle presque des femmes de poignes qui dirigent Ambrosia. Mon regard se réveille à ses phrases et le dressant doucement vers elle, je souris. Un sourire de malicieuse, maligne qui sans retenue déclare.

    -Je ne donnerais rien contre patte blanche. Votre nom madame…que je puisse savoir quelle commande est la vôtre.

    L’infertilité et les herbes qui permettent de la guérir. Il a fallut un peu de temps pour tout préparer et il ne faut pas donner le mélange à n’importe qui. Non pas à n’importe qui…



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