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 TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE]

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MessageSujet: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Ven 2 Juil 2010 - 18:45

~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~
Au matin, lorsque se lève la brume.
~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~
=>Le diable est à votre porte

    La brume parsemait le matin sur Ambrosia, l’air n’était pourtant pas glaciale et dans la fraîcheur qu’exaltait l’aube, je partais dans les rues de la ville. Quelques matinaux se joignaient à ma marche, quelques charrettes se mettaient en route, la foire du dimanche ne tarderait pas à débuter et mon étalage allait se joindre à quelques étalage. Je ne vendais pas de potion là bas, juste quelques décoction que pourrait prescrire un médecin et qu’un pharmacien vendrait trop cher pour le bas peuple. Quelques plantes pour les infusions, remèdes de grand-mère qu’ici on ne considérait pas comme une hérésie, et puis, je ne le cache pas, sous le menton, j’offrais mes services à quelques pauvres ères. Aucun noble ne venait sur le marché, c’était bien logique, mais le bas peuple, celui que l’on ne nommait même plus, pouvait espérer un peu de médecine par mes soins.
    Derrière moi, un garçon d’une dizaine d’année, un gamin qui recevrait une bonne paye pour emmener mes affaires jusqu’à ma place au marché. Après il ne reviendrait que pour transporter de nouveau l’attirail jusqu’à la demeure au début des basfonds.

    Emmitouflée dans ma cape, on ne distinguait pas mon visage, de toutes manières qui auraient pu véritablement avouer qui j’étais. Les gens ne désiraient pas avoir des ennuis que ce soit avec moi, Dieu, le Diable ou les gardes royaux. Le silence était donc le meilleur allié.
    Je parvins à destination presque trop vite, installant comme toujours mon étalage dans un coin de la place, non loin d’une boulangerie qui venait toujours m’apporter un croissant chaud. Le boulanger avait eu un problème de migraine et mes décoctions lui sauvaient la vie, c’était sa manière à lui en plus de me remercier. Justement, il arriva à peine mon étal installé. Souriante comme toujours, j’abaissais ma cape et avec malice je glissais un petit sac noire dans une poignée de verveine que je lui tendis dans un panier d’osier qu’il me tendait en même temps que son croissant. Il me remercia comme je le fis et de quelques pièces il me remercia. Pour eux je n’étais pas chère, non pas pour eux.

    Seul à mon stand, je servis les clients avec plaisir. Une pauvre femme vint et me supplia de l’aide pour un enfant non désiré. Dans sa main se glissa une bourse de tissus noir et quelques mots rassurant. L’enfant disparaitrait dès que dans l’eau cette boisson aura infusé.
    La mort des enfants n’étaient pas une chose bien vu. Non, la vie était un cadeau de dieu, un fléau de dieu lorsque l’on n’était pas comme tout le monde.

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Lun 12 Juil 2010 - 17:55

Un dimanche matin comme les autres, enfin presque... Andrew se lève beaucoup plus tôt que les autres dimanche, lui qui est adepte des grasses matinées les jours chômés. Un mal de crâne bien prononcé, incapable de se souvenir de sa fin de soirée. Avec qui était-il ? Était-elle brune, blonde ou rousse ? Encore une fin de semaine dignement fêtée. Andrew espérait juste ne pas avoir trop fait de vagues, il se voyait mal arriver le lundi matin, attendu par se cher Richard, bras croisés, tapant du pied, trépignant d'impatience car ce dernier aurait eu vent de sa célébration de fin de semaine. Il faudra qu'il pense un de ces quatre à emmener le vieux psychorigide se détendre un peu.

Andrew sauta du lit, avala un café bien serré, fit une toilette rapide, s'habilla, prit sa gavroche, ses cigarettes et son arme et son badge au cas ou qu'il y est une affaire urgente. Il sortit se promener dans les rue d'Ambrosia, espérant qu'un bon bol d'air frais, dissiperait les vapeurs d'absinthe qui circulaient encore dans son organisme.


L'air n'était pas chaud, pas grand monde dans les rues. Il se dirigea en direction du marché. Sur le chemin il croisa quelque personne qu'il salua. Il s'arrêta auprès d'un gamin qui vendait le journal. Il faut bien se tenir au courant des nouvelles quand on est policier, la rubrique nécrologique, il n'y a rien de mieux, que Richard ne lui dise pas qu'il ne se tient pas informé. Il se dirige vers la boulangerie, quelque chose attira son attention, une silhouette capée derrière son étalage. Andrew rentre dans la boulangerie, achète quelques viennoiseries, la faim se faisant sentir et un pain. Il ressortit intrigué par cette silhouette, il se décida et alla vers elle. Il se plante devant son étalage, attrape du bout des doigts la visière de sa gavroche qu'il soulève brièvement tout en la laissant sur sa tête.


-Bonjour Madame !

Andrew regarde rapidement l'étalage sans grande conviction n'y connaissant rien en ce que vendait la femme.


-Qu'est ce que vous vendez ? Auriez-vous quelque chose contre le mal de crâne les lendemain de soirées festives ?

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mer 14 Juil 2010 - 20:01

    Mon habilité ne résidait pas simplement dans le fait de vendre mes potions sous le manteau ou quelques plantes pour soigner les blessures les plus simples, mais dans le fait de savoir de quel client il était bon de se méfier. Ceux qui minent de rien peuvent vous détruire une affaire, plus vite qu’il ne le faudrait, emportant absolument toute l’influence que j’avais pu mettre à l’intérieur. Et je le reconnus, à ce gavroche orné d’une cigarette, le gamin qui n’était pas bon d’avoir dans les pattes dès le matin. Si elle avait suivit les rumeurs et s’était bien renseignée, il n’était pas simplement un client, mais un enquêteur, assistant même du grand Welton. Une sorte de fouine à qui il ne fallait pas donner à manger. Sinon elle finirait par vous mordre la main. Encore et encore. C’est pour cela que j’ôtais mon manteau, dévoilais mon visage à moitié dissimulé sous la capuche. Libérant les boucles de mes cheveux déjà échappées du chignon hasardeux que j’avais fait avant de partir.
    Entourant mon visage, leurs couleurs brune légèrement auburn ravivèrent l’éclat blanc de ma peau pâle, accompagnant mes lèvres dans un sourire magnifique. Le manteau ne risquait rien, ses cachettes permettaient la plus grande discrétion et sans raison, le policier ne pouvait passer derrière son stand. Je le regardais s’approcher, souriant à sa venue et le saluant dès qu’il le fit. Puis me penchant doucement devant lui, j’approchais ma main de Grande Camomille, les petits sachets étaient près, un vieux remède contre la migraine.

    -La grande camomille vous aidera à oublier les verres que vous avez bus la veille. Quelques fleurs en tisane et vous aurez tout le loisir d’oublier votre mal de tête.

    Je le fixais, les lèvres esquissant un délicieux sourire, le corset de ma robe rehaussant ma poitrine dans un décolté vertigineux. Je portais une robe de couleur anthracite, foisonnant de tissu, entourant mon corps à la perfection. Je l’observais sans trop le laisser voir, détaillant sous sa casquette son regard.

    -Juste une prévention, ensuite si cela ne marche pas, nous pourrons toujours essayer quelques mélanges plus efficaces.




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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Jeu 15 Juil 2010 - 21:50

Andrew regarda la femme ôter son manteau, il fut agréablement surpris quand elle dégagea son visage de sa capuche. Lui qui s'attendait à voir une femme marquée par les années, fripée, les cheveux tirant dans les teintes de blanc, les paupières gonflées, les joues bouffies et pendantes tirant inexorablement sa bouche vers le bas tel un basset croisé avec un bulldog. Un corps difforme, la poitrine tombante jusqu'au nombril, des hanches et des fesses énormes qu'on aurait pu y faire des percutions dessus, une silhouette de poire en gros, plus fine du haut que du bas avec des mains fourchues tel les serres d'une vieille chouette. Tout pour calmer les ardeurs de ce bellâtre.

Et là devant lui se tenait cette femme d'une quarantaine d'années, bien conservée avec ses boucles brunes, son visage pâle et son sourire magnifique. Andrew en regretterait presque le fait qu'elle ne soit pas rousse. Il resta quelques secondes à la regarder, voulant ainsi mémoriser son visage, cela pourrait lui être utile dans son enquête, Richard lui a parlé brièvement d'une femme capée qui prépare des potions, elle pouvait très bien être cette personne.

Il regarda la main tendue devant lui.

-De la grande camomille..., quelques fleurs en tisane. Très bien je vous fais confiance, je vais vous prendre cela et je reviendrais vous voir si cela persiste.

Andrew Fixa la femme de nouveau, elle lui fit un sourire délicieux qu'il lui retourna. Son regard fut attiré par le décolté affriolant de la belle et il ne put résister à l'appel de la chaire et enfouit son regard dedans, contemplant le galbe de cette exquise poitrine. Il fit descendre son regard sur les hanches de la femme, constatant ainsi que sa robe lui allait comme un gant. Il se prit alors à imaginer cette femme l'invitant à quelques plaisirs charnels. Andrew se ressaisit et revint sur le visage de la femme qui continuait à lui sourire.

Tout à coups pensant à Richard, il demande à la femme :

-Par tout hasard, auriez vous du maca je vous prie ? J'ai connu cela dans un vieil ouvrage et j'ai un ami qui aurait bien besoin que sa libido soit stimulée afin qu'il puisse se détendre un peu.

Andrew sourit malicieusement à la femme attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Ven 16 Juil 2010 - 0:08

    Il me détaillait comme ses hommes toujours avide de corps. Je ne manquais rien de la portée de son regard, m’amusant un instant à jouer de plus de langueur, offrant à sa vue les courbes de mon corps. Il n’est pas bien différent de tous les petits hommes qui peuplent cette ville, avides des mêmes choses, observant sans réelle retenue les formes de ses dames, je sais déjà ce qu’il n’est pas bon de dire, et entre autre choses ce qu’il ne faut pas révéler. Je suis la marchande, bien sage, vendant les mérites de son maigre étalage, méfiante un instant mais pas un seul instant coupable. Pour moi tout ceci n’est qu’un instant, un morceau de vie sans importance, un gamin tel que lui n’aurait pu me faire grand mal et tant qu’il se contentait d’imaginer tout ce qu’il désirait, il n’était pas occupé à faire son devoir.
    A sa question, je retins un rire, amusée évidemment qu’il me pose ce genre de question, me redressant doucement je soufflais.

    -Non je ne m’occupe que de plante, ce genre de chose n’est pas dans mes cordes. Je ne connais que les recettes de grand-mère qui ôtent les maux les plus simples.

    Je m’éloignais un peu de lui, enveloppant la grande camomille dans du papier journal, formant un paquet sous mes mains que je pris peine d’offrir dans les mains même du jeune inspecteur. Me rapprochant doucement de lui. Les inspecteurs n’étaient pas tous vertueux de justice. Au contraire, certains même pourraient s’avouer pire que les criminels eux même. Je lui tends le paquet et dans un dernier mouvement lui sourit.

    -est ce vraiment pour un ami votre maca ?

    Je m’amuse à le provoquer, je connais fort bien la maca, bien que je n’en utilise que peu et il est rare qu’un homme en demande. Principe de virilité.


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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Dim 25 Juil 2010 - 14:49

Andrew approcha ses mains pour recevoir le paquet des mains même de la femme, il en profita pour regarder une dernière fois ce superbe décolté entre les bras de la marchande. Il prit alors le paquet et le serra contre son torse avec une main afin de pouvoir sortir son argent, il répondit à la femme.

-De vous à moi, pour tout vous dire ce n'est pas pour un ami, mais plus tôt pour un tyran, c'est pour mon supérieur, une vraie peau de vache celui là. Toujours à me râler dessus et à être sur mon dos. Vous voyez je ne suis plus à gamin derrière qui on reste pour éviter qu'il ne fasse de bêtises. Un peu de maca dans son thé l'aiderait surement à se détendre. Il trouverait une fille d'un soir qui l'épuiserait, ou alors il dériderait son ex-femme, mais dans les deux cas il ne serait plus sur mon dos et je pourrais ainsi vaquer à mes occupations et peut être faire connaissance avec sa fille.


Andrew sourit et attrapa un vieux portefeuille en cuir tout déformé, vestige d'une relation amoureuse. Ce portefeuille a été le dernier cadeau que lui fit celle qu'il aimait avant que la vie ne la lui prenne. Il le gardait précieusement, telle une relique pour se souvenir de cette période et surtout se rappeler les dures réalités de la vie.
Andrew regarda la femme et lui sourit :

-Je voulais vous demander, si j'ai besoin de vos remèdes, et que vous n'êtes pas derrière votre étalage au marché, ou puis-je vous trouver ?


Andrew tendit quelques pièces qu'il glissa directement dans la main de la femme, effleurant ainsi sa paume. Il sourit :

-Gardez la monnaie !


Il rangea son portefeuille dans sa poche, attendant que la femme lui réponde. Après ça, il agrippa la visière de sa gavroche, la souleva brièvement pour saluer la femme :

-Bonne journée Madame, merci beaucoup pour la grande camomille.


Il tourna les talons et partit. Après quelques mètres il s'arrêta et fit demi tour. Il retourna voir la femme, se planta devant son étalage, retira sa gavroche qu'il tien dans sa mains laissant voir son visage et demanda tout en se caressant l'arrière du crâne :

-Accepteriez-vous de prendre un verre avec moi Madame ?

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Lun 26 Juil 2010 - 23:24

    Le jeune homme semble intéresser plus par mon corps que par l’étalage de plante que je présente, après tout, il est de sa réputation de préférer les corps plutôt que les intrigues, à défaut de ce Grand inspecteur qui mène ses investigations d’une rigueur déconcertante, oubliant peut être les plaisirs les plus simples et les plus savoureux. Ceux du corps et de la chair, plaisir délicat qui ne s’offre pas que dans la douceur et qui parfois fait acte de violence comme de tendresse, à seule charge des amants qui s’offrent l’étreinte au finale. Mais il ne faut pas trop se perdre avec lui et ce n’est pas sans m’en souvenir que je laisse mon regard s’attarder sur lui, se plongeant dans les yeux de cet homme venue là en ce matin brumeux. Mes yeux s’attardent, souriant lascif aux creux des siens, le langage du regard peut s’avérer plus dangereux qu’on ne le pense, comme un défi ou une invitation au finale à découvrir des choses dont on ne soupçonnerait pas l’existence. Et me voilà en train de lancer au jeune homme, l’invitation courtisane d’un soir. Sans plus de gène que le plaisir que cela m’offre, dévoilant mes courbes lentement, plus ouvertement qu’il n’est permis de le faire. Une simple rencontre qui en ce matin sombre apportera peut être plus qu’un simple échange de parole.

    Je profite un instant de sa question, afin de lui offrir ouvertement sa venue en ma demeure, loin dans les méandres de la ville, au cœur même de ses recoins, perdue là où peut de gens se rendent, où peu de gens s’attardent, sans lui laisser se douter un instant que c’est peut être moi qu’il cherche avec tant de ferveur. Je souris et dévoile ma réponse, amusée, séductrice, indécente.

    -Chez moi monsieur. Là où il fait le plus sombre, dans quelques quartiers où vous ne vous aventurez peut être pas. Là où je pourrais à loisir vous montrer ce que les plantes savent faire et offrir. Pensez-vous pouvoir venir un soir ? Un soir pour prendre un verre de mon absinthe, celle que Monsieur Maldrin vous fait payer si cher si vous êtes l’un de ses clients….

    J’attrape l’argent qu’il me donne, telle l’Esméralda séduisant un Phébus qui ne se doute pas de la tragédie qui l’attend. J’esquisse sur mes lèvres un remerciement silencieux et je le laisse s’éloigner, le charme aura tôt fait d’agir seul, sans plus de cérémonie, l’invitation est lancée, dangereuse pour la pauvre scientifique que je suis, se drapant sous le masque de la sorcière d’une ville trop agitée pour se soucier de moi.

    -Venez chez moi ce soir, rue De Mérimin, quartier des Anges. Je serais ravie de vous offrir le meilleur des breuvages…

    Je me rapproche de lui, souriante, glissant mon corps doucement contre le sien, mon visage proche du sien.

    -Ainsi que les meilleures choses que ma demeure pourra vous offrir, l’opium et la chair et nous verrons bien ce que la nuit pourra nous offrir.

    Proche d’effleurer ses lèvres, dans un sourire malicieux je m’évincer doucement de son être et retourner derrière mon étalage, cela était finit désormais de me contenter de sa compagnie, d’autres clients devaient attendre son départ pour parvenir jusqu’à moi. Il faut penser de nouveau au commerce et attendre que la nuit aborde son approche pour pouvoir voir un peu plus de qu’il peut apporter.

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mar 27 Juil 2010 - 4:19

Andrew Attendit sa réponse, son regard plongé dans celui de la marchande, la regardant dévoiler ses courbes, plus ouvertement qu'il n'est permis de le faire. Il est sous le charme de la belle, comme envouté par cette peau pâle, ces boucles foncées et ce décolté ravageur.

Andrew fut surpris par la réponse de la marchande, agréablement surpris :

-Chez vous ! Oui je peux venir chez vous, j'arriverais à me libérer pour passer un soir et je serais ravis que vous me montriez les vertus des plantes que vous utilisez et je serais aussi enchanté de goûter à votre absinthe. Je n'ai pas encore eu le plaisir d'aller chez ce Monsieur Maldrin et puis il est quand même plus appréciable de la goûter avec la productrice.

Il sourit de nouveau à la femme replongeant ses yeux dans les siens et se dit à lui même, à quoi bon vivre si on ne le fait pas dangereusement et puis aller vers l'inconnu rajoute beaucoup plus de plaisir à la chose.

Andrew se retourna pour partir, il fit quelques pas et s'arrêta aussi tôt quand il entendit les mots de la femme. Il lui répondit :

-Chez vous ce soir rue de Mérimin, quartier des...

Andrew ne pu finir sa phrase, surpris de voir la marchande contre lui. Il sentit la généreuse poitrine de la femme contre son torse, il pouvait humer son parfum, leur deux visages proches l'un de l'autre. Il avait les poils qui se hérissaient sur ses bras, les battements de son coeur s'accéléraient et le fait d'avoir leurs lèvres proches de s'effleurer ne l'aidait pas. Andrew aurait bien embrasser la belle marchande, mais surpris de l'instant, il la vit s'éloigner en souriant malicieusement et passer derrière son étalage. Il reprit ses esprits, enfila sa gavroche sur sa tête, lança un dernier regard à la marchande et dit :

-A ce soir Madame, bonne journée.

Il agrippa la visière de sa gavroche, la souleva brièvement, salua la femme et partit.

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Sam 31 Juil 2010 - 15:07

{ Presque une semaine après son entrevue particulière]

Le mercredi soir une courte missive était arrivée. Patricia avait relayé l’information jusqu’à sa retraite familiale. La mère n’avait rien dit en donnant le papier. Pourtant, d’ordinaire, les séjours en terres Clark coupent sa fille de la ville. Entièrement. Une volonté commune et entretenue dès le début. Que se passe-t-il ? La nouvelle est bonne, puisque sa petite Marquise prolonge son séjour sur la propriété.
Jack n’est pas resté plus longtemps que prévu avec les deux femmes. Jeune, occupé, comme tout ambrosien durant les jours de l’été. Qu’à cela ne tienne. Mère et fille ensembles pour quelques temps. Depuis l’hiver Amélia n’est pas beaucoup venue ici. Madame Clark avait donc apprit le dernier malheur, par une lettre attristée, de Gorges lui-même. Enfin. Elle connait assez sa fille, pour savoir que sa pulsion de vie combat tout échec. Elle promit d’être là au 5 août pour le grand diner.
En attendant… *Tout se met soigneusement en place.*
Sa nutrition suit le code édicté par le docteur. Le vinaigre a prit place dans les réserves. La cuisinière de la grande maison a prit cela pour une nouvelle lubie « de noble ». Ce fût beaucoup plus simple de commencer tout cela sous le toit de son enfance. Là, où personne ne ferait le moindre commentaire.
Pauline avait même dénié passer, entre deux voyages, pour embrasser sa petite sœur. Elle suit son mari dans toutes les provinces. Où les petits nobles l’appellent. C’est l’avocat de toute l’engeance mercantile de ce beau royaume. Pauline est pratiquement d’une autre génération.
Si les manières d’Amélia sont rigide, celle de madame Powell sont d’une droiture sans pareil. Excessivité draconienne a en elle toute place et honneur. Peut être que la dernière des Clark prend ce chemin sans même se débattre.
Le marcher du dimanche. Celui de la grande place. C’est là qu’elle trouverait finalement de quoi débuter le traitement marital.

Le clocher sonne onze heure quand le fiacre des d’York se gare dans la rue adjacente. La dame n’est pas repassée par le manoir. Levée en même temps que les payants pour prendre la route. Malgré l’approche d’août c’est une matinée froide. Dernière petite rebelle des vents polaires. Elle n’a pas retenu les gens prés du feu. C’est le dimanche, jour du seigneur, jour de liberté. Même les esclaves ont quelques heures pour eux. Il y a du monde.
En tenue de voyage, la femme anoblie, échoue en haut de la grande rue. Les étalages sont nombreux. Malgré l’heure tardive les échangent se poursuives à renfort d’odeur et de cris. Amélia aime les marcher. Elle en a tant côtoyée enfant. Ici il faut prendre garde. Elle n’est plus la fille des cigares. Elle est madame d’York.
Bon nombre de commerçants la connaissent de nom. Elle leur fait de grandes commandes. Au moins une fois la quinzaine ils ont la bource débordante de son or. Alors on la salue avec politesse et même un certain respect. On dit que la dame traite bien ses employés. Que le scandale n’est jamais entré dans sa résidence. Qu’elle est belle aussi et cela chacun le voit à cet instant.
La réputation de mademoiselle d’Aroussin, elle non plus, n’est pas à faire. Cependant, madame la Marquise, est tout justement celle qui se moque des réputations. Bien au contraire les fortes têtes lui plaisent. Les marginaux, trouvent en elle une mécène avisée. Dés son entrée à la Cour, jeune fille, elle s’était affichée comme un esprit sans contrainte.
La bienséance ne dépend pas du nom de l’invité, mais de sa capacité à défendre son idée. *Un menuisier vaut plus qu’un Duc quand il parle du bois.* C’est ce principe qui a créé l’un des Cercles les plus disparate et les plus critiques d’Ambrosia. Elle en est fière. Il se renforce sous son aile solide. D’ailleurs les troubles politiques l’y aide plus qu’il n’est décent de le dire. Bientôt elle recevrait la belle de Sade. Cette courtisane mit au banc par une Reine capricieuse.
A présent ses yeux bleus observent la silhouette de la sorcière renommée. Une femme influente des ombres du château. Un esprit probablement intéressant. Jamais elles ne se sont vues. Amélia ne démontre pas la moindre hésitation. Le tissu, de qualité, frôle le sol un peu boueux du quartier. Elle a le visage à découvert, un peu grave, austère, et attirant pour cela. Seuls ses cheveux, un peu trop relâchés autour de son chignon, trahissent la longue matinée posée derrière elle. Une dame comme on les aime dans ce pays. Mais peut être trop lisse pour être rassurante.
Amélia est juste devant cette alliée forcée. Un moment elle la regarde. Rien ne filtre, excepté un sourire indéchiffrable. Une nouvelle partie se joue. Chacune doit en prendre conscience. Elles ne sont pas de quelconques femmes. La cliente parle très calmement et même avec douceur. Les fioritures ne sont pas les bienvenues dans sa bouche. C’est une Clark qui entre en contact avec l’interdit. Pourtant rien ne tremble.
-« On vous a passé commande, pour une dame. Elle a besoin de votre décoction pour remplir un ventre vide. »

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mar 3 Aoû 2010 - 19:00

    Le matin a filé comme la fée verte lorsque l’absinthe n’est plus. Beaucoup de gens sont venus, beaucoup de commande illicite. L’opium est partie vite, même si ce n’est pas le meilleur il vaut toujours mieux que ceux de la petite contrebande et il coute si peu aux bourses peu emplies. Les grand-mères sont venues elles aussi. Nombreuses pour quelques plantes pour les articulations, certaine confiante en mon travail pour prendre quelques plantes pour leurs remèdes. La matinée n’est pas encore finie, elle le sera lorsque sonnera treize heures. Mais pour le moment le cloché ne sonne que ses onze coups. Dressant mon regard sur la toiture de Dieu, je minaude un sourire, comme si je peux m’entretenir avec lui. Au fond c’est beaucoup plus une forme de provocation, lui montrant au passage que je survie sans lui.
    Puis mon attention s’éloigne de lui pour fondre mon regard dans la foule. Il ne me fut qu’un seul instant pour reconnaître une dame qui n’est pas à sa place dans ce décor. La démarche droite et fière, le port altier et complètement noble, une dame à la peau blanche et délicate, loin du travail harassant que font les domestiques. Santos m’a prévenu, une belle dame viendra prendre la commande. C’est donc elle, Amélia d’York, marquise de renom, dame de vertu mais infertile qui vient prendre le traitement de ce bon docteur. Je détourne mon regard d’elle et amusé je reprends cour à mon étalage, l’ignorant le temps pour elle d’accéder à mon humble commerce.

    Il ne lui faut que peu de temps pour me faire face et qu’elle se présente à moi dans toute sa splendeur. Noble parmi les nobles, aussi belle que glaciale, l’image éternelle presque des femmes de poignes qui dirigent Ambrosia. Mon regard se réveille à ses phrases et le dressant doucement vers elle, je souris. Un sourire de malicieuse, maligne qui sans retenue déclare.

    -Je ne donnerais rien contre patte blanche. Votre nom madame…que je puisse savoir quelle commande est la vôtre.

    L’infertilité et les herbes qui permettent de la guérir. Il a fallut un peu de temps pour tout préparer et il ne faut pas donner le mélange à n’importe qui. Non pas à n’importe qui…



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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mer 4 Aoû 2010 - 3:04

Les gens autour ne peuvent s’empêcher des coups d’œil curieux. Qui vient voir la Laroussin ? Les badauds ne connaissent pas le visage des nobles. Sauf peut être celui de la monarque en titre. Sa face est sur chaque pièce de monnaie. Sinon il y a les portraits. Ceux des peintres. Ces peintures que tous personnages d’Ambrosia fait en sorte d’avoir. C’est une marque. Un signe d’importance, de reconnaissance entre mille, d’appartenance...
Toutes les grandes familles ont leur arbre généalogique sur les murs. Les ancêtres de Georges sont placardés le long d’un grand couloir à la Villa. On peut ainsi remonter le temps des d’York au moins jusqu’en 1750. Les Clark ont à peine quelques croquis familiaux. Des esquisses hasardeuses de quelques artistes oubliés. Un peu comme David et ses croquis d’adolescent. Monsieur le Marquis a voulu, après les noces, faire la commande pour son épouse. Chose fait. Depuis neuf ans il attend son heure dans un coin. *Dévoilé quand je ne serais plus là pour le voir.*
Donc non aucun esclave ne peut la reconnaître ici. C’est bien pour cela qu’elle a accédé à la requête du médecin. Que ce n’est pas l’une des domestiques qui est là aujourd’hui. C’est prendre un risque. Parce que certains bourgeois côtoient ces lieux communs. Justifier sa présence l’obligerai à mentir. Amélia évite toujours le mensonge. C’est une pratique qui ne lui inspire que mépris. C’est dégradant de devoir travestir ses actes. Enfin. Elle n’a pas le choix. Il lui faut une solution. A tout prix… presque, n’importe quel prix.
Le sourire de la vendeuse la met immédiatement sur ses gardes. Cet air ne lui est pas étranger. Elle l’a souvent. Quand la situation et sous son contrôle, quand elle a l’avantage. Cette fois ce n’est vraisemblablement pas le cas. Soit. C’est déplaisant. Pourtant il faut s’en accommoder. Elle n’est pas de la dernière pluie. Cette femme sait parfaitement qui est devant ses yeux taquins. Le terrain peut être reprit. Il suffit d’un peu de poigne. Amélia lui sourit telle la louve à la lionne.
« Amélia d’York. Inutile de redire le reste. Monsieur Sentos vous a informé. » Ho non la dame n’en dira pas plus. C’est assez. Qu’elle ne s’amuse pas ainsi encore de la situation. Peu importe les rapports de force actuels. On n’embête pas une Clark inopinément. Tout le monde est au courant à la Cour ou ailleurs. Une sorcière, même la plus puissante, doit s’en souvenir. *N’est-ce pas fille de Lucifer ? * Mieux vaut ne pas solliciter des démons intérieurs de cette Marquise. Car si le scandale la contrarie la violence ne l’effarouche point. Un homme au moins peut le lui murmurer sous serment. Une confession bien choisie pour la servante des sabbats. Mais qu’importe cet engagement anti religieux tant que la future mère a ce qu’elle veut !


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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mer 11 Aoû 2010 - 17:20

    La dame ne semble pas de bonne augure. Une femme de caractère au sens aigu du commerce ? Peut être…
    Je n’ai aucune envie de la voir s’effaroucher ou bien croire un instant que je veuille la dominer. Il est certain que cette femme me pense sorcière, uniquement, commerçante du diable et de ses maléfices. Encore une qui ne croit qu’en la magie des ténèbres et qui ne se doute pas un instant que tout n’est qu’une question de science. Elle ne rend pas compte, elle, une noble que la vie s’explique d’une manière ou d’une autre et que même si Dieu existe il a lâché ses créations pour que les hommes apprennent seuls. Et j’ai très bien appris de la vie. J’ai appris la nature et ses secrets, ce que cachent les plantes. Leurs bienfaits comme leurs mauvais augures. Ne me juge-t-elle donc que comme une sorcière ? Une simple mégère de bas quartier qui ne vit que pour le diable et ses méfaits ? Cela me fait sourire, presque rire mais je retiens mon visage de laisser exprimer cela et d’un regard je me contente de la fixer avec intensité.
    Voilà donc une noble infertile assez fière de son rang pour ne pas détourner le chemin ailleurs que sur ce qu’elle est venue cherchée. Santos m’a prévenu, elle n’est pas facile, elle sait y faire en marchandage, que m’importe. Ma vie n’a été destinée qu’à l’abrutissement de l’humain et à mes recherches scientifiques. Je ne vois rien de plus qu’en ce travail la possibilité de découvrir bien des choses, plus de chose que je ne l’aurais deviné, plus de chose que ma grand-mère aurait imaginé.

    D’un mouvement rapide, je sors de mon manteau une bourse assez épaisse, au poids certain. Je la tiens entre mes mains un instant, je fais fie de ses regards, ils ne m’effraient pas même si ses yeux d’azur semble aussi froid que la mort. Je soupire, je rêvasse un instant. Je ne me moque pas d’elle, je fais juste profit de ma supériorité, elle qui dans son ignorance ne me considère que comme une vulgaire sorcière. Il est temps de la remettre à sa place.

    -Votre mari devra prendre ce remède chaque matin et chaque soir. Il risque de voir s’éveiller en lui, l’envie de son épouse. Comme l’a dit le médecin ne couchez pas avec lui sans raison. Attendez quatorze jours après le premier jour de vos menstruations. Et s’il vient à être trop désireux de vous, une petite fiole dans la bourse dans un verre d’une quelconque boisson suffira à le faire dormir et calmer ses ardeurs.

    Je sortis une autre bourse plus petite.

    -Quand à vous, vous prendrez ceci. Je dois vous avouer que je ne fais mes expériences que sur quelques personnes. Seules deux femmes ont touchés à ce traitement, l’une d’elle a eu deux jumeaux, l’autre est morte en couche. La nature ne voulait pas qu’elle est d’enfant. Et l’on ne va pas à l’encontre de la nature si ce n’est pas ce qu’elle désire. Cependant à ce que m’a dit le docteur, ce sont vos enfants qui s’échappent trop tôt de votre corps. J’ai veillé personnellement à une autre préparation qu’il ne vous a pas donnée.

    Une troisième bourse vient entre mes mains. J’attrape sa main et les lui met au cœur de la paume. Dans un sourire confiant je lui donne les dernières instructions.

    -Prenez le premier traitement. Chaque soir dans votre thé et laissez faire les plantes. Si vous tombez enceinte, commencez la deuxième bourse. Chaque soir et matin, dans votre thé, une cuillère de la préparation. Cela fortifiera votre corps, et permettra à l’enfant de résister entre vos entrailles. Ne faites cependant plus d’efforts enceinte, calèche et cheval sont à proscrire, de trop longue marche, et surtout ne laissez pas votre mari vous touchez. Il faut que votre con ne subisse aucune attaque trop violente. Et ne mélangez jamais les préparations que Vous devez prendre avec autres choses que du thé.

    Je relâche sa main et m’éloigne d’elle.

    -Gardez votre argent, je ne me fais pas payer pour ce genre de chose. J’aime étudier les plantes et vous contribuerez bien assez à mes recherches si vous avez un enfant. Maintenant veuillez m’excuser, j’ai mon costume de sorcière à remettre.

    Il est bon de parler ainsi. De ne pas passer pour une sorcière alors que ce n’est pas vraiment ce que l’on est. Cette femme peut me juger mais elle ne peut me faire plier ni même m’impressionner. Après tout j’ai tué bien de nouveaux né dans mes messes noires pour craindre de sa personne.


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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Dim 15 Aoû 2010 - 17:25

Bien sûr elle s’est renseignée. Mademoiselle Laroussin est un sombre personnage d’Ambrosia. Il lui suffit de quelques questions, aux bons interlocuteurs. Car les risques doivent être prévisibles. Amélia accepte un danger en toute connaissance de cause. Quitte à aider Dame Nature que ce soit avec la meilleure de ses servantes. Cette sorcière est douée même ses adversaires le souffle. L’accord sera donc rapide. N’est-ce pas ?
Dans ces terres enfantines. Sur le territoire des Clark il y a ces femmes au savoir ancestral. Il y a ces mère aux mains divines qui en quelques gestes font ou bien défont les miracles. Elle aurait put profiter de son ses derniers jours là bas. Aller voir la vieille tisseuse à la sortie des champs. Mais mêler les siens à sa défaillance… qu’aurait-dit Mère ? *Il n’y a guère qu’une Charpentier pour savoir que je triche.* Alors elle prend sur elle cet aveu d’impuissance. Et elle écoute la voix qui peut être la sauvera du déshonneur.
Les bources s’ajoutent au fil des recommandations. D’York tient un journal depuis neuf ans. Elle surveille son corps depuis toutes ces années. Chaque signe consigné dans l’espoir de comprendre où est sa faute. De tous, le plus dur –si tant est qu’il y en ait un- ce fût sans aucun doute la perte de Chloé. Parce qu’en ce printemps (il y a deux ans) la grossesse entrain dans son cinquième mois. A-t-on idée d’arracher des entrailles un petit être si reconnaissable, si fragile, en pas vers la vie. Toutes les précautions avait été prises ! Ce simple souvenir fait frissonner sa chaire meurtrie.
Ses iris s’attardent sur la faiseuse d’ange. Il faut à peine une seconde pour que sa paume droite soit alourdie. La main bienveillante bouscule un peu sa superbe. La vérité c’est qu’Amélia n’en peut plus de ces drames. Le sourire la pousse à parler. C’est à peine un murmure face à un sourire qu’elle ne veut pas recevoir.
« Six… tous les six enfuis, sans que je sache pourquoi. Six êtres auxquels elle s’attacha avec amour. Et à chaque fois le même gouffre infernal la reprend en son sein. A chaque fois il faut se pardonner. Cette inconnue peut-elle entendre la révolte dans cette phrase ? Ce sentiment d’injustice qui mange son humanité au jour le jour. La mort ne lui fait pas peur. Elle l’a dit au comte il y a quelques jours. Elle peut le répéter ici. Ses doigts se referment sur le tissu gonflé par les herbes. Je ferais tout ce qu’il faut voilà tout. » Assurément. Elle ne tolérera jamais un… neuvième deuil.
Sa fermeté revient à mesure que l’envouteuse s’éloigne. En effet Amélia se préparai en sortir un bource personnelle. Mais la commerçante anticipe. Un sourire carnacié détend la bouche de sa cliente. Cobaye certes. Cette Marquise n’est pas femme à s’en contenter. Un prêté pour un rendu. Elle lâche la paye sur l’étale. Elle non plut ne pliera guère. Autant en prendre son parti magicienne des ténèbres.
« Considérez-que voilà une donation pour recherches. » Un simple hochement de tête pour clore leur dialogue. Point de merci avant qu’il n’ait un sens entre elles deux. Chacune son travail. Bien. Les trois bources sont d’or et déjà dans un pli de sa robe. Quelques minutes seulement pour enclencher le processus. Les instructions sont gravées. Elles seront suivies à la lettre. Son retour à la villa annoncera donc des changements. Georges reviendra dans son lit dés ce soir. L’idée est déjà prête pour cela. Car après tout un séjour auprès d’une mère avisée adoucie n’importe qu’elle jeune femme…
Sa silhouette s’en retourne vers le haut de la rue. Aussi digne qu’en entrant. Silencieuse et drapée par sa résolution. On ne l’arrête pas une seule fois. L’intuition collective lui offre une paix précaire. La Villa l’attend pour le repas du midi. Elle sera à l’heure comme toujours. Dans un peu plus d’un mois elle aurait trente ans. Son plus beau cadeau n’attend plus qu’un peu d’eau chaude. Tandis que son âme attend tout simplement de devenir mère.


[ achevé ]

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mer 1 Sep 2010 - 15:48

Comme chaque matin, Monseigneur Bottons, prêtre d'Ambrosia sous l'égide de Sa Sainteté Monseigneur l'Évêque, se promenait dans les rues d'Ambrosia, appréciant la fraîcheur du matin après une bonne séance d'exercices matinaux dans la cour de la grande Demeure Palatine. Tout particulièrement, il appréciait le marché et ces étals, d'abord parceque cela lui permettait de prendre la température atmosphérique et politique de la journée mais aussi de voir la ville s'animer et de profiter de toutes les bonnes odeurs. Les viandes, les poissons mais aussi les fruits et les légumes, les plantes et autres aromates, un petit festival qui vous aiguisait le nez et les papilles mais aussi par une profusion de couleurs contrastaient avec le morne ordonnancement de sa tenue de prêtre, un costume entièrement noire, y compris la chemise, une croix argentée au revers de sa veste et un col blanc amidonné ou col romain fermant le haut de sa veste. Heureusement pour notre chère Phillipe, le soleil ne brûlait alors pas assez fort pour rendre sa déambulation suffocante.

Allant pas à pas d'étal en étal, serrant quelques mains qui lui étaient tendus, affichant ce sourire doux et amical que les gens cherchent dans le visage d'un prêtre, toujours un bon mot ou une petite attention pour les plus humbles et les plus croyants. N'était-il pas en quelques sortes leur fil direct avec le Seigneur ? N'était-il pas à l'écoute de leurs tourments pour les aiguiller vers le Salut ? Quoiqu'il en soit, il accomplissait son œuvre en se mêlant au peuple, s'assurant d'être aimable et serviable afin que tous soient juges de sa probité lorsqu'il vit du coin de l'œil l'étal d'Amélia. Se promettant de s'y rendre plus tard, il fit d'abord le tour du reste du marché comme si de rien n'était avant de revenir sur ces pas, fit mine d'observer avec intérêts les plantes présentées à d'autres étals avant de venir vers Mlle Lassourin d'un pas nonchalant, calme et mesuré comme c'était là toujours le cas. Il jette un œil aux plantes et aux remèdes dans leurs bocaux, sait qu'on l'observe, non, qu'on les observent, que bien des regards sont braqués sur eux, des regards curieux de badauds qui se demandent ce qui pourrait bien résulter de cette entrevue.

Phillipe s'approche, ce même sourire affable aux lèvres, détourne le regard des plants et plonge ces yeux dans ceux d'Amélia.


-"Bonjour mademoiselle Lassourin. Je m'aperçois que cet emplacement à toujours votre préférence ? Ceci dit, je comprend parfaitement pourquoi, les odeurs de boulangerie sont préférables à celles de poissonnerie lorsque l'on fait commerce. Alors dîtes-moi, de quel mal pensez-vous pouvoir prémunir les gens lorsque viendrons les premiers froid ? Pensez-vous vraiment que vos plantes les empêcherons d'attraper la grippe ?"

Une petite pique pour rassurer les plus bigotes des grenouilles de bénitiers. Non, il ne croyait certes pas aux histoires de sorcellerie et reconnaissait bien volontiers que certaines plantes avaient des vertus médicinales, cela tout docteur se serait fait un plaisir que de vous le dire, mais il était suffisamment de rumeurs sur cette femme et certaines personnes si superstitieuses qu'il se devait de se montrer prudent.

-"Et contre le mal de gorge, auriez-vous quoi que ce soit qui fut à même de soigner un mal de gorge ?"


Voilà une question que l'on pouvait attendre d'un homme d'Eglise dont la voix se devait d'être entendue haute et claire...

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Sam 4 Sep 2010 - 11:10

    Le départ de la noble m’a laissé aussi froide qu’indifférente. Ce n’est pas la première qui après service rendue, fait sa maligne, prenant de plus haut que je n’ai osé le faire. Mais son argent ne me servira pas. Je n’en veux pas. C’est ainsi que l’enfant qui passe près de mon étalage, le regard avide sur la boulangerie, aussi crasseux que maigre se voit offrir l’argent. Sans mot dire, je le lui tendis, esquissant un sourire et posant mon index sur mes lèvres, je lui signifie de se taire et de s’en aller. Elle me remercie tremblante, cherchant sa mère du regard ou qui que ce soit qu’elle puisse considérer comme sa famille puis s’en va en courant. Je la regarde disparaitre dans la foule…
    Ambrosia n’est pas que peuplé de noble, combien de pauvres gens errent dans ce monde ? la reine essaye tant bien que mal de sortir ses personnes de la pauvreté, mais combien d’entre nous ne peuvent même pas manger à leur faim chaque jour. Sa Grande Majesté essaye tant bien que mal de subvenir au besoin des terres éloignés comme ceux de son île, bon nombre finissent par faire leurs études, nourris et logé dans des pensionnats pourvus à cet effet, mais combien ne font que profiter de ses bourses pour s’empiffrer jusqu’à plus soif, cuvant leur alcool au fond de la maison close ou de tavernes écœurantes. Un sourire se dessine sur mes lèvres, alors qu’on plus loin de la masse du marché, j’aperçois mon très cher saint père…

    Je ne lui porte pas mon attention, non je fais comme il fait. Semblant de ne pas l’avoir vu. Je détourne mon visage, m’occupant à parler à une de mes clientes que je soigne contre l’arthrite. Je le laisse vagabonder sur tout le reste du marché, il viendra à moi tôt ou tard. Il vient toujours à sa sorcière préférée mon petit prêtre diabolique. Je l’observe dans son costume noir et son col blanc, je le regarde du coin de l’œil vérifiant son arrivée. Et lorsque ma cliente s’en va, bourse de plante en main, je m’accoude à mon étalage, mes mains soutenant mon visage. Je ne dresse pas mon regard sur lui lorsqu’il arrive, je souris à ses paroles, amusée, maligne comme toujours.

    -Bonjours mon père…

    Ma voix suinte l’amusement, un peu provocante, je lui laisse admirer mon sourire tout comme mon décolté. Ce cher prêtre…

    -Un peu de tisane de sauge à vous gargariser. Ou de l’huile de thym ? Pour que vous puissiez nous enseigner les bonnes paroles de notre seigneur !

    Les bigotes écoutent. Grenouilles de bénitier toujours à l’affut de l’attention du prêtre. Vieille harpies en manque de tendresse. Délaissées de leur mari et de leurs enfants. Je souris et me redresse. Passant de l’autre coté de l’étalage là où le prêtre se tient, je saisis au passage une bourse de tisane de sauge et un petit flacon d’huile de thym. Les portants à la main de l’homme, je les glisse dans sa paume veillant à effleurer du mieux que je peux sa chaire. Mon petit complice préféré, mon bon petit diable qui ne se doute peut être pas encore de tout ce que je peux lui faire découvrir.


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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mer 8 Sep 2010 - 17:24

Les rencontres avec Amélia ont toujours ce parfum d'interdit, ce parfum épicé, fragrance envoûtante qui nimbe sa chevelure et le creux de son cou. Ce goût de danger sur la pointe de la langue, le bruit du sang qui bat dans les tempes poussé par un cœur qui bat trop fort. Si ils savaient, eux, tous, les badauds comme les grenouilles de bénitier à quel jeu dangereux pouvait jouer ce si bon Père Bottons. Là, gentiment devisant au comptoir de l'herboriste sur l'art des Simples, ce qui se donnait à voir, c'était un prêtre charitable offrant une main secourable à une pècheresse reconnue, lui offrant la parole divine pour rédemption mais ce que tous ignoraient c'est à quel point cette main pouvait être marquée par le sceau de la folie. Les yeux du prêtre parcoururent le corps de la jeune femme, en apprécièrent les courbes comme toujours depuis qu'ils s'étaient rencontrés, sachant pertinemment que la jeune femme en jouait, jouait de cette influence de la chaire sur lui qui jusqu'ici par crainte, superstition et mysticisme n'avait jamais osé trop sauter le pas. Et elle, elle était devenu ce douloureux rappel de sa masculinité qui bien souvent vous étreint la nuit ou viens vous cueillir au petit matin.

Père Bottons frissonne sous ce costume noire sans que cela ne puisse se voir, sentir les cheveux sur sa nuque qui se hérisse alors qu'elle parle de cette voix chaude et provocante, ce balancement sensuel des hanches quand elle quitte son étal et enfin, cette peau, cette chair de femme qui effleure la courbe de sa propre main. Ah ! déluge de sens quand tu nous étreint. Le prêtre se saisit de la bourse de plante d'une main preste, sans faire mystère et l'enfourna dans son costume, sous sa pèlerine dans une poche discrète où vient l'y rejoindre la petite fiole.


-"Je vous remercie Damoiselle Lassourin, sans vous, que deviendrais donc nos pauvres ouailles. Quand bien même elles se plaignent, elles restent bien contentes de vous trouver quand leurs articulations les fait souffrir"

Et en cela il visait directement les vieilles femmes qui, crachant sur la jeunesse et la beauté d'Amélia, la qualifiant de sorcières et qui, le soir venu, venaient chercher chez elle de quoi calmer leurs vieilles douleurs. Et venaient ensuite s'en confesser auprès du prêtre. Ah, comme le monde est petit.
Il se pencha ensuite légérement pour pouvoir lui glisser quelques mots à l'oreille.

-"Amélia, que diriez-vous de nous rencontrer ce soir à la nuit tombé ? Nous pourrions préparer la prochaine... animation pour notre cercle d'amis communs ? Qu'en pensez-vous ?"


Toujours à mots couverts, une pointe sibylline pour ajouter au souffre de leurs entrevues secrètes. Les mystères de la foi et leurs envoûtantes révélations...

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Jeu 16 Sep 2010 - 17:30

    Il est de mes jouets préférés. Un complice avec qui j’aime faire mes mauvais augures. Je sais bien la logique de son raisonnement, et je croirais presque parfois qu’il a deviné le mien. En tous cas, notre bon prêtre n’est certainement pas un envoyé de Dieu. Au contraire même vu son plaisir à tourner autours de moi et faire ses mauvais gestes les soirs de lune noire, lorsque l’on convie le diable en Ambrosia. Ah le diable ! Ma petite image favorite, celle qui fait peur à presque tous les hommes, alors qu’il est souvent bien caché déjà au fond d’eux…
    Le jeu avec Philippe Bottons est grisant et parfois aussi dangereux. Mas bientôt une nouvelle messe noire aura lieu, bientôt. En tous cas laquelle de ses grenouilles de bénitier pourrait se douter de ce qui me lie à ce bon prêtre. Le sang qui macule ses mains lorsqu’il enfonce dans la chair tendre d’un nouveau né, le couteau du sacrifice. Une pièce de théâtre terriblement dramatique où les acteurs savent jouer leurs rôles à la perfection. Mais pour le moment, ils parlent, ils papotent, comme n’importe quel passant dans une matinée si calme. Presque trop calme.
    Je me plais à tenter le prêtre, je l’avoue sans retenue, j’aimerais l’avoir pour moi seule une nuit, un jour, un instant. Il a un charme plaisant, différent de Magnus, mais quelque chose qui me plait. Peut être juste la tentation d’un désir. Celui de le faire céder aux plaisirs de la chair, celui de le faire succomber, de le faire sombrer un peu plus dans le péché et dans ce qui lui est interdit. J’imagine souvent l’ardent désir que je pourrais lui faire découvrir et mes courbes bien souvent l’appel, complainte de luxure que je voudrais tant lui faire découvrir. Je souris comme le diable à sourit à Eve, je l’invite près de moi un peu plus à chaque fois, mais je ne fais qu’attiser son ardeur, faire brûler les cendres d’un feu qui me plairait de faire consumer. Je sais bien qu’il s’éveille peu à peu à cette envie, il suffirait peut être d’un rien pour l’avoir entre mes bras. Mais patience encore, patience…

    Je peux presque sentir l’éveil que je provoque en lui, balançant les courbes de mon corps de manières plus que provocante, ne les offrant qu’à sa vue. Il s’empresse de ranger la bourse, comme si un contact avec ma chaire suffirait à la faire chavirer. Pourtant je suis encore bien sage, il devrait le savoir, je suis capable de bien plus que cela.
    Il me parle des vieilles folles qui viennent me demander de l’aide, je n’en veux pas à ses vieilles femmes, elles ne voient que le danger de leurs âmes en venant me voir, mais le besoin de leurs corps de s’offrir mes plantes. Les douleurs que les médecins ne peuvent calmer, le savoir de leurs propres ancêtres qu’au final je possède. Combien murmure mon nom comme une bénédiction ? Combien sont si vite rappelés à l’ordre que je ne suis qu’une malfaisante sorcière ?

    Il se penche vers moi, l’odeur de sa peau se glisse contre la mienne, le parfum envoutant de la religion peut être. Je souris à ses paroles, oh oui, la nuit tombée, près de moi, rien qu’à moi sans observateur. Délicieusement je pose une main sur son bras, je rapproche ma joue de la sienne, comme si je lui disais au revoir, dans un baiser bien sage, joue contre joue et je souffle à son oreille.

    -Venez donc me voir chez moi dans deux jours. A l’heure de la nuit qui vous convient, je vous attendrais, je vous le promets.

    Je me retire doucement, sentant encore le contact chaud de sa peau, je lui glisse un clin d’œil voluptueux. Oui dans deux jours chez moi…deux petits jours mon prêtre…

    =>Une nuit d'insouciance

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MessageSujet: Re: TERMINE. Au matin, lorsque se lève la brume. [LIBRE] Mar 21 Sep 2010 - 17:57

Tentation, mère de tout les pêchés, c'est par l'envie inassouvie que s'amorce la déchéance. Or, pour notre bon prêtre, c'est par la connaissance et surtout la curiosité maladive qu'il a sombré peu à peu dans de biens sombres arpents. Et à présent, à cette curiosité intellectuelle se mêle celle de la chaire, car depuis son arrivé à Ambrosia, désormais loin du carcan minéral de la cellule d'un monastère il baignait bien souvent dans la sulfureuse fragrance émanant de la personne d'Amélia. Des courbes pleines et attirantes, des yeux qui vous commandent de la prendre là, tout de suite sur l'étal du marché et qui le tourmente jusque dans ces nuits solitaires. Des images, des souvenirs l'assaillent, il l'a déjà vue dans des situations et des postures bien plus indécentes encore, l'a entendu gémir et soupirer plus que de raisons parfois même sans qu'elle ne soit conscient de sa présence. Un profond émoi le saisi sous son habit sacerdotale. Il fait mine de rien car sa posture l'exige, il en va de leur survie à tout les deux, de la survie de son Grand Œuvre que pas un ne doit soupçonner et surtout du salut de sa personne face à la communauté.

Phillipe fait comme si de rien n'était mais frémit tout de même sous le contact de la joue de la jeune femme contre la sienne, quelques mots murmurés comme des ordres, une invitation, une promesse. Quelque chose auquel il a déjà renoncé, par peur, par devoir, il ne sait plus, ne sait pas et c'est bien là ce qui le tourmente le plus, la curiosité de savoir ce que c'est.

Phillipe se retourne enfin et prend la direction des grandes artères d'Ambrosia sans même un dernier regard à Amélia pour ne pas attirer d'avantage l'attention. Déjà mentalement il se prépare à cette prochaine nuit, à la manière dont il échappera aux frères et aux autres convers de la demeure de l'Evêché, à la manière dont il récupérera certains de ces effets avant de se rendre au lieu de rendez-vous.

Une nouvelle plongée dans l'inconnu...

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