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 A la découverte de Faust [PV : Zenon]

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MessageSujet: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mar 16 Nov 2010 - 23:59

Par une sombre nuit, Louison s'était enfin décidée à se rendre à l'Opéra. Une oeuvre de Gounod était joué : Faust. Elle en avait entendu parlé jusque dans les couloirs du palais. Eric de Soucroix interprétait le rôle principal. Celui du docteur qui échange son âme contre la jeunesse éternelle. Si Louison était du style à écouter les rumeurs, elle aurait pu penser que ce rôle était de composition. Mais, n'étant pas femme à accorder foi aux dires, elle se préparait à écouter le castra sans a priori. Pour l'occasion, elle avait revêtu une robe à tournure étroite dans les tons de vert moiré. Un ruban en soie noué dans le dos permettait de serrer le corset qui venait souligner et mettre en valeur sa poitrine. Pour assortir sa tenue, elle avait choisi une paire de gants longs et une cape qui lui couvrait les épaules.

Parée, portant en pendentif une pierre donnée par le Capitaine Winter, elle s'avança vers la calèche qui la conduirait jusqu'au lieu de divertissement. Le cocher attendait patiemment que la rouquine se présente. Courbé, il ouvrit la porte.


Madame.

Un hochement de la tête, un sourire et Louison, soulevant ses jupes, prit place à l'intérieur de ce moyen de transport. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas accordée un moment de détente et en ce moment, avec le retour de Marcus dans sa vie, elle ressentait le besoin de s'évader. Pour se changer les idées, elle décida de lire le descriptif de "Faust". Ainsi, c'était l'histoire d'un docteur qui pour connaître la jeunesse éternelle vendait son âme à Satan. L'idée centrale, elle l'avait retenu. Ce qui l'intéressait à cet instant c'était d'approfondir, d'en savoir plus sur cette pièce où le Mal tenait une place importante. Quelle coïncidence ! Une telle pièce au moment même où son ancien dresseur revenait dans sa vie. Devait elle voir là un signe du destin ? Le Mal pouvait fort bien s'apparenter à Marcus. Mais, comment interpréter ce signe si d'aventures, cela en était un ? Voilà pourquoi la rouquine voulait en savoir plus. Ce n'est pas qu'elle accordait beaucoup d'importance aux arts divinatoires et autres mais ...

Un arrêt brutal la fit s'intéresser au chemin. Passant la tête par la fenêtre, elle remarqua que l'Opéra était en vue. Finalement, elle n'aurait pas eu le temps d'en apprendre plus sur cette oeuvre. Ses pensées étaient bien trop tournées vers Marcus. Comme souvent depuis qu'elle l'avait croisé à la Cathédrale. Cet homme était toujours aussi important pour la rouquine pour son plus grand malheur ... ou pour son plus grand bonheur. Elle ne le savait pas encore. Le temps le lui dirait. Tôt ou tard, elle apprendrait si sa décision était la bonne. Pour elle.

La porte s'ouvrit. Le cocher, courbé, indiqua que la dame était arrivée à destination. Louison ne s'attarda pas pour ne pas empêcher le cocher de profiter un peu de sa soirée.


Je vous donne quartier libre mon brave. Soyez juste là pour me ramener à la fin de la pièce.

Bien Madame.

Louison ajusta sa cape et se dirigea vers l'entrée de l'Opéra. Du monde il y en avait. La noble aimait détailler les gens ainsi elle en apprenait plus sur eux. Marcus lui avait appris à déchiffrer les comportements et à agir en fonction. Marcus avait fait d'elle une femme attendrissante pouvant se révéler dangereuse. Faire de la séduction une arme. S'adonner aux plaisirs de la chair pour le seul plaisir d'avoir un ascendant sur l'autre. Parfois c'était vrai. Parfois c'était faux.

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Louison de Mertueil
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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mer 17 Nov 2010 - 18:32

<< Après-midi au jardin

L'opéra... une bien belle invention de l'Homme. Comme quoi, parfois, Il savait faire les choses bien. Zenon était un esthète né. Il avait toujours aimé les belles choses, la musique, quand elle était agréable à l'oreille, faisait donc parti de son appréciation de la vie. Encore plus quand elle était soutenue par une mise en scène et des voix qui en valaient la peine. Un vrai appréciateur d'art, dans toutes ses formes.

Comme bien souvent, il n'était pas venu seul. Les nobles sortaient rarement seul à l'opéra. Ce genre de sortie faisait parti d'une habitude fortement encrée dans les moeurs des nobles de tous les royaumes. Une sortie à l'opéra, suivit d'un repas dont on ne verrait la fin qu'à une heure bien avancée de la nuit. C'était le cas ce soir-là, descendant de la calèche, le comte tandis alors la main pour aider une dame d'un certain âge, tout à fait respectable, à descendre les quelques marches qui la séparait du plancher des vaches. L'hôte à n'en pas douter. De Lascelle ne sait pas pourquoi elle l'apprécie comme ça, cet homme de mauvaise vie, comme elle le dit si bien. Mais il doit l'intriguer. Ou peut-être pense-t-elle que sa petite fille ferait une excellente épouse à ce monsieur. En tous les cas, elle appréciait depuis longtemps sa compagnie.

Avec un petit sourire, l'homme lui laissa prendre son bras, après avoir posé son chapeau sur la tête. Son costume de soirée était parfait, queue de pie noire, chemise et col cassé blanc, nœud papillon assortit. Echarpe et manteau, légers, bien entendu, vu la chaleur qu'il faisait dehors. Alors que ce couple plutôt improbable marchait en direction du bâtiment principal, ils furent bien vite rejoints par d'autres invités à la soirée, les conversations allaient bon train. Tout le monde parlait des derniers événements ambrosien, tout tournait bien trop souvent autour des empoisonnements dont la Cour était la victime et sur l'incapacité des forces de police à mettre la main sur ce fou dangereux.

Avant que les conversations ne changent, pour se porter sur le sujet du moment, l'opéra. Ce qu'ils vont voir. Critique, voilà bien ce que l'on pouvait retenir de ce genre de conversation. Personne n'avait pu encore admirer le spectacle et déjà tous trouvaient à y redire. Ce qui faisait sourire le comte. Il aimait se laisser prendre par ce qu'il voyait, laisser une chance aux artistes de faire leur preuve, avant de les démolir. Bon Prince, n'est-ce pas? Ils lui étaient presque de toutes les façons, déjà acquis. L'homme aimait "Faust".

Dans ce hall, entouré de ses "amis", une coupe de champagne en main, Zenon du regard, faisait un tour de salle. Son regard s'arrêta alors un instant sur une chevelure de feu, tiens.... Mademoiselle de Merteuil, l'aînée cette fois-ci. Un fin sourire se posa sur ses lèvres, en souvenir de sa rencontre dans le jardin avec la cadette, d'un petit signe de la tête poli, il la salua, avant de revenir à l'intérêt de la conversation, tout en buvant nonchalamment l'alcool qu'il avait dans son verre.

La soirée allait être agréable.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Dim 21 Nov 2010 - 22:35

Louison franchit les quelques pas qui la séparaient de l'entrée de ce lieu dédié à la musique classique. Elle avait entendu des critiques. Parfois bonnes. Parfois mauvaises. A priori, Faust ne laissait pas insensible. Elle verrait bien si cette nouvelle oeuvre de Gounod allait, elle aussi, la faire frémir. La rouquine avait besoin de se changer les idées, de ne plus penser à rien durant quelques heures. Et l'opéra lui avait semblé le meilleur endroit pour cela. La voix envoutante de M. De Soucroix l'y aiderait. Pénétrant dans le hall, elle fut accostée par une hôtesse qui lui proposa non seulement de lui prendre sa cape mais également de s'avancer et de ne pas hésiter à se servir une coupe de champagne.

N'écoutant que son envie de légèreté, la rouquine fit glisser sa cape pour ... C'est alors qu'elle croisa le regard d'un homme. Celui là ne lui était pas inconnu. C'était le comte De Lascelle. Décidément, Ambrosia était petit. Elle l'aurait bien évité celui là aussi. Bien trop similaire à Marcus. Et pour l'heure, un homme dangereux dans son espace vital lui suffisait amplement. Elle lui rendit son signe de tête. Lui tournant le dos, la noble entreprit de terminer d'enlever sa cape pour la remettre à la servante dans un sourire courtois.


Merci d'en prendre soin. J'y tiens.


Bien Madame.

Cette cape lui avait été offerte par Marcus en des temps reculés. Et comme tout ce qui venait de lui, Louison y attachait un sentiment particulier. Un serveur à plateau lui passa à côté. La rouquine en profita pour attraper une coupe. Un peu de champagne pour agrémenter son envie de légèreté. Rien de mieux. Se souriant à elle même, elle porta la coupe à ses lèvres. Délicatement.

Faust ne commencera pas à l'heure. Voilà l'annonce qui venait d'être faite. Louison déçue que la ponctualité ne soit pas de mise entreprit de se fondre dans la foule afin de trouver un lieu tranquille où ce fourmillement ne sera qu'un lointain fond sonore. La rouquine ne supportait pas le brouhaha. Elle aimait le calme, la sérénité. Voilà pourquoi elle fuyait tous les lieux où les bourdonnements sont tels qu'ils donnent la migraine. C'est peut être pour ça qu'elle avait fini par céder au charme de son peintre. Enfin, arrivée dans un salon privé, elle fit signe à un serveur de venir la chercher lorsque la représentation commencera.


Je n'y manquerai pas madame. En attendant voici de quoi patienter.

Le serveur déposa sur une table une assiette de gourmandises sucrées. Le remerciant, elle le congédia. Enfin seule. Optant pour un fauteuil en velours brodé, la rouquine s'installa attendant son verre à la main. Fermant les yeux, elle se laissa envahir par la quiétude du lieu portant de temps en temps la coupe à ses lèvres pour s'abreuver de ce liquide si réconfortant.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Sam 27 Nov 2010 - 13:47

Si Zenon buvait nonchalamment son verre, son regard était pourtant revenu un instant sur la soeur aînée de Cassandre, alors qu'elle venait de lui tourner le dos, pour se débarrasser de sa cape, laissant ainsi le loisir à l'homme d'observer quelques secondes ses courbes. Aussi agréable à l'œil que sa sœur, c'était une évidence. Les cheveux presque rouge feu rajoutaient quelque chose à ce qui se dégageait d'elle. Faisant se questionner le comte sur son caractère. On disait bien souvent que les rouquins avaient un tempérament de feu, était-ce son cas? Sa cadette en tous les cas, sans cette particularité, avait un caractère bien trempée. Peut-être que tout était accentuée chez elle. Une curiosité qui le pousserait assurément à l'aborder pour un petit brin de causette. Il lui fallait juste trouver le moyen et le moment de l'approcher.

Ce qui risquait d'être un peu compliqué pour l'instant, puisque son attention était souvent demandée par les gens avec qui il se trouvait. Ce qui était bien normal, il n'allait quand même pas leur en vouloir de lui demander son avis pour tout et n'importe quoi. Au lieu de l'ignorer totalement. Quand on annonça que le spectacle commencerait avec quelques minutes de retard, un murmure déçu traversa la foule. Ces nobles aimaient que les choses commencent à l'heure, car plus ils prenaient du retard au théâtre, moins ils en auraient chez leurs hôtes ensuite. Ca n'empêchait pourtant personne de se décider à prendre une autre coupe. Certains prenaient pourtant, déjà, le chemin de la salle, pour aller prendre les places, pour profiter du calme et surtout, pour ceux qui avaient des loges, pouvoir observer les gens présents. Après tout, ce genre de sortie était aussi fait pour voir et être vu.

On vint alors leur proposer d'aller s'installer quelques instants dans un salon privé, en attendant que le tout commence. Certains acceptèrent, donc la dame qui l'avait invité. Il ne pouvait pas refuser de l'accompagné. Elle préférait attendre dans ce genre de salon, plutôt que de se rendre directement à la loge, après tout, les fauteuils étaient beaucoup plus confortable ici, que les sièges qui les attendaient pour suivre un opéra qui risquait bien de duré trois heures de temps. Ils se retrouvèrent alors emmenés, en petit comité, dans une pièce qui était déjà occupée. Par mademoiselle de Merteuil même. Comme le hasard faisait bien les choses parfois. Pourtant, l'hôte se tourna vers celui qui les guidait pour faire remarquer que cette dame n'avait peut-être en aucun cas envie d'être dérangée par leur petite troupe.

Tirant ainsi un sourire presque amusé au comte, leur démontrant encore une fois l'humanité et la sagesse de cette femme. Altruiste oui, une qualité que fort peu de personne possédait dans ce bas-monde. En tous les cas, dans leur monde à eux. Le pauvre homme balbutia une excuse, se tournant vers la demoiselle, pour savoir si cela ne la dérangeait pas. Zenon en était à penser que pour le peu de temps qu'ils allaient devoir se supporter, elle pouvait bien les accepter, non?

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Sam 27 Nov 2010 - 18:29

Louison, bercée par le calme de la solitude, sa coupe à la main, laissait son regard vagabondé au delà des murs du salon privé. Elle revenait inlassablement à sa rencontre avec son ancien dresseur. Comme si celui-ci était réellement devant ses yeux. Elle revoyait chaque trait de son visage, chaque mèche rebelle de ses cheveux. La rouquine avait Marcus dans le corps. Les émotions qu’elle ressentait en simplement l’imaginant levaient tout doute à ce sujet. Prise dans ses pensées, elle n’avait rien entendu. Aussi, fut elle surprise lorsque le valet l’interpela.

Madame, madame.

Louison tourna le visage vers celui qui l’appelait. Dans le mouvement, son regard croisa celui du Comte De Lascelle. Décidément, le destin aimait à jouer avec eux. Voilà que l’homme qui avait rendu sa soeur heureuse ne serait ce qu’un fugace instant se trouvait en face d’elle. Celui là même qu’elle avait voulu éviter, quelques instants plus tôt, tant il lui rappelait Marcus.


Excusez moi de troubler votre quiétude. Ces messieurs dames voudraient s’installer ainsi. Y voyez vous un inconvénient ?

La rouquine fut tentée de répondre qu’elle aurait aimé rester seule pour savourer le calme avant de découvrir cet opéra qui faisait tant parler de lui. Cependant, ne voulant pas paraître rustre et désireuse de ne point attirer l’intérêt sur elle, elle répondit, en souriant,

Qu’ils s’installent. Ce salon privé n’est point le mien. Il appartient à tout le monde.

Le valet semblait soulagé. Il se voyait apparemment mal conduire le groupe de noble auquel appartenait le Comte dans un autre salon. S’éloignant un peu de la rouquine, il fit son devoir auprès des invités. Cherchant à savoir si l’un ou l’autre désirait quelque chose à boire ou à grignoter. Louison fut tentée de demander une autre coupe de champagne. Mais, il n’était pas bon pour elle de laisser son esprit se troubler par l’alcool. Même si ce met liquide n’était pas des plus alcoolisés. La rouquine se contentera donc de sa coupe à moitié pleine. Adressant un sourire de convenance aux différents nobles présents, au Comte, elle les invita à prendre place si la position debout devenait pénible.

Autant profiter du confort de ces salons privés avant de devoir supporter l’inconfort des fauteuils de l’opéra.


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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Dim 28 Nov 2010 - 23:30

En un coup d’œil, Zenon avait pu se rendre compte que la demoiselle de Merteuil, dont ils étaient en train d’envahir l’espace, semblait bien être perdue dans ses pensées. Le fait qu’elle soit surprise d’entendre le valet l’appeler en fût la preuve. Un fin sourire était posé sur ses lèvres, tandis que leur regard se croisait à nouveau. Il avait cru y décelé une envie de ne pas accepter leur compagnie. Une solitaire ? Comme sa sœur ? Décidément, le destin avait décidé de le mettre sur le chemin des deux sœurs. Ce n’était assurément pas anodin.

La dame qui menait cette petite troupe remercia chaleureusement Louison, tout en s’excusant du dérangement, sans omettre de faire un petit commentaire sur le manque de réactivité du personne de cet opéra. Ca avait été bien différent à une autre époque…

Le comte écoutait tout cela d’une oreille presque distraite, mais remercia d’un petit mouvement de la tête la demoiselle qui acceptait de les laisser profiter aussi de cet espace un peu plus privé et intime. Loin de la foule de spectateur qui se pressait dans le hall principal du bâtiment. Les discussions repartirent donc, après que coupe de champagne et autres gourmandises furent commandées auprès du pauvre valet, qui risquait bien d’avoir du travail jusqu’au levé du rideau. Mais bon, il était payé pour cela, n’est-ce pas ?

Le problème quand on était seul et qu’on se retrouvait face à un groupe de noble investissant l’espace, était bien de devoir tenter la conversation avec eux. Puisque l’un ou l’autre, finirait par vous adresser la parole. De Lascelle n’aurait jamais accepté qu’on le dérange, ou il aurait quitté la place. La sœur aînée de Cassandre, elle, semblait préférer rester sur place et lança même la discussion. Rien de très pertinent, juste pour montrer qu’elle avait été éduquée comme eux.

Certains hochèrent de la tête en accord avec ses paroles et ne se firent pas plus prier pour prendre place. Le comte, quand à lui, préféra rester debout, il n’avait pas encore besoin de s’asseoir. Une main dans le dos, l’autre portant sa coupe de champagne, il vidait son verre à vitesse normal.

- Nous risquons d’être assis pendant trois heures de temps, mieux vaut profiter de pouvoir se dégourdir les jambes encore un peu. Fit-il pour toute réponse, avec un petit sourire en coin. Avez-vous déjà pu voir une fois cet opéra ? Ce n’était pas la soirée d’ouverture, voilà déjà quelques semaines qu’ils jouaient, certains aimait à venir voir un spectacle plusieurs fois de suite. C’était d’ailleurs son cas, quand l’œuvre en valait la peine. Faust, en faisait partie. Mais il n’avait pu encore découvrir cette nouvelle version.

Une façon comme une autre de lancer la conversation avec la demoiselle. Après tout, Zenon n’était pas contre découvrir la sœur de cette esclave avec qui il avait passé un excellent moment dans les jardins du palais, quelques jours plus tôt.

- Hum… excusez-moi, j’oublie tout mes devoirs. Comte Zenon de Lascelle.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Dim 28 Nov 2010 - 23:53

Je sais qui vous êtes.

Les quelques mots prononcés le furent sèchement. Louison n'allait pas jouer les candides ignorantes. Elle savait qui était en face d'elle et le fait que celui-ci ait préféré rester debout ne la surprenait guère. La réputation du compte n'était plus à faire. Enfin. Qu'il reste debout si cela lui chantait. Bien éduquée, la rouquine se força à sourire. Elle devait faire contre mauvaise fortune bon coeur et laisser de côté son besoin de solitude. Pourtant, elle avait espéré pouvoir prendre quelques minutes avant Faust pour repenser à son entrevue avec Marcus. Le destin en décidait autrement. Soit. Se tournant vers son interlocuteur, l'aînée des De Mertueil se redressa. S'il pensait qu'elle lui ferait la conversation en maintenant une position soumise, il se leurrait.

Sa coupe à la main,


J'aurai, ce soir, le plaisir de découvrir cette œuvre qui fait tant parler d'elle. Et vous même ?

Portant la coupe à ses lèvres, la rouquine ne détacha pas son regard du comte. Il n'était jamais bon de se soustraire au regard d'un dominateur aussi dangereux que celui qui lui faisait face. Cette leçon, elle l'avait apprise à plusieurs reprises à ses dépens entre les mains de Marcus Wilde, son ancien dresseur. Il était de loin, en la matière, le meilleur professeur de tout Ambrosia. Même M. De Lascelle ne lui arrivait pas à la cheville. C'est ainsi que Louison voyait les choses. Quoiqu'elle n'était pas certaine d'être réellement objective. Son ancien dresseur accaparait complètement la rouquine, son corps, son esprit. Revenant sur son interlocuteur du soir, l'aînée des De Mertueil repensa à sa correspondance avec Cassandre et à l'importance qu'il revêtait dans la découverte du plaisir de sa cadette. De cela elle aurait du le remercier. Mais ne voulant pas trahir les confidences de sa soeur, elle ne lui dira rien.

Si, pour vous dégourdir les jambes, vous désirez arpenter les couloirs ou les jardins de l'Opéra, surtout ne vous pensez pas obligé de rester et de me faire la conversation.

Louison signifiait ainsi de façon intelligente au Comte qu'elle ne désirait pas plus que cela sa présence et qu'elle ne lui en voudrait absolument pas s'il décidait de lui fausser compagnie pour trouver ailleurs oreilles plus complaisantes. Quoique la rouquine doutait que ce soit ses oreilles qui plaisaient au noble. N'était il pas réputé pour aimer le corps des femmes ? Corps qu'il pouvait, a priori, user et abuser jusqu'à l'assouvissement des plaisirs les plus bas.


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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mer 1 Déc 2010 - 21:37

Et bien, la rencontre commençait bien. A l'entendre, la demoiselle ne semblait pas réellement ravie de le voir face à elle, encore moins, parce qu'elle le connaissait. Zenon ne se faisait pas de film, il connaissait sa réputation, il savait que les femmes, qui ne le connaissait que par là, ne le voyait jamais d'un bon oeil. Les femmes de caractères en tous les cas. Bien que certaines pouvaient trouver en lui, une aventure des plus intéressantes et tombaient dans ses filets bien trop rapidement à son goût. Il était plus intéressant de se tourner vers celles qui auraient une plus grande tendance à le fuir, où était l'enjeu sinon?

- Ma réputation me précède... donc.

Ses yeux suivirent la montée de l'aînée des de Merteuil à sa hauteur. Craignait-elle quelque chose à rester assise, alors que lui ne souhaitait pas le faire? Il n'était pas réellement dans son mode de domination totale de son interlocutrice pour le moment. Mais qu'importe, c'était plus agréable de parler ainsi à son vis-à-vis. Le verre retourna à ses lèvres pour vider la coupe. Il n'aimait pas réellement le champagne, il le buvait plus par commodité, une boisson pour se... sociabilisé quelque part. Il préférait fumer, pour encore quelques minutes, il en avait le droit. Sa main alla alors chercher son étui en métal à l'intérieur de son veston et l'ouvrit d'un simplement mouvement du pouce, présentant le porte-cigarette à la dame, pour qu'elle se serve si cela lui tentait, ce n'était pas parce qu'elle lui parlait un peu sèchement, qu'il n'allait pas se montrer gentleman. Avant de prendre un cigare et de le glisser entre ses lèvres pour l'allumer.

- Je connais l'œuvre, je vais simplement découvrir cette nouvelle mise en scène. Je suis curieux de voir ce que Monsieur de Soucroix va apporter au personnage de Faust.


Si ce jeune homme réussirait à dépasser le maître qui l'avait incarné avant lui. Bien difficile de ne pas être comparé à ceux qui avaient interprétés des rôles pareils avant lui. Mais... c'était une star montante, reconnue dans tout Ambrosia, il pouvait donc lui laisser une chance. Son rôle dans Don Giovanni lui avait en tous les cas, laissé un bon souvenir, même s'il n'avait pas eu le rôle titre, puisque sa voix ne s'y prêtait pas.

Sa présence ne lui plaisait donc réellement pas, vu comment elle l'envoyait voir ailleurs. C'était justement lui faire faire le contraire. Il était ainsi, plus on le repoussait, plus il revenait à la charge. La marquise d'York en était le meilleur exemple, même si, bien évidement, la demoiselle face à lui, n'était en rien comparable, elles jouaient dans deux cours bien différentes et distinctes. Un sourire, presque amusé, passa sur ses lèvres un court instant. Pas vexé pour un sous de cette sortie. Alors qu'il recrachait de la fumée sur le côté.

- Je n'hésiterai pas un seul instant, mademoiselle, si je n'accompagnais pas le petit groupe ici présent. Madame la Baronne serait bien contrariée de me voir disparaître, ne serait-ce que pour faire circuler le sang dans les veines. Etre debout me convient parfaitement.


Autant dire qu'il n'était pas prêt à bouger, il faudrait donc qu'elle fasse avec sa présence ou qu'elle s'en aille. C'était ainsi.

- Mais peut-être est-ce ma conversation qui vous dérange... ce comte n'était en rien dupe, il aimait les gens directs, le serait-elle?

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Jeu 2 Déc 2010 - 17:36

Louison ne fumait pas. Aussi, en douceur, repoussa t elle le porte cigarette que lui tendait le comte. Avec le sourire. Il fallait toujours sourire et ce quelque soit son interlocuteur. Ne pas le mordre de suite afin de ne pas se dévoiler. Les cartes s'abattaient toujours une à une et avec prudence. Ce fut l'une des incalculables leçons données par Marcus. Leçon qu'elle avait parfaitement retenue. La rouquine ne désirait converser avec personne en ce moment. Son souhait n'était en rien propre à la présence de De Lascelle.

Elle se devait tout de même d'être aimable avec les autres membres de la cour d'Ambrosia. Après tout, l'avenir pourrait avoir besoin de liens comme celui qu'offrait le comte. Elle ne pouvait pas nier être intriguée par cet homme qui subjuguait tant sa soeur. Alors est ce cela qui l'a conduisait à être un peu plus aimable ? Peut être. En tout cas, la rouquine opta pour une attitude moins revêche tout en étant cependant sur ses gardes. Du comte elle s'en méfiait comme l'inspecteur. Celui là aussi ne lui inspirait pas confiance.


Pour que votre conversation me dérange eut il fallu que nous échangions plus de deux minutes. Même si votre réputation vous précède, je n'accorde que très peu de foi aux rumeurs et autres quolibets que les grands et petits d'Ambrosia s'amusent à faire circuler.

Toujours face à lui, Louison le détailla sans vergogne. Pourquoi avoir de la retenue dans l'observation ? Après tout, n'était ce pas un homme comme un autre ? Et quel meilleur moyen que de connaître le physique d'une personne en le détaillant allègrement et sans retenue ? Ainsi, la rouquine nota les traits de son visage, la couleur de ses yeux qui lui semblait tirer vers un bleu sombre dès plus captivants. L'homme qui lui faisait face était d'une stature moyenne mais qui convenait parfaitement pour le face à face qui se déroulait. Elle se félicita cependant d'avoir mis des chaussures rehaussées pour venir à cet opéra. Dans le cas contraire, il aurait eu tout le loisir de la toiser. Avec son 1m65, elle ne faisait pas le poids. Tout en continuant son inspection, la rouquine revint sur l'oeuvre qu'ils s'apprêtaient à aller voir.

Je n'ai pas eu le plaisir d'assister à la représentation précédente. Aussi, ne ferais je aucune comparaison entre les ténors. En revanche, j'ai déjà eu l'occasion d'entendre la voix de monsieur de Soucroix et des frissons il m'en a donné.


Revenant plonger ses yeux bleus dans ceux du comte, Louison porta la coupe qu'elle détenait à ses lèvres tout en lui soufflant.


Et il est rare que je ressente de telles secousses autrement que dans les bras d'un homme.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Dim 5 Déc 2010 - 4:20

Son interlocutrice refusait la cigarette, parfait, une bonne chose, saine. Lui aimait se pourrir la vie ainsi. Un péché comme un autre. Dont il ne se passait pas. La fumée prenait possession de sa bouche, alors qu’il écoutait la réponse de la dame. Honnête, il n’y était donc presque pour rien sur le fait qu’elle ne souhaitait que fort peu l’avoir comme interlocuteur pour la soirée. Il comprenait le besoin de solitude qui pouvait prendre les gens parfois, puisqu’il le ressentait lui aussi. Mais les bonnes manières les obligeaient tous à converser, à bien se tenir. Les codes, on n’y échappait pas, encore moins quand on portait des titres, comme ils en portaient tous ici. Ils n’allaient quand même pas s’en plaindre, il y avait tellement d’avantage à être noble dans ce royaume, que les petites contraintes, devaient être mises de côté. Enfin, il le voyait comme cela, depuis qu’il était sorti de l’Education.

- Et qu’avez-vous entendu sur mon compte ? Oui, il était toujours curieux de savoir comment les gens le voyaient. C’est tout à votre honneur de ne pas écouter les commérages, Mademoiselle. Je ne peux qu’être de votre avis.

Ce qui ne l’avait jamais empêché d’écouter, juste pour voir si la rumeur correspondait au personnage, ou non. Les de Merteuil, par exemple, n’étaient pas en état de grâce auprès de la couronne, ça ne l’empêchait pourtant pas d’engager la conversation avec les deux représentantes au palais. De s’amuser même à des jeux plus intimes avec l’une d’entre elle. Mais Zenon avait toujours aimé vivre dangereusement, il ne s’arrêterait pas aujourd’hui. Et il se moquait bien de ce que pourrait penser certains, de le voir converser avec l’aînée de Cassandre.

Le regard insistant de la jeune femme, ne le gêna pas outre mesure, si elle voulait le voir sous toutes les coutures, elle pouvait toujours le lui demander, il était prêt à lui donner un aperçu dans un coin plus tranquille, qu’entourer de tout ces gens. Et puis, puisqu’elle ne se gênait pas pour le faire, il allait, lui aussi, en profiter un peu. L’air de famille entre les deux sœurs était indéniable, bien qu’elles soient bien différentes l’une de l’autre. Au niveau du physique en tous les cas, car pour le peu qu’il venait de côtoyer Louison, il pouvait parier que les caractères étaient tout deux pareils.

Une belle rousse, oui, des yeux bleus captivants, même si l’acier était beaucoup moins présent que dans les prunelles de la Marquise d’York. Sourire en coin, il crachait la fumée de cigarette par le nez, lui donnant l’air d’un dragon en repos.

La conversation revint au sujet de la soirée, il haussa légèrement un sourcil, tout en souriant quelque peu, alors qu'elle parlait des sensations éprouvées en entendant la voix du ténor... ces femmes.

- Vous n'êtes assurément pas la seule à ressentir ce genre de frisson en l'écoutant. C'était bien connu que ce genre d'homme faisait tourner la tête à ces dames. Une cloche retentie alors, annonçant à ces messieurs, dames, qu'il était temps de se rendre à leur place. Hum... je pense que nous n'aurons pas l'occasion de faire plus ample connaissance pour l'instant. Pas de doute que ça devait arranger un maximum la rouquine.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Lun 6 Déc 2010 - 20:01

Louison ne s'était nullement offusquée que le comte la dévisage. N'avait elle pas fait de même ? Lorsque la nouvelle du commencement du spectacle leur parvint, la rouquine en fut presque déstabilisée. Finalement, converser avec Monsieur De Lascelle ne lui déplaisait pas tant que ça. Il était comme le feu auquel les papillons se brûlaient. Enfin, ainsi le voyait elle. Et cette image lui plaisait assez. Bien entendu, Marcus gardait en ce domaine sa préférence mais cela ne l'empêchait pas de soulever une comparaison possible.

Si elle n'avait pas jugé utile de répondre à sa question - à savoir ce qu'elle avait entendu sur son compte - elle releva par contre sa dernière remarque. Avant de lui rebondir sur le fond de la pensée du comte, elle termina sa coupe de champagne sans cesser de noyer son regard dans celui de son interlocuteur.


Monsieur le comte pense alors.

Hélant un serviteur, la rouquine posa sur le plateau son verre vide. Revenant sur le noble, l'aînée des De Mertueil, dans un sourire, poursuivit.

Tenez vous vraiment à mettre un terme à notre entrevue ? La cloche a retenti en effet mais vous comme moi savons que la pièce ne débutera pas avant une demi heure. Et en 30 minutes, il peut s'en passer des choses. Sans compter que notre place étant réservée nous aurons toujours une place assise.

La rouquine jouait avec le feu et le savait pertinemment. Mais, la curiosité de mieux connaître, de mieux percevoir celui qui avait ouvert sa sœur au plaisir, au désir la taraudait. Peut être que les rumeurs étaient infondées et que cet homme était un saint. Cette idée la fit tout de même pouffer de rire un court instant. Elle n'y croyait pas elle même. Il n'avait pas l'allure d'un chevalier blanc. Il ressemblait beaucoup plus à un chevalier noir prêt à fondre sur sa proie. Là encore, des similitudes avec Marcus pouvaient être relevées.

Dites moi Monsieur le Comte qu'avez vous de plus que les autres hommes pour avoir ouvert Cassandre aux bienfaits qu'un corps peut ressentir à l'approche d'un autre ?

Louison avait posé la question qui la poursuivait depuis qu'elle avait lu la lettre de sa soeur évoquant le moment vécu dans les jardins du palais. Elle ne s'était pas dérobée au regard du comte et n'avait pas rougi de tant d'audace. Après tout, n'était il pas naturel pour une aînée de prendre soin de la cadette ? La rouquine cachait bien des ressources et du caractère, surtout lorsque sa soeur était au centre de ses interrogations, de ses préoccupations. Elle aimait se montrer douce, coopérative. Cela lui permettait de mieux se fondre dans le décor et ainsi observer à sa guise la faune ambrosienne. Fut un temps, cela lui permettait d'engranger des informations qu'elle communiquait à son amant pour mieux l'aider dans sa tâche. Mais, maintenant ... maintenant ce n'était plus le cas. Si Louison aimait toujours observer, détailler, elle gardait ce qu'elle apprenait pour elle. Et si d'aventures, il prenait l'envie à Marcus de la torturer, de la soumettre violemment pour connaître ses secrets, il serait surpris d'entendre le silence en réponse. Louison était déterminée à ne plus céder facilement à l'homme qui l'avait dressé.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Jeu 9 Déc 2010 - 17:36

Et bien, et bien... cette demoiselle semblait avoir un sens de la répartie. Cherchait-elle à le vexer avec de telles paroles? Il en faudrait plus assurément, une autre femme avait assurément des piques bien plus acerbes et violentes, pour qu'il s'en offusque. Là, c'était presque un peu trop facile. Oui, il pensait, souvent avec autre chose que ce qu'il avait entre les jambes. Ce n'était pas parce que c'était un homme ouvert aux plaisirs de la chaire, un libertin, qu'il ne vivait que part la luxure et ne savait pas penser à autre chose que cela. Posant son verre sur un plateau, il eut un petit sourire pour son interlocutrice, alors que la fumée qu'il recrachait à nouveau, montait vers le plafond.

- Si ce n'était pas le cas, je ne serais pas ici, demoiselle.


Voilà que c'était elle, maintenant, qui ne souhaitait plus le quitter. Elle changeait d'avis comme de chemise, cette femme, non? Comme sa sœur. Décidément. Gardant son sourire aux lèvres, il l'observa un instant, silencieux, reprenant une longue taffe de son cigare. Après tout, elle lui avait bien fait comprendre que sa présence ne lui était pas plus agréable que cela et qu'elle ne verrait aucun inconvénient à ce qu'il s'en aille. Voilà que maintenant, elle tenait le discours inverse. Il ne comprendrait décidément jamais ces femmes.

- N'était-ce pas vous qui, il y a quelques minutes, me disiez que je pouvais aller me dégourdir les jambes, sans que cela vous dérange? Pourquoi voulez-vous me garder à vos côtés, maintenant qu'il ne nous reste plus qu'une demi-heure à tuer avant que le spectacle ne commence?


Curieux, oui, c'était bien l'un de ses pires défauts. Surtout quand on le titillait ainsi. Son regard se porta alors un instant sur ses amis, qui décidaient chacun de ce qu'ils allaient faire, certains se rendaient finalement déjà aux balcons, pour avoir droit aux meilleurs sièges de la loge. C'était toujours ainsi. Et Zenon tenait à pouvoir apprécier autant la mise en scène, que la musique... quelqu'un lui garderait une bonne place, il en était sûr. Son hôte le lui fit d'ailleurs remarquer, puisqu'elle le voyait en charmante compagnie, autant qu'il en profite encore un peu. Il la remercia d'un petit signe de la tête, avant que son attention ne revienne complètement à la dame de Merteuil. Surtout qu'elle l'avait à nouveau intrigué en parlant de ces fameuses 30 minutes.

- Qu'espérez-vous qu'il se passe pendant ces 30 minutes?

Lui avait quelques idées en tête bien entendu, il verrait s'ils étaient sur la même longueur d'onde, ou pas. Mais voilà qu'il comprenait mieux pourquoi son interlocutrice semblait d'un coup vouloir avoir un peu de temps avec lui pour converser. Tomba sur le tapis, l'histoire de la frangine, ne le faisant pas réellement réagir. Son visage restant plutôt neutre. Alors comme cela, elle savait? Les nouvelles allaient vite dans ce palais! Qui avait pu les voir tout deux? Les frangines avaient-elles un moyen de communiquer?

- Qui vous en a parlé?

De Lascelle avait le droit de le savoir quand même. Un instant, son esprit se remémora l'après-midi dans les jardins, la rencontre, la séduction. N'ayant pas oublié, que la demoiselle devait maintenant attendre, avec une envie grandissante, qu'il vienne la voir dans sa cellule. Pour la faire sienne. La fumée passa ses narines, ses lèvres ne lâchant pas ce sourire qu'il abordait depuis quelques minutes. Elle serait bientôt à point, il n'aurait plus qu'à la cueillir ainsi. Voilà pourquoi il la faisait encore un peu patienter.

- Je l'ai considéré et respecté comme la femme qu'elle est. En m'occupant de son plaisir à elle, avant le mien. Voilà tout.


Ce n'était pas bien difficile, quand on savait comment approcher ces petits animaux craintifs.

- Mais je ne pense pas que votre sœur, apprécierait de savoir que nous en parlons ensemble.

Cela faisait parti du domaine intime de Cassandre, ne connaissant pas la relation entre elles, il ne préférait pas risquer de la mettre en danger et de se fait, de risquer de s'apporter à lui aussi, quelques ennuis malvenus.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Ven 10 Déc 2010 - 16:02

Peu m'importe les dires et les pensées de ma soeur.

Louison n'allait pas dévoiler au comte leur relation, leur complicité mais également l'habitude que chacune avait de se mêler de la vie de l'autre. Cassandre ne se gênait pour pour juger la vie sentimentale de son aînée, pour exprimer son avis et ce même de façon agréable. Combien de fois s'étaient elles disputées au sujet de Marcus ? Mais ceci pas besoin de l'exposer. Cela ne regardait personne d'autres que les De Mertueil.

Souvent femme varie et la rouquine venait donner foi à l'adage. En effet, sa présence l'avait dérangé alors qu'elle voulait repenser à son altercation avec Marcus. Mais maintenant, elle était intriguée par cet homme précédé de sa réputation. Il savait faire parler de lui De Lascelle.


Je ne vous retiens pas cependant si vous estimez ne pas avoir ses 30 minutes à perdre en ma compagnie.

Il était libre d'accepter ou non de passer ce temps supplémentaire en sa compagnie. Il ne devait surtout pas se sentir obligé de satisfaire les convenances ou quoique ce soit d'autres. La rouquine lui tourna le dos pour se diriger vers l'une des baies vitrées. Son regard perdu dans le vague, les bras croisés, elle interpella le comte sans vraiment savoir si celui ci était resté là. Mais n'ayant rien entendu, elle le pressentait toujours là.

Monsieur le Comte serait il frileux à l'idée de rester dans cette pièce en ma compagnie pour bavarder, échanger comme deux personnes civilités que nous sommes censés être ?

Le "censés" dessina un sourire sur les lèvres de la rouquine. Oui, ils étaient bien censés être civilisés. L'éducation avait été là pour ça. Pour les rendre plus noble que noble. Pour leur apprendre l'humilité, l'obéissance, le respect et bien d'autres futilités du même genre. Si beaucoup de nobles ne ressortaient pas indemne de cette étape obligatoire, certains en ressortaient plus violents, plus noirs, plus sombres. Louison se situait entre les deux. La noirceur avait en effet grandi en elle au contact de Marcus. Mais cette obscurité tentait à s'éclaircir parfois. Surtout lorsqu'elle était dans les bras d'Antoine ou lorsqu'elle discutait avec Nicolas De Choiseul. Elle savait qu'il fallait peu de choses pour qu'elle bascule d'un côté ou d'un autre. La rouquine oscillait entre les deux mondes sans vraiment faire son choix. L'un comme l'autre présentait des intérêts. L'un comme l'autre l'attirait. Mais là, avec le retour dans sa vie de son ancien dresseur, seul le Divin connaissait l'avenir qu'elle allait se choisir. Cet avenir où elle risquait de creuser encore plus le fossé entre elle et sa soeur. Ah sa soeur ! Quelle furie magnifique elle pouvait faire ! Son caractère entier l'aveuglait parfois, souvent.

Ne trouvez pas vous pas que le noir de la nuit est envoutant ?

Question à double sens, à double portée. C'est sciemment qu'elle l'avait posé. Louison donnait à la nuit de plus en plus de sens. Le noir - couleur si cher au coeur des pervers et autres psychopathes d'Ambrosia - la séduisait. N'était ce donc pas d'ailleurs pour ça qu'elle retombait dans les bras d'un homme qui l'avait violenté, abandonné, malmené mais si fortement aimé ?


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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mar 14 Déc 2010 - 23:51

Bien... cette femme était décidément déconcertante. C'était une manie chez le comte ces derniers temps, de tomber sur des femmes au caractère changeant et difficilement cernable. Sans que cela le fasse fuir pour autant. Il aimait les caractères difficiles. Ca prouvait que la dame pouvait être intéressante. Certes, une jeune écervelée de temps en temps, pour le plaisir de la chaire, était agréable. Mais il avait aussi besoin de pouvoir échanger avec des gens doués d'esprit. Ce qui était parfois bien plus difficilement trouvable, dans cette ville de vices et de luxures. Que ce soit homme ou femme d'ailleurs, tous pensaient souvent par ce qu'ils avaient entre les jambes, avant d'utiliser ce qui leur servait de cerveau. Il était dur avec ses compatriotes, mais il savait qu'il avait loin d'avoir tord.

Elle se moquait des pensées de sa soeur, mais ne continua pas l'interrogatoire. Ca pouvait surprendre, non? Rien qu'avec cette simple phrase, il pouvait comprendre que la relation entre les deux frangines ne devait être réellement au beau fixe. En connaissance de cause, il pouvait comprendre pourquoi. Elles n'étaient pas tout à fait compatibles. Ou si c'était le cas, elles pourraient peut-être devenir dangereuses. Enfin bon, il ne s'impliquerait pas longtemps dans leur vie, juste le temps d'aller chercher son du dans les sous-sols du palais. N'oublions pas qu'il avait un tableau de chasse à tenir. Malgré tout ce qu'il pouvait faire penser. Sa réputation n'était pas totalement fausse non plus.

- Je vois cela.

Voilà que Mademoiselle de Merteuil lui faisait presque comprendre qu'elle tenait à ce qu'il passe ces 30 minutes avec elle. Quand il la pensait difficilement cernable. Un fin sourire aux lèvres, il l'observa silencieusement. Cherchant à percer ses pensées. Sans grand succès pour le moment. Voulait-elle voir jusqu'où il était capable d'aller? Pouvoir avoir une conversation avec lui, pour mettre du poids aux rumeurs ou non? Sûrement. Il était souvent testé de la sorte.

- Je n'ai pas grand chose à faire d'autre.

Il ne s'était jamais sentit obligé de rien. Et si ça avait été le cas avec son interlocutrice présente, il serait bien plus rapidement partit. Le cigare entre ses lèvres, il la regarda s'éloigner de lui, pour aller contempler la nuit Ambrosienne. Il suivit le mouvement, se posant à côté d'elle, son regard dans la même direction, une main posée dans son dos, lui donnant ce maintien si noble. Autant dire qu'il en imposait rien que par sa prestance. Et il se devait d'en avoir dans un lieu tel que celui-ci, ou tout le monde observait tout un chacun, pour y déceler le moins défaut. Paraître en société était tout un art, que de Lascelle avait apprit à maîtriser presque à la perfection.

- Je n'ai peur de rien, Mademoiselle de Merteuil. Sachez-le. Et ce n'était pas pour se rendre intéressant qu'il disait cela, peu de chose lui faisait réellement peur en ce bas-monde. Alors ce n'était pas une petite demi-heure en compagnie d'un individu, à la silhouette plutôt avantageuse, qui allait lui poser un réel problème ou une peur quelconque, mis à part le manque de conversation peut-être, s'ils ne trouvaient pas de terrain d'entente. Censés... pensez-vous que nous sommes tous loin d'être civilisé? Que nous ne sommes que des barbares?

C'était sûrement le cas, sans aller jusque là, on pouvait bien dire que tout ce petit monde était composé de fourbes et hypocrites de la pire espèce. A quoi bon l'Education? Puisqu'une fois passée, les mauvaises habitudes revenaient au galop, avec l'expérience apportée par le "maître". Rien de bien réjouissant finalement, cette traduction était d'une inutilité fâcheuse... quand est-ce que la Reine le comprendrait-elle? Cassandre en était l'exemple typique... triste.

Son regard était perdu sur les rues noires d'Ambrosia, peut-être portée par un souvenir macabre, ses yeux brillaient d'une lueur quelque peu malveillante, alors que la fumée qui s'échappait de ses narines, entourant un peu sa personne lui donnait un air de diable. La question de la dame à ses côtés lui parvint finalement.

- Prenant parfois, même. Lâcha-t-il naturellement. Sans aucun sous-entendu, il aimait se faire entourer par la nuit noire. Son regard acier se tourna vers elle. En quoi vous attire-t-il?

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mer 15 Déc 2010 - 20:09

Songeuse, la rouquine l'était. Le noir de la nuit l'envahissait lui faisant oublier un instant qu'elle n'était point seule. Qu'elle était accompagné d'un homme dangereux si la réputation était justifiée. Mais de cela, elle s'en moquait. Elle ne se fiait pas aux racontars colportés par des personnes malfaisantes ou qui pris par l'ennui n'avaient que leur langue pour se distraire. Qu'avait il de si attirant ? Tellement de choses.

Le noir monsieur le Comte est fascinant. Il cache tout, pardonne tout. Il permet de lever les masques, de jouer cartes sur table sans être mis dans la lumière, montré du doigt par les biens pensants du royaume. N'était il pas un doux nid pour les personnes noctambules, aimant évoluer la nuit ?

Louison pensait à elle même en disant cela. Combien de fois avait elle pris le chemin reliant le palais au cinéma de nuit depuis qu'elle était à Ambrosia ? Un nombre incalculable de fois en fait. Ce chemin elle pouvait même le parcourir les yeux fermés. D'instinct, elle rejoignait Marcus.

Dites moi monsieur le comte ... Louison se retourna violemment manquant de se brûler au cigare pour poser son regard sur son interlocuteur ... est ce vrai que vous éprouvez du plaisir dans la souffrance ? Je ne devrais pas vous poser cette question il est vrai mais que voulez vous les femmes sont curieuses ? Elle avait accompagné cela d'un doux sourire qui se retrouvait également dans son regard.

Posant ses mains sur sa taille, elle attendait la réponse du comte. Le détaillant - elle était si proche - elle remarqua quelques rides qui ne faisaient qu'accroître son charme. D'ailleurs, ne disait on pas des hommes qu'ils se bonifiaient avec l'âge ? Ils avaient cet avantage là sur les femmes qui devaient sans cesse faire appel aux artifices pour espérer garder un pouvoir de séduction. Dans sa contemplation, Louison fut interrompue par un serveur qui venait leur rappeler que Faust allait commencer. La rouquine lui lança un regard sombre qui voulait tout dire. Etre ainsi dérangée ne lui plaisait guère.

Nous ne sommes pas séniles tout de même. Vous êtes venus il y a 5 minutes pour nous en informer. Nous sommes tout de même libre de profiter des minutes restantes comme nous l'entendons non ?


Le serveur bredouilla quelques excuses tout en rougissant. Louison revint sur le comte.

Rassurez moi je n'ai pas menti à l'instant. Vous n'êtes pas sénile ?

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Ven 17 Déc 2010 - 12:41

Si Zenon pouvait lire dans les pensées, il serait plutôt amusé de celles qui passaient par l'esprit de la demoiselle de Merteuil. Il ne savait pas que les rumeurs le qualifiait de dangereux. Certes, pour certains mariages en péril il pouvait l'être, mais pour le reste... personne, mis à part son majordome, n'avait connaissance de ses petites promenades digestives à la nuit tombée, dans les ruelles d'Ambrosia, à la recherche de chaire fraîche. Ce n'était pas non plus assez régulier, pour que cela inquiète qui que ce soit. Il savait se passer de ce besoin, n'y répondant que quand l'envie devenait trop forte. Il réussissait à faire passer cela dans certains de ses rapports intimes, surtout avec les hommes en fait, la violence étant plus de ce bord à ses yeux.

Il restait attentif à la réponse de son interlocutrice. Etant plutôt d'accord avec ce qu'elle lui disait. Le noir permettait tout, oui.

- Il l'est, c'est certains. Etes-vous de ces personnes, Mademoiselle?


Lui, était un oiseau de nuit, c'était bien connu. Après tout, ses activités se passaient souvent pendant cette période. Elle y était plus propice. Semblant décupler les envies et les sensations. Il ne s'en privait donc pas. Se laissant voguer dans ses pensées, appréciant la fumée de son cigare, il fût presque surprit de sentir que son interlocutrice se tournait avec vigueur vers lui, manquant de se brûler à son cigare qu'il ramenait une énième fois à sa bouche.

Intrigué, il tourna la tête dans sa direction pour voir ce qu'elle souhaitait savoir de si important, pour d'un coup, vouloir un face à face. Sa question le laissa on ne peut plus perplexe et silencieux quelques secondes. Alors voilà ce que pouvait raconter les rumeurs sur lui? Un fin sourire, plutôt amusé, se posa gentiment sur ses lèvres, tandis qu'elle s'excusait d'une telle interrogation, mettant cela sur la curiosité des femmes. Bien sûr...

- Pourquoi me demandez-vous cela? Seriez-vous intéressée à tester le degré de mon plaisir face à la souffrance?

Deux manières de voir la chose, soit, elle pensait qu'il prenait son pied quand on le faisait souffrir, soit quand c'était lui qui faisait souffrir. Les deux cas, était vrai. Même si son côté dominant préféré faire subir que subir. Bien entendu. Enfin, si tout cela avait un rapport avec quelques jeux sexuels... mais étant un homme, il était normal qu'il pense directement à cela. Contrairement à beaucoup de ses concitoyens, le Comte n'avait aucune honte, aucun tabou, à en parler librement. Le sexe faisant parti intégrante de leurs mœurs, pourquoi devenir rouge pivoine à chaque fois qu'un tel sujet était abordé?

- Ou souhaitez-vous en apprendre plus pour pimenter vos ébats?


Voilà, c'était posé. Il se moquait bien de savoir ce qu'elle penserait de sa question. Elle avait lancé la discussion. Maintenant, on verrait si elle la tiendrait jusqu'au bout.

L'élan fût coupé par un jeune serveur un peu trop zélé. Le regard de de Lascelle se porta un instant sur lui, toujours ce petit sourire amusé en coin. Le pauvre, se faisait remettre en place comme il se devait, par une Louison en colère. L'homme quand à lui, resta silencieux, avant que l'attention de la rousse ne se reporte à nouveau sur sa personne. Un rire passa ses lèvres.

- Je n'en ai pas encore l'âge, rassurez-vous.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Sam 18 Déc 2010 - 21:48

Je le suis monsieur le comte. Je le suis.

En effet, Louison était de ces personnes qui aimaient la nuit, son noir et sa discrétion. Ainsi, elle pouvait aller et venir anonymement, sans que personne ne remarque quoique ce soit. Ni la direction qu'elle prenait, ni les marques qu'elle pouvait avoir, ni rien du tout au final. La rouquine aimait le cocon nocturne car il était synonyme de "porte ouverte" à toutes les folies, même les plus dangereuses.

Une lueur malicieuse dans ses yeux bleus, une posture droite, elle planta son regard dans celui de son interlocuteur. Les nouvelles expériences n'étaient pas pour lui déplaire. Surtout depuis que son dresseur avait refait surface et était venu la trouver. Elle aimait les défis.

Tout dépend quelle est votre résistance à la douleur.

Marquant encore plus son regard, elle poursuivit.

Si c'est pour que vous pleuriez dans les cinq minutes, cela ne m'intéresse pas ... Louison plaça sa main droite sur le torse du comte ... En revanche, si vous tenez la distance et que vous me donnez carte blanche, cela pourrait être tentant.

La rouquine avait appris le jeu avec Marcus. Et, si elle avait changé d'amant, elle n'avait pas modifié ses envies. Oh elle les avait mis en sourdine avec Antoine, avec son peintre mais elles étaient là en elle, dans chaque parcelle de son corps. Sa débauche à elle était de trouver son plaisir dans les rapports exotiques que Marcus avait institués entre eux.

Promenant sa main sur le torse masculin, sans baisser le regard, ou se départir de sa posture droite, la noble continua d'un ton à demi provocateur.

Vous pensez sincèrement que j'ai besoin de vous pour pimenter vos ébats ? Je ne suis pas Cassandre et je ne vous ai pas attendu pour sentir les vibrations orgasmiques traverser mon corps et mon âme. Vous n'êtes pas un sauveur pour moi ... se rapprochant vers le comte en faisant attention de ne pas se brûler, elle lui murmura d'une voix doucereuse ... Vous ne pouvez même pas être un éducateur ou un façonneur. Le seul rôle que vous pourriez éventuellement avoir est celui de proie à mettre dans mon lit.

Le jeu amorcé par Louison tournait d'une drôle de façon. La rouquine était venue regarder un opéra et non pour séduire l'homme dont sa soeur lui avait parlé. Et encore moins le mettre dans son lit. Réalisant cela, elle se recula doucement. Intérieurement, elle compta le nombre de verre qu'elle avait bu. Il se pourrait bien que le champagne lui faisait dire n'importe quoi. Pourtant, d'ordinaire, elle ne dérapait pas au bout de deux flutes. A moins que ce soit le champagne qui lui donnait le tournis et lui faisait dire n'importe quoi.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Dim 19 Déc 2010 - 16:23

Ils pourraient donc s'entendre, puisque tout deux était des créatures de la nuit. Parfait, parfait. Il resta silencieux après cette réponse, le sujet n'avait pas besoin d'être plus étalé que cela. Après tout, ce que pouvait faire cette demoiselle de ses nuits, ne le regardait en rien et ne l'intéressait pas plus que cela. Il n'était pas avide des ragots et des rumeurs, comme beaucoup ici. Non, il ne les cherchait pas, il les écoutait d'une oreille quand certains aimait en parler, mais sans plus. Elle faisait bien ce qu'elle voulait de sa vie.

La conversation prenait une tournure intéressante et il était évident qu'ils entraient tout deux sur un terrain que connaissait bien le comte. Il appréciait presque de voir que son interlocutrice ne semblait pas plus gênée que cela, de parler ainsi de quelques pratiques plutôt... exotiques, dirons-nous. Après tout, le plaisir dans la douleur n'était pas un creno que beaucoup aimait suivre. Tout dépendait de la violence de la douleur bien entendu. Mais... c'était encore et toujours un sujet sensible, surtout avec ceux qui avaient passés l'Education. Tout le monde ou presque, avait subi ce genre de chose et beaucoup, en gardait un très mauvais souvenir. Même lui. Mais il avait apprit à aimer et à trouver le bon équilibre. Un léger rire passa ses lèvres, quand de Merteuil lui fit bien comprendre que c'était lui qui risquait de subir... encore une.

- Tiens donc, je ne suis pas étonné que vous aimez faire souffrir vos partenaires.

Lui était bon joueur, tant que les deux partis trouvaient du plaisir dans leur échange, il était prêt à se laisser faire. Ou presque. Il aimait pouvoir reprendre les rênes de la partie à un moment ou à un autre. Juste pour montrer qu'il savait aussi être un homme. Son interlocutrice semblait on ne peut plus exigeante, lui arquant un sourcil de considération.

- Hum... ai-je une tête à pleurer au bout de 5 minutes? Que faites-vous de si terrible, pour penser qu'il serait difficile de tenir la distance?

Lancer des défis au noble, c'était prendre le risque qu'il les relève. Surtout de ce genre. Et il était curieux maintenant, de voir de quoi elle était capable. Elle semblait bien sûre d'elle, il fallait donc la tester, c'était la meilleure façon de juger. Tirant à nouveau longuement sur son petit cigare, il ne quitta pas son regard bleu, attendant patiemment qu'elle lui donne un avant-goût de ce dont elle pourrait être capable.

- Si je dois vous donnez carte blanche, vous avez intérêt à vous vendre correctement. Je ne voudrais pas être déçu.

Parce que lui aussi, était exigent, demandant une originalité de tous les instants à ce genre de partenaire. C'était ainsi. La main sur son torse ne le fit que peu réagir, il laissait faire sans aucun problème, sans aucune honte. Elle commençait le jeu de la séduction, il la laisserait donc venir sur ce terrain, intéressé de voir qui perdrait la partie finalement. Lui qui était venu pour passer une soirée tranquille, voilà que cette petite conversation risquait de bousculer tout son programme. Ca ne le dérangeait pas, il aimait ça. Et puis, les gens qu'il connaissait et qui pourrait l'apercevoir dans cette situation, ne seraient pas étonnés. Après tout, n'était-il pas connu pour être un Don Juan? Que l'Enfer devait se réjouir de recevoir un jour chez eux.

L'aînée des de Merteuil le cherchait, lui faisant bien comprendre qu'il ne serait rien de plus qu'une nouvelle coche à son tableau de chasse. Parfait, car il en allait de même pour sa personne. Son sourire amusé ne quittait pas ses lèvres, il avait touché quelque chose avec ses questions.

- Sincèrement, non. Il me semble que vous êtes une femme totalement épanouie à ce niveau. Et je ne tiens pas à être le chevalier de toutes les dames d'Ambrosia. Que certaines se montrent connaisseuses de la chose et m'en fasse profiter, m'est tout aussi agréable.
Alors qu'elle s'éloignait légèrement de lui, il se baissa quelque peu, que son visage ne soit plus qu'à quelques centimètres du sien. Mais faites bien attention, à ce que je ne devienne pas le chasseur...

Puis il s'éloigna à son tour, pour observer à nouveau un instant au-dehors.

- Faust nous attend. Il recracha une dernière fois de la fumée, pour se mettre en route. Il n'allait pas lui tomber tout cuit dans la bouche non plus, n'est-ce pas?

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mar 21 Déc 2010 - 16:36

La rouquine regardait le comte perdre son regard dans le noir de la nuit. Quelque chose en lui était fascinant. Comme Marcus, il dégageait un charisme magnétique. Faust les attendait en effet. Mais allaient ils réellement se rendre dans la salle obscure de l'Opéra pour écouter Soucroix interpréter cette œuvre de Gounod ? Terrible choix. Écouter la petite voix qui lui commandait de ne point jouer avec le feu - Marcus suffisant - et celle qui la poussait à tenter le diable qui lui faisait face. La tentatrice remporta la partie.

La rouquine se déplaça vers la cheminée sur laquelle ornait un magnifique chandelier où trois bougies trônaient. Celles-ci permettaient d'avoir un éclairage intime qui plongeait le salon privé dans une ambiance propice à l'attente des nobles avant les représentations. Cette attention était plus qu'appréciée. Louison tournait ainsi le dos au comte qui se dirigeait vers la sortie. Etait il si pressé que ça de la quitter ? Elle le saurait bien vite.

Il est dommage de gaspiller ainsi ces magnifiques accessoires, ne trouvez vous pas ?

L'aînée des De Mertueil prit une des bougies blanches entre le pouce et l'index de sa main droite puis se retourna vers le comte, un sourire mystérieux au coin de ses lèvres. Perdant son regard dans la flamme, elle poursuivit.

Ces flammes appellent bien d'autres flammes. Des flammes bien plus profitables au genre humain. Des flammes qui transportent aisément vers des rivages bien plus excitants que Faust. Ne pensez vous pas monsieur le Comte ?

Louison provoquait sciemment son interlocuteur. Celui-ci allait il la suivre sur le chemin tortueux qu'elle prenait ou allait il répondre par sa présence à l'invitation de la personne qui était plus tôt à son bras ? Continuant sur sa lancée, mais cette fois en levant les yeux vers De Lascelle,

A moins que ce soit Faust qui vous excite et en ce cas rendons ce salon privé à son usage premier, à savoir attendre la représentation sagement.

De sa main gauche, Louison jouait avec la flamme. Captivée par la danse lumineuse, elle la guidait de sa paume. Descendant toujours plus près de la chaleur, elle faisait cependant attention à ne point se brûler. Il était bien tôt pour se laisser aller de telles sensations.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Jeu 23 Déc 2010 - 0:42

N'oublions pas qu'ils n'étaient pas là pour s'envoyer en l'air, mais bien venir voir et écouter un opéra. Il était donc normal que Zenon lance le mouvement pour se rendre dans la salle principale du bâtiment. Parce que oui, même s'il aimait jouer avec ces dames. Il était aussi un adepte des arts et appréciait donc de suivre un spectacle pour lequel il avait payé sa place. Surtout qu'il se devait d'être à jour au niveau culturel, comme à d'autre, pour avoir une conversation intéressante à table. Et surtout, pouvoir tenir la route dans les conversations qui avaient lieux dans les dîners mondains. Autant ne pas paraître imbécile devant les autres. Alors autant mêler devoir et plaisir, comme toujours. D'un pas tranquille, donc, le comte quittait la pièce, sans réellement s'inquiéter de savoir si l'aînée des de Merteuil le suivait ou non. Elle était libre de faire ce que bon lui semblait, bien entendu.

Par contre, il ne s'attendait sûrement pas à une répartie pareil. Ses pas s'arrêtèrent près du seuil du salon privé. Haussant un sourcil légèrement, il tourna sur ses talons, pour voir de quoi pouvait parler Louison. Après tout, de quels accessoires pouvait-elle bien parler? Il n'y avait rien ici qui pouvait être utilisé à des fins amusantes. Sans compter qu'il ne s'était pas imaginé, à l'instant, à finir sur les coussins du canapé, pour une petite partie de plaisir. Mais quand il vit la bougie que tenait la rouquine dans sa main, il secoua légèrement la tête, un sourire amusé sur les lèvres, se disant qu'il aurait du y penser.

- A quoi pourraient-ils vous être utiles? Ne lui avait-il pas dit qu'il faudrait qu'elle se vende, pour qu'il se laisse définitivement tenté? C'était un bon moyen de savoir si elle en était capable, ou pas. Même si son esprit était encore pour l'instant, dédié à la musique qu'il souhaitait écouter. S'amuser à chercher la petite bête n'était pas un problème, passer à l'acte n'était pas dans ses priorités du moment. Après peut-être, pourquoi pas, ça permettrait de finir la soirée en beauté. Sans compter qu'il n'était pas venu seul en plus de cela.

- Il est vrai qu'à le voir ainsi... mais est-ce le moment de s'égarer? De Lascelle appréciait qu'on le tente, qu'on joue avec lui. Voir la dame tenter de faire monter le désir, était quelque chose d'appréciable. Serait-elle aussi bonne que Mélusine quelques jours plus tôt? Bon bien sûr, la patronne des Vices avait été plutôt directe, mais pas de toute que son interlocutrice l'était aussi. Il suffisait simplement de lui montrer que la porte était ouverte, qu'il fallait juste la pousser pour pouvoir entrer. Le comprendrait-elle? La curiosité était un mauvais défaut, chez le comte comme chez beaucoup. Qu'elle l'exploite correctement et peut-être qu'ils joueraient avec ces bougies, au lieu d'aller écouter l'opéra qui n'allait plus tarder à commencer.

Une main dans le dos, alors qu'il continuait de fumer inlassablement, il laissait son regard suivre un instant les courbes de cette tentatrice, avant de revenir à son regard, tandis qu'il comprenait parfaitement qu'elle jetait la balle dans son camps. C'était donc à lui de faire un choix? La regardant jouer avec la flamme, il pesait gentiment le pour et le contre.

- Faust ne m'excite pas autant qu'une belle femme, mais il y a parfois quelques obligations auxquelles je ne peux me soustraire.
Il était un invité, il ne pouvait se permettre un tel affront à la femme qui l'avait invité. Une prochaine fois peut-être. On ne pouvait rien faire contre le code et l'étiquette. C'était leur monde, elle comprendrait. La baronne ne serait assurément pas heureuse de voir son petit protégé disparaître ainsi, surtout s'il ratait la première partie de l'opéra.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Jeu 23 Déc 2010 - 1:54

Tout en écoutant le Comte, la rouquine reposa la bougie. Il avait amplement raison. Parfois, il fallait faire taire ses pulsions les plus sombres, les plus viles pour répondre aux besoins de la vie en société. Et la culture en faisait partie. A leur rang, il ne pouvait se permettre d'être des ignares, de ne point s'intéresser aux dernières nouveautés mondaines. Relevant ses jupes de sa main droite, elle se dirigea donc elle aussi vers la sortie. Le silence s'était installé seulement rompu par le bruit des tissus de la jupe sur le sol et des talons de la rouquine. Un sourire aux lèvres, elle planta son regard dans celui du comte. Ils n'étaient séparés que par quelques centimètres.

Il y a en effet des obligations qui ne peuvent souffrir de nos pulsions les plus intimes. Aussi, vais je pour cette fois me rallier à votre bon sens.

La rouquine n'avait plus autant d'entrain que plutôt à aller écouter Soucroix dans son interprétation de Faust. Peut être d'ailleurs cet intermède avec le comte lui avait il coupé tout intérêt culturel dans sa sortie ? Passant la porte, Louison s'était décidée à ne pas assister à la représentation préférant largement regagner ses appartements. Elle aura tout le loisir de revenir demain ou un autre soir pour palier son inculture. La discussion voilée qu'elle avait eu avec le comte avait suffit à lui ôter tout envie de se sortir Marcus de l'esprit. Sa frustration de lui ressortait et l'aurait poussé dans les bras du comte sans aucun remords, sans aucune retenue. Finalement, peut être était ce mieux ainsi qu'il préfère répondre à ses obligations ? Il était dans son dos mais où exactement ? Devait elle se retourner ou continuer à lui offrir son dos alors qu'elle se dirigeait vers la sortie ? Que de questions venaient perturber l'esprit de la rouquine. C'était le chaos dans sa tête depuis que son ancien dresseur avait refait surface et voulait reprendre sa place.

S'approchant de l'entrée, elle interpela un serveur afin que celui-ci lui amène ses affaires. Même si elle donnait l'impression de vouloir fuir le diable, elle ne devait pas partir précipitamment. Aussi fit elle volte face pour héler le comte avant qu'il ne disparaisse complètement.

Et si ce n'était que partie remise monsieur le comte ?

Mais quelle folie venait de traverser le cerveau de la rouquine ? Était elle vraiment consciente de la question qu'elle formulait ? Surement vu son sourire semi provocateur et ses yeux bleus étincelants. La réapparition de Marcus lui faisait décidément faire et dire n'importe quoi.


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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Sam 25 Déc 2010 - 21:18

A croire qu'il avait eu des paroles sensées, puisque la demoiselle reposait sa bougie, pour finalement être d'accord avec lui. Bien qu'il aurait presque espérer qu'elle le cherche un peu plus, pour le faire craquer. Mais puisque finalement, ils trouvaient un terrain d'entente, autant continuer sur ce chemin. La promiscuité entre eux avait de quoi donner quelques idées fort peu catholiques au comte, mais celui-ci resta gentleman et n'en profita aucunement. Après tout, c'était lui qui avait décidé d'arrêter là les tentations. Il se devait donc de suivre ses décisions. Il n'était pas changeant comme l'était les femmes parfois. Un fin sourire, lui aussi, posé sur les lèvres, aux paroles de l'aînée des de Merteuil.

- J'espère ne pas vous avoir froissé pour autant, Mademoiselle.
Mais vous me voyez heureux de voir que vous m'avez compris. Il aurait été dommage qu'ils se fâchent tout deux pour si peu quand même. De plus, ils venaient du même monde, ce genre d'obligation était donc courante. Elle aussi devait assurément parfois aussi les subir, suppléant toutes envies qui pourraient venir se glisser insidieusement pendant la soirée.

Mais alors que Zenon prenait le chemin des escaliers pour se rendre dans les loges, il comprit bien vite que finalement, son interlocutrice ne souhaitait plus venir voir le spectacle. Puisqu'elle héla un valet, pour qu'il lui amène ses affaires. Finalement, peut-être qu'il l'avait vexé sans le vouloir. Une fâcheuse situation n'est-ce pas? Pourtant, elle l'appela à son tour et il se dirigea vers elle, d'un pas confiant. Finalement, elle était prête à remettre ce petit entrevu à plus tard? Quelle bonne idée.

- Une proposition des plus tentantes, Mademoiselle. Lui prenant délicatement la main. Donnez-moi une heure et je serais là. Que ce soit après l'opéra ou un autre jour de la semaine, il fallait juste lui laisser le temps de voir ce spectacle. Il porta la main à ses lèvres, pour un baisemain encore et toujours dans les règles de l'art, avant de la lui rendre, alors qu'il attendait une réponse de sa part.

Une sonnerie se fit entendre, il ne restait plus que dix minutes avant que l'orchestre ne se lance dans la partition, il était temps qu'il se rende auprès de celle qui l'avait invité.

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mar 28 Déc 2010 - 13:21

Vous ne m'avez nullement froissé monsieur le Comte.

La rouquine n'avait plus l'esprit à écouter Faust. Elle reviendrait un autre soir pour écouter la prestation d'Eric de Soucroix. Là, elle avait besoin de se retrouver seule avec elle même. Trop de choses dans sa tête depuis le retour de Marcus dans sa vie. Devait elle ou non reprendre sa place d'assistante ? Devait elle le lendemain se rendre au cinéma ? Que de questions à une heure si tardive.

Louison vit le comte venir à elle alors que le valet lui amenait ses affaires. A priori, il était disposé à accepter une invitation ultérieure. Cela fit sourire la noble. Tout en disposant sa cape sur ses épaules, elle perdit son regard dans les yeux de De Lascelle.

Je me propose de vous donner l'heure mais également le lieu. Qu'en dites vous ? dit elle d'un air taquin le sourire aux lèvres. Et puis s'en vraiment attendre une réponse, et réfléchissant rapidement à son emploi du temps, elle enchaîna. Je vous donne rendez vous à la nuit tombée, dans deux soirs, à la maison familiale des De Mertueil.

La rouquine vit du coin de l'oeil son cocher arriver. Aussi, ne laissa t elle pas au comte le soin de répondre. Elle fit demi tour et se hâta de sortir de l'Opéra. Elle verrait bien si son interlocuteur serait au rendez vous ou pas. Après tout, il fallait laisser au destin le plaisir de la surprendre. Et puis, si elle faisait préparer un repas pour rien ce n'était pas dramatique. La nourriture partirait pour les pauvres d'Ambrosia.

Pénétrant dans sa calèche, Louison ferma les yeux. Seule avec elle même, elle laissa ses pensées vagabonder. Vers Marcus. Vers Cassandre. Vers le Comte. Décidément, que sa vie était étrange depuis le retour de Marcus et le départ d'Antoine pour des contrées lointaines en quête d'inspiration. D'ailleurs, peut être devrait elle lui écrire ?

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MessageSujet: Re: A la découverte de Faust [PV : Zenon] Mar 28 Déc 2010 - 14:46

Il était heureux que la demoiselle de Merteuil n'en soit pas froissée. Elle n'était donc pas trop caractérielle à ce niveau, ce qui était un bon point pour l'estime que Zenon portait à ses interlocutrices. Avec un sourire de remerciement, il baissa légèrement la tête, tout en lui répondant d'une voix tranquille.

- Vous m'en voyez rassuré.

Car il aurait été bien dommage qu'ils se séparent fâchés tous les deux, après la conversation, plutôt intéressant soit-dit en passant, qu'ils avaient eu tout deux. Elle avait réussi à l'intriguer, il ne voulait donc, pas perdre cela, avant d'avoir pu goûter à ce qu'elle lui avait fait miroiter. Puisque toujours curieux de nature, le comte ne passait jamais à côté d'une occasion de rencontrer une nouvelle partenaire. Surtout qu'il n'était pas contre, non plus, à pouvoir avoir les deux sœurs sur sa liste. Les comparaisons pourraient être intéressantes, il n'en doutait pas un seul instant.

Ils étaient en tous les cas, tous les deux, sur la même longueur d'onde, puisqu'elle sembla plutôt contente que sa proposition trouve un écho favorable chez lui. Il faisait honneur à sa réputation à répondre ainsi. Un homme qui avait un goût particulier pour les plaisirs de la chaire. Mais lui, au moins, contrairement à beaucoup, ne s'en cachait jamais. Trouvant cela parfaitement normal. La demoiselle ne manqua pas de lui donner l'heure et l'endroit du rendez-vous. Semblant y prendre un malin plaisir. Le sourire reçu bien évidement, un du même genre en réponse.

- J'en dis que je suis tout ouïe. Il prit donc bien note du jour et de l'endroit. 2 jours, dans la maison de votre famille. Bien j'y serais. Serons-nous seuls? C'était bien entendu important de le savoir, après tout, le comportement n'était assurément pas le même s'ils étaient 2 ou plus. Il ne serait pas offusqué de n'être pas le seul à sa table. Le jeu en serait plus corsé et c'était parfait ainsi. Tenter et charmer l'autre, au milieu des convives avait toujours eu un goût exquis.

De Lascelle ne pourrait donc pas avoir de réponse à sa question, car à peine avait-il lâché la main de son interlocutrice, elle fila pour rejoindre sa calèche. Bien, elle aimait faire les mystérieuses, parfait. Il s'en accommoderait, comme toujours. Observant un instant le véhicule se mettre en branle, il écrasa ensuite son cigare dans un cendrier, pour monter les marches et rejoindre son hôtesse, qui sembla presque être soulagée de le voir enfin arriver.

Lui glissant à l'oreille de façon amusée qu'elle avait cru un instant qu'il l'avait perdu pour la soirée, au profit de cette belle rouquine. Le quarantenaire ne manqua pas de répondre sur un ton amusé qu'il ne pouvait pas se permettre une telle chose quand c'était Madame la Baronne qui faisait le carton. Mais qu'il était bien évident que ça aurait pu être différent si l'hôte avait été différent. Oui un vil flatteur, mais c'était ainsi qu'il fallait s'y prendre dans ce milieu. Pas autrement.

Les musiciens accordèrent alors leurs instruments, avant que le chef ne fasse son entrée sous les applaudissements du public. Baguette levée, silence, avant que la musique de l'opéra n'emplisse tout le bâtiment et que Zenon mit de côté toutes ses pensées, pour se focaliser entièrement sur le plaisir de la musique. La soirée commençait de façon fort agréable, plus qu'à espérer que la suite soit tout aussi agréable.

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